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Accueil/Fanfics/Que le meilleur gagne (part 1)
Informations :
Auteur : Rily
: 01/08/2006
Note : 9
Nombre de votes : 1


Histoire :
Je vous préviens de suite, cette fic est longue... Donc avis aux amateurs de longues lecture. Néanmoins l'action ne manque pas donc cela devrait vous satisfaire. J'attends vos coms, et j'espère que cette fois-ci je n'aurais pas de problème avec les coupures de textes... si c'est le cas, sachez qu'elle posté au forum, sous le même pseudo et le même titre aux alentours de février...(enfin c'est pas gagné...)

Bonne lecture !

QUE LE MEILLEUR GAGNE :


Elisabeth s'étendait au sol, inerte. Son agresseur restait à genoux, à ses côtés, tremblant encore par l'acte qu'il venait de commettre. Il la contempla longuement sans rien dire. Dehors se distinguait le cri de la foule impatiente. Il ne bougea pas de sa position malgré le danger qu'il encourait s'il ne sortait pas au grand jour pour le loisir de ces gens cruels. Il se remémora ses derniers instants avec horreur.
Une rage profonde s'était emparée de lui, une frénésie avait pris le contrôle de tous ses membres et l'avait poussé à agir contre son idéal, contre sa passion. A moins que ce ne soit la passion et l'obsession qui l'ait contraint à lui ôter la vie. Il l'avait tuée, il était seul responsable de sa mort. Il l'avait assassinée de ses propres mains, sans lui laisser aucune chance. La scène défila plusieurs fois devant ses yeux terrifiés. Il s'était juré de ne jamais rien tenter contre elle et voilà qu'aujourd'hui, il était devenu son meurtrier.
Il caressa le visage du Docteur Weir. Elle gardait les yeux ouverts et semblait le fixer, sans désir de vengeance pour ce qu'il avait osé lui faire, sans déception ni regret pour ce qu'il s'était passé. Il lui referma les paupières d'une main encore tremblante. Du sang s'écoulait de la blessure qu'il lui avait infligé et tâchait le T-Shirt blanc qu'elle avait rapidement enfilé avant de franchir la Porte, il n'y a pas si longtemps... L'homme serra les dents, sentant son cœur se déchirer en lambeaux. Il n'eut d'abord aucune réaction visible pour le crime qu'il avait commis, puis une larme traversa sa joue droite et il laissa s'échapper un sanglot. Il se pencha vers le Docteur Weir, prit délicatement cette dernière dans ses bras, et, la serrant contre lui, il se balança d'avant en arrière, la tête enfouie dans l'épaule d'Elisabeth, les yeux emplis de larmes...
Le Docteur Weir restait sans vie, ce qui accrût le désespoir de l'homme qui l'étreignit davantage, peut-être dans l'espoir qu'elle revienne vers lu ?. Mais rien. La gorge nouée, il prit conscience qu'il l'avait perdu à jamais. Il respirait fort, tentant de maîtriser toute la tristesse qui l'envahit soudainement et dans laquelle il se noya.
- Mon Dieu, mais qu'est-ce que j'ai fait ?... murmura-t-il d'une voix plaintive et souffrante. Qu'est-ce que j'ai fait...
Sa voix se faisait de plus en plus distante. Le chagrin qu'il éprouvait disparaissait peu à peu, remplacé par une colère noire, une haine profonde. Son double maléfique fit à nouveau surface et il le sentit prendre le contrôle de sa voix, une voix grave et cruelle qui déclara avec perversité :
- Tu n'as fait que survivre. Et tu continueras, encore et encore. La première fois est toujours la plus difficile, je te l'accorde... Mais ce ne sera sans doute pas la dernière...
- Non ! hurla l'autre désemparé par les propos qu'il s'entendait énoncer sans remord.
Il reposa Elisabeth sur le sol et frappa dans le sable de toutes ses forces, plusieurs fois de suite. De profondes entailles apparurent sur ses doigts et ses mains. Elles se régénérèrent. Il regarda horrifié les plaies qui s'effacèrent pour laisser apparaître une peau saine et désinfectée.
- Regarde, continua l'autre sadique, tu es invincible à présent. Fais-leur payer ton désespoir. Fais-les souffrir autant que tu souffre ! Massacre-les pour assoiffer ta vengeance !
Il se releva, sous l'ordre de son démon intérieur. Oui, il allait les faire souffrir... Oui, il sentait le pouvoir qu'on lui avait insufflé, le pouvoir de détruire. Le pouvoir de tuer, sans peur. Le peu d'humanité qu'il lui restait avait disparu dans la mort du Docteur Weir. Il n'avait plus besoin d'être un homme. Il n'était plus un homme. Il était un dieu, puissant, immortel, et il éliminerait tous les êtres qui se mettront en travers de son chemin. Hommes, femmes, enfants, ils mourraient tous pour leur crime. Ils les anéantiraient un à un. Un sourire se dessina sur son visage agressif. Ce n'était pas le beau sourire charmeur que les femmes appréciaient tant chez lui, mais celui du diable qui percevait l'avenir sombre ou il règnerait en maître.
Il avança dans l'arène, décidé à tuer tout en y prenant un malin plaisir. Le soleil blanc étincelait, le sable brûlant et la poussière levée par le vent rendaient l'atmosphère aride et irrespirable. Le foule se tût en découvrant l'être sombre qui s'approchait, lentement mais sûrement, comme un prédateur sans pitié qui sentait son gibier désemparé. Une peur les envahit lorsqu'ils découvrirent son visage animé d'une vive cruauté et d'un désir de vengeance obscène. La panique s'empara de tous lorsqu'il escalada le mur, tel un araignée et parvint aux gradins élevés. John entama le génocide, massacrant chaque être qui se trouvait à sa portée, n'épargnant personne, tel le monstre incontrôlable qu'il était devenu.
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(Quelques temps auparavant...)

Teyla Emmagan empaqueta ses affaires avec le sourire. Une belle journée s'annonçait. Les rayons d'or du Soleil éclairait la chambre de l'Athosienne et un mince courant d'air soulevait les cheveux de la jeune femme. Elle se regarda un instant dans le miroir accroché à l'une des cloisons et haussa un sourcil à la vue du terne uniforme qu'elle portait. Elle hésita puis se décida et changea de tenue. Aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres et puis... n'avait-elle pas le droit d'enfreindre le règlement ne serait-ce qu'une fois dans l'année ?
Elle enfila un ensemble de soie souple, un pantalon large et un petit haut, dont les reflets émeraudes laissaient apparaître ses formes et mettait en valeur sa peau de bronze. Satisfaite du résultat, elle sortit rapidement et se dirigea vers la salle d'embarquement.
Elle croisa le Docteur Beckett durant le court trajet et le salua d'un signe de tête. Carson ne la quitta pas du regard et de ce fait, étourdi par la vue de la sublime guerrière, il finit sa route dans un mur.
L'Athosienne arriva et rejoignit son équipe qui se préparait à franchir la Porte. Le Lieutenant Colonel Sheppard et McKay débattaient tous les deux sur le prix que l'on pouvait fixer sur un jumper en excellent état de marche lorsque Teyla arriva à leur hauteur. John leva les yeux vers la jeune femme, l'analysa dans un silence surpris et admiratif, puis remarqua le sourire aux lèvres :
- Vous... Vous êtes ravissante aujourd'hui.
- Vous allez à un bal ? railla l'astrophysicien sur un ton qui lui était devenu célèbre.
- Quoi ? s'interloqua Teyla. Non ! Voyez-vous, mon oncle vit sur Dionysos...
- M2P 971 ! la coupa McKay.
- Cela fait tellement longtemps que j'attends pour le revoir, que...
- Vous allez nous faire remarquer ! lui reprocha le scientifique.
- Colonel si vous considérez que je mets cette mission en danger, vous n'avez qu'un mot à dire ! répliqua-t-elle à l'attention de son supérieur.
John la fixait, l'air rêveur et ne répondit pas. Le Docteur Weir qui observait la scène depuis quelques minutes intervint en faveur de l'Athosienne :
- Je ne pense pas que ce soit un problème, assura-t-elle.
Elisabeth se tenait derrière les deux hommes, feuilletant le rapport détaillé que lui avait préalablement fournit Teyla et qui résumait l'ambiance de la planète marchande qu'ils allaient prochainement fouler.
- Vous partez Docteur ? s'étonna la jeune femme.
- Comme vous l'avez dit dans ces quelques pages, le commerce et les négociations sont les principales activités de cette planète. Donc je pense que ma présence ne sera pas inutile. Durant mon absence, c'est Hélène Gironde qui s'occupera des civils d'Atlantis.
Chacun se retourna vers le bureau d'Elisabeth où l'on apercevait la Française, assise sur son fauteuil, les pieds négligemment posé sur le bureau, les bras croisés derrière la tête et les yeux fermés, profitant des pleins pouvoirs que lui avait accordés le Docteur Weir.
- Même si je doute que ce soit une bonne idée... marmonna cette dernière.
Ils franchirent la Porte. Le vortex, les conduisit jusqu'au sol granuleux de M2P 971. Le ciel teintait sur le bleu-azur et un parfum de viandes rôties parvinrent aux narines des nouveaux arrivants. Quelques mètres plus loin, un homme en sueur recouvert d'un large tablier tâché vendaient des grillades et autres plats appétissants qui firent saliver McKay.
Une foule de gens se déplaçaient à travers les rues salent et étroites. Parfois, un vieillard sec ou de jeunes enfants chétifs demandaient de l'argent aux passants et recevaient la plupart du temps une gifle ou plusieurs coups bien plus violents et douloureux. La ville semblait avoir fait les frais d'une attaque récente et quelques bâtiments s'étaient effondrés, ou semblaient sur le point de s'écrouler dans un nuage de poussière blanche. Les habitants ne semblaient pourtant pas atteints par la menace des Wraith qui les avaient frappés et qui reviendraient très prochainement pour se nourrir davantage.
- La plupart de ces gens ne sont pas originaires de Dionysos et lorsque les Wraith arrivent, ils repartent sur leur monde, expliqua Teyla.
- Oui mais nous avons déjà observé les Wraith qui ouvraient la Porte des Etoiles afin d'empêcher les gens de fuir ! remarqua Sheppard.
- Dans le centre ville, il existe une installation souterraine où tout un groupe de personnes spécialisés dans la recherche de vaisseaux ennemis qui apparaîtraient dans le système. Il possèdent un appareil semblable à celui d'Atlantis...
- Des capteurs intersidéraux ! la reprit McKay.
- Et ils donnent l'alerte quand cela est nécessaire, précisa Teyla.
Chacun hocha la tête, impressionné que la population de toute une planète résiste aux Wraith aussi simplement. Ils continuèrent leur route.
Partout on apercevait des stands de toutes sortes : de la vente de bijoux aux pièces mécaniques, du vin et autres alcools aux moyens de locomotions... Ils frôlèrent un étal où étaient entreposées plusieurs armes, entretenues avec soins et qui luisaient sous l'éclat du soleil, attirant ainsi l'œil des passants. Sheppard y observa aussi des équipements modernes, d'origine Genii, Wraith, Aphrodien et autres. L'homme qui s'occupait de tout cet arsenal se tenait dans l'ombre, son visage dissimulé par ce qui ressemblait à un sombrero et restant immobile, il analysa avec attention les cinq voyageurs en provenance d'Atlantis.
Chacun discerna un petit bruit métallique, net et distinct en provenance de l'inconnu, mais avant que quiconque ne réagisse à la menace, un lien d'acier s'enroula fermement autour de la gorge délicate de Teyla et l'attira violemment contre la table sur laquelle était entreposée toute la marchandise. John dégaina immédiatement son Beretta et le pointa en direction du sombre personnage. Ronon en fit de même.
- Relâchez-la tout de suite ! ordonna le Colonel.
L'inconnu ne réagit pas et restait de marbre face aux menaces de mort que lui lançait John. McKay grimaça à l'idée des sensations provoquées par l'étranglement et porta ses doigts à son cou, de peur que leur agresseur ne décide de changer de gibier.
Telya tentait tant bien que mal de retirer le cordon métallique mais l'autre resserrait toujours plus... Ses doigt glissaient et elle ne parvenaient pas à défaire le nœud coulant. Elle sentit le sang monter à ses narines et bouillonner dans sa tête. Si personne ne faisait rien, l'Athosienne mourrait étranglée...
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- Alors ma jeune enfant ? Que t'ai-je donc appris durant toutes ces années ?
L'homme cessa de tirer sur le cordon métallique et s'approcha doucement de l'Athosienne pour lui défaire le lien. Une marque rouge était visible sur la gorge délicate de Teyla qui grimaça.
Puis, réalisant que John et Ronon étaient armés et prêts à ouvrir le feu, elle s'interposa entre l'inconnu et ses amis pour expliquer la situation avant que tout ne dégénère :
- Non ! Ne tirez pas ! C'est mon oncle Litus !
- Votre oncle !? s'étrangla John qui n'en croyait pas ses oreilles.
McKay déglutit lui aussi à la nouvelle, de même que le reste du groupe. Reprenant ses esprits, l'astrophysicien déclara un peu agité, mais protégeant toujours sa gorge :
- Non mais vous êtes complètement fêlé ! A dix secondes près elle y passait ! Vous alliez la tuer !
- Ce n'est pas à vous de me dire ce qui est bon ou non pour ma nièce !s'emporta l'inconnu. Ce n'est pas vous qui lui avez enseigné l'art de se battre et de survivre dans les pires situations que peut affronter un homme ! Ce n'est pas vous qui l'avez entraîné des jours durant, à chasser et à combattre les Wraith ! Et si cela vous dérange tant que je continue à la mettre à l'épreuve alors vous n'avez qu'a repartir vers votre belle Cité parfaite !
Sheppard comprit à cet instant la cause de ses nombreux échecs lors des longs combats qui l'opposaient à Teyla. Rodney quand à lui se sentait exploser et allait répondre sur un ton nettement moins correct lorsqu'il fut soudainement interrompu par le Docteur Weir :
- Excusez-nous, monsieur, pour notre réaction, mais nous avons été surpris...
- Ca pour sûr ! enchaîna McKay sarcastique. En général, chez nous, lorsque nous revoyons nos proches, nous évitons de nous sauter à la gorge pour constater, " au bord de la mort ", que nous avons quelque peu oublié les entretiens passés !
L'homme lui jeta un regard de tueur. Rodney sentit son sang se geler progressivement dans ses artères et son cœur s'emballer tant la menace qu'il lut à travers les yeux de " tonton Litus " lui paraissait meurtrière. Le scientifique baissa les yeux, et, au grand étonnement de tous, il garda le silence.
Teyla fit brièvement les présentations. Elle rapporta à son oncle les exploits qu'avaient accomplit les membres d'Atlantis et raconta en détail leur combat contre les Wraith qui était loin de s'achever, mais, qui durant ces dix milles dernières années, n'avait jamais autant progresser que depuis leur arrivée dans Pégase.
Elisabeth analysa avec attention l'armurier. Litus atteignait probablement la soixantaine mais il restait impressionnant de par sa taille et de sa carrure de guerrier endurci. Large d'épaule, et musclé, il portait malgré tout, des vêtements amples et foncés afin de dissimuler son ventre bedonnant, témoin du manque d'exercice qu'il pratiquait pourtant avec plaisir. Ses larges doigts démontraient une force herculéenne et le Colonel, qui n'était pourtant pas fluet, se crispa et se retint avec peine de gémir lorsque le géant lui serra la main.
Litus gardait une expression sévère, quoique adoucie par une vive étincelle qui pétillait dans ses yeux noirs. Quelque chose avait changé chez cet homme, et ce renouveau semblait affecter ses manières et son jugement. Teyla fronça les sourcils en découvrant ce regard transformé :
- Que t'est-il donc arrivé durant tout ce temps mon oncle ?
- Rien mon enfant, commença -t-il en haussant les épaules, j'ai simplement découvert la joie de vire, ajouta-t-il dans un sourire.
Rodney laissa s'échapper un rictus. La joie de vivre !? Est-ce que cet homme-là savait-il seulement ce que cela signifiait : vivre !? Peut-être devrait-il déjà cesser d'égorger le monde pour trouver sa sérénité !
- Que veux-tu dire ? demanda la jeune femme.
- J'ai vécu une expérience formidable ! avoua-t-il, puis désignant du doigt une direction, il ajouta :
- Là-bas, au coin de cette rue, deux jeunes gens tiennent un commerce, au deuxième étage !
- Que vendent-ils ? s'empressa l'Athosienne, curieuse de nature.
- Tu verras par toi-même ! souffla Litus d'une voix tendre.
Sur ce, l'homme fit le salut Athosien à sa nièce et disparut derrière son étal d'armes, laissant les cinq voyageurs seuls dans la foule indifférente. Ils restèrent un moment silencieux, puis Teyla, se retourna vers John et l'implora longuement du regard, sans le quitter des yeux ne serait-ce qu'une seconde. Le militaire céda face à l'expression suppliante de la jeune femme dont le visage était embelli par la curiosité et l'intrigue de cette découverte.
- Très bien Teyla ! Nous allons y jeter un coup d'œil, à condition que cela ne soit pas trop long, prévint-il à l'attention d'Elisabeth.
Le Docteur Weir hocha la tête et rappela à tous qu'ils devraient recontacter la base d'ici six heures. John jugea qu'ils avaient largement le temps ce qui n'était pas l'avis de l'astrophysicien dont le ventre commençait déjà à signaler que l'heure du repas approchait.
Il se dirigèrent vers le mystérieux endroit qui avait transformé un homme dépourvu de sens moral tel que Litus, ce lieu même où résidait le secret qui intriguait profondément chacun...
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La porte de bois grinça et signala leur entrée probablement mieux que n'importe quel système d'alarme. Ils pénétrèrent, chacun retenant son souffle pour ne pas casser le silence pesant qui régnait dans l'endroit. Ils gravirent précautionneusement l'escalier délabré de la bâtisse qui menaçait de s'effondrer.
Teyla ouvrait la marche. John, à ses côtés, analysait l'endroit sinistre. McKay se sentait nauséeux à l'idée d'être enseveli par plusieurs tonnes de débris et de mourir par la suite, étouffé. Elisabeth restait étrangement silencieuse. John supposa qu'elle était impressionnée par le fait de partir en mission, bien que ce ne fut pas la première fois. Ou bien cela était-ce dû à l'inquiétude que l'on pouvait éprouver dans un pareil endroit, et où la peur de prononcer un mot puisse être à l'origine d'un éboulement ?...
Ronon fermait la marche impassible.
Il arrivèrent dans une salle obscure, faiblement éclairée par d'étroites lucarnes, mais encombrée de matériels informatiques en désordre, de quelques appareils médicaux ainsi que de cinq sièges, disposés en cercle autour d'une unité centrale de deux mètres de haut et d'où s'échappaient d'épais câbles électriques noirs ainsi que de petits fils conducteurs rouges.
McKay frémit en observant les fauteuils, semblables à ceux que possèdent les dentistes, monstres cruels chez qui il avait passé de longues et pénibles séances pour un résultat quasi nul.
Comme l'avait préalablement expliqué Litus, deux personnes étaient présentes. Deux hommes athlétiques, agiles, le regard clair et séducteur. Là s'arrêtaient leurs ressemblances bien qu'il fussent jumeaux. L'un portait une barbe vieille de quelques jours ainsi que de noirs cheveux mi-longs en bataille tandis que l'autre était soigneusement rasé avec une coupe militaire qui dégageait ses traits charmeurs.
Le premier portait un T-Shirt froissé et un pantalon qui traînait au sol. Le second, une veste à manche courte et un bermuda. Ils approchaient probablement la trentaine et observaient aimablement les arrivants. Sheppard s'irrita en découvrant Elisabeth et Teyla sourirent à la vue des deux occupants. Il prit un air boudeur de même que McKay qui regardait d'un mauvais œil le matériel high-tech que possédaient les deux hommes.
- Vous désirez ? demanda celui à l'allure élégante.
Le timbre de sa voix résonna avec un accent prononcé qui se rapprochait de l'italien, ce qui rappela à Elisabeth son long séjour à Rome, sept ans auparavant.
- On nous a indiqué votre établissement sans trop nous donner de détails..., commença Teyla. Vous faîtes quoi ici ?
Les deux jumeaux se dévisagèrent l'instant d'une seconde, puis celui à qui Teyla s'était adressé, annonça d'une voix commerçante et amicale :
- Je suis Andro et voici mon frère Médys. Nous travaillons tous deux dans l'informatique, l'électronique ainsi que dans le décryptage. Parfois, il nous arrive aussi, lorsque nous sommes bien payés de...
Médys l'interrompit d'un raclement gorge, signalant discrètement de ne pas s'étaler sur les différentes activités malhonnêtes qu'ils pratiquaient en dehors de leur travail.
- Oui, continua l'autre, et récemment, nous avons conçu un programme semi-artificiel très spécial. Il s'agit en fait d'un simulateur dans lequel on peut transvaser l'esprit des joueurs et...
- Attendez ! le coupa Sheppard. Vous parler d'un jeu vidéo ?
- Exact ! approuva Médys. Mais un peu plus performant que sur un écran en deux dimensions.
- Comment-ça, plus performant ? critiqua McKay.
- En fait, tout repose sur le fait que, moins vous en savez et mieux vous en profitez ! Mais je dois avouer que malgré quelques petits défauts, mon frère et moi-même sommes assez contents du résultat.
- Evidemment, marmonna l'astrophysicien.
Le scientifique observa l'installation électronique d'un œil sceptique. Avec le peu de composants qu'il parvenait à distinguer à travers la jungle de fils multicolores, il en conclut que le graphisme devait être semblable aux derniers jeux de consoles qui furent récemment mis au point sur Terre.
- Que doit-on payer pour participer ? s'empressa Teyla sous les yeux réprobateurs du groupe.
Andro s'approcha doucement de la jeune femme, et déclara le plus galamment du monde :
- Votre beauté madame, paie déjà votre place. Ainsi que la vôtre, ajouta-t-il à l'attention d'Elisabeth.
John bouillait intérieurement lorsqu'il vit Teyla s'esclaffer et Elisabeth esquisser un sourire amusé. Pourtant le Docteur Weir semblait embarrassée à l'idée de faire à moitié partie d'un ordinateur ce qui n'était pas le problème des autres.
En effet, John, encore enfant dans l'âme, s'animait de joie, lui qui avait oublié sa console sur Terre ! Rodney, quant à lui s'impatientait à l'idée de trouver de nombreux bogues et autres imperfections, histoire de rabaisser ces deux frimeurs. Et pour Dex, il s'agissait seulement d'un passe-temps qu'il ne lui ferait aucun mal.
- Il faut bien quelqu'un pour rester sur Terre ! se justifia Elisabeth qui ne partageait pas l'enthousiasme de l'équipe.
- Il est préférable d'être cinq, précisa Médys.
Teyla fit la moue et incita le Colonel à convaincre Weir. Le militaire s'approcha et, analysant rapidement la situation, il choisit la tactique adéquate :
- Je comprends que vous décidiez de ne pas participer.
- Vraiment ? s'enquit Elisabeth.
- Oui, continua-t-il en réprimant un sourire, il est normal que ce truc vous effraie vous...
- Quoi ! s'exclama le Docteur scandalisée par l'opinion qu'il se faisait d'elle.
-...n'avez pas la mentalité pour ce genre de choses, conclut-il.
Un silence perdura l'instant d'une seconde, où ils se défièrent tous deux le regard vif et les yeux pétillants d'audace. Elle se retourna vers les deux programmeurs et leur exposa la situation :
- Je suis du voyage !
Les préparatifs furent brefs. Chacun s'installa sur un fauteuil. On brancha quelques électrodes aux niveaux de leur cortex cérébral et l'on prit leur tension avant de brancher l' électrocardiogramme. On leur injecta un faible anesthésiant, pas assez puissant pour les endormir, mais suffisant pour les plonger dans un état second.
Au final, lorsqu'ils furent détendus, on leur posa un casque de simulation virtuelle.
Satisfaits, Andro et Médys s'installèrent face à leurs ordinateurs et regardèrent les données qui défilèrent sur l'écran, témoignant chaque acte de chaque personnage.
Il ne régnait qu'un silence pesant, de temps à autre interrompu par quelques bips sonores qui s'échappaient de l'unité centrale ou bien par le craquement sinistre des murs de la bâtisse délabrée dans laquelle ils avaient mis au point tout leur système.
Soudain, quelqu'un frappa à la porte. Andro n'eut pas le temps d'ouvrir car à peine s'était-il levé que l'entrée vola en éclats. Trois personnes apparurent, l'arme au point.
Trois dont un robuste, qui croisaient les bras, l'air renfrogné et dont le pas lourd résonnait à travers les murs dans un grincement sinistre. Une femme, blonde, coupée court, de taille moyenne, jeune, et dont le visage aux traits durs témoignait d'une grande cruauté et d'une profonde intolérance. Enfin leur chef, mince, une allure stylée, agile et dont les yeux brillaient d'une vivacité d'esprit peu commune.
Un sourire sadique se dessina sur son visage lorsqu'il reconnut le Lieutenant Colonel Sheppard et le reste de l'équipe mais plus particulièrement lorsque ses yeux errèrent sur la silhouette endormie d'Elisabeth Weir qui respirait régulièrement, se baladant au pays des rêves...
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Réveillez-les ! ordonna leur chef d'un ton glacial.
- Impossible ! s'écria Médys.
- Vous voulez-donc mourir ? menaça la jeune femme d'un ton enjoué tout en désignant son arme.
- Il a raison ! justifia Andro. Si nous tentons quoi que ce soit, ils y passent tous !
- Vous mentez ! reprit l'autre en observant tout l'équipe, le regard inondé de haine. Je sais parfaitement qu'il existe un système de secours pour sortir les joueurs de leur coma artificiel, comme par exemple si une attaque Wraith était signalée. Maintenant je vous conseille d'obéir ! rugit-il.
Andro se tourna vers son frère et ils haussèrent simultanément les épaules : ils ne pouvaient rien faire de plus pour protéger leurs clients. Médys se posta devant son écran et tapa un long code précis sur le clavier numérique. Toute une série de données s'affichèrent sur l'écran dans un tableau à fond noir. Une voix artificielle s'ensuivit :
- Programme de réanimation enclenché. Réveil des sujets dans trente minutes...
- C'est inacceptable ! vociféra l'inconnu.
- Il faut que vous compreniez, commença Andro exaspéré par le comportement excentrique de ce dernier, qu'il s'agit du temps de sécurité nécessaire pour qu'ils reprennent connaissance sans dommage ni séquelle au niveau du cerveau et que...
- Ca m'est égal !
- Si leur température atteint les quarante-trois degrés, ils sont foutus...
- Réveillez-les ! aboya la jeune femme tout en chargeant son arme électromagnétique. Dans dix minutes, s'ils sont toujours inconscients, je descends l'un de vous deux. Vous n'avez que l'embarras du choix, ajouta-t-elle d'un rire démoniaque sous le regard affectueux de son supérieur.
Les deux frères s'exécutèrent, à contre cœur. Ils transpiraient tous deux et s'acharnaient sur leur clavier respectif pour tenter de sauver les cinq Atlantes. Ils entrèrent de nombreux paramètres, de nouveaux codes, de nouvelles saisies, le tout en un temps record. La température de chacun était représentée en jaune et orange sur un écran à part et variait de 39,5° à 41°.
Au bout d'une dizaine de minutes, alors que la tyrannique s'apprêtait à abattre Andro qui lui tournait le dos, Teyla ouvrit les yeux, un peu sonnée et désorientée mais saine et sauve, comme l'espéraient les deux frères. Le troisième homme s'empara de l'Athosienne qui se débattit quelque peu mais sans succès, étant encore trop faible.
- Vous avez un sursis de cinq minutes ! s'écria le commandant de cette opération. Dépêchez-vous !
Au bout de ce laps de temps, ce fut Ronon qui revint vers la lumière. Néanmoins il retomba bien vite dans l'inconscience, assommé par l'un de leurs assaillants qui ne voulaient pas affronter la colère du guerrier.
Il restait donc McKay, Sheppard et Weir, tous atteints d'une forte fièvre. De la sueur perlait sur le front de l'astrophysicien. Elisabeth tremblait et de temps à autre sursautait sur son fauteuil. Mais l'état le plus inquiétant était de loin celui du Lieutenant Colonel dont la température venait d'atteindre les 42°.
McKay ouvrit les yeux pour voir le beau visage d'une femme aux mèches blondes et se crut un instant au paradis face au plus bel ange de ses rêves... Puis ce rêve si doux se dissipa pour dévoiler la dure réalité qu'il regretta avec amertume lorsque cet être de beauté lui lia fermement les poignets et le jeta violemment au sol, à côté de Teyla qui commençait à y voir un peu plus clair.
Sheppard montait à présent à 42,3°.
Une ombre était penchée sur elle. Elisabeth ne distinguait pas son visage, néanmoins une étrange sensation l'envahit. Un malaise constant s'empara d'elle à la vue de cette sombre silhouette tant familière. Sa vue se clarifia et un homme aux traits moqueurs lui apparut.
- Bien heureux de vous revoir, Docteur Elisabeth Weir ! ricana l'autre.
- Icarro'v ? balbutia Elisabeth sous le coup de la surprise.
Le Procureur releva violemment le Docteur qui ne comprenait rien à la situation, encore étourdie par ce réveil spontané. Tous comme ses compagnons, on lui attacha les mains et l'obligea à se lever pour se positionner contre le seul mur encore intact de la pièce. Tous étaient présents, tous sauf le Colonel, encore allongé, et dont le teint livide indiquait qu'il se sentait plus que mal.
Sur l'ordinateur, la température s'affichait en rouge vif : 42,6°.
Rodney résuma brièvement le danger qu'encourrait John s'il dépassait les quarante-trois degrés. Elisabeth observa avec peine le Colonel en sueur et dont le visage blême affichait une grimace de souffrance.
42,8°.
- Vous allez le tuer ! cria Elisabeth. Arrêtez-tout vous...
Elle n'eut pas le temps d'achever sa phrase car la jeune guerrière engagée par Icarro'v lui envoya un puissant coup de pied retourné dans le ventre ce qui coupa le souffle du Docteur qui s'agenouilla aussitôt. Weir suffoqua un long moment avant de pouvoir à nouveau respirer correctement. Elle regarda l'écran : 42,9°
- Je vous en supplie Médys, faîtes quelque chose...
- Silence !
Sur ce, Weir reçut une violente gifle de " l'homme de justice ". Elle gémit un moment et sentit sa joue chaude enfler et rougir. Teyla et Rodney restaient à ses côtés et la soutenait bien qu'ils n'étaient pas en mesure de réagir face à la menace qui guettait Sheppard. Le Docteur implora les jumeaux de ses yeux larmoyants. Plusieurs bips sonores retentirent, le pouls du Colonel augmentait de manière inquiétante, son cœur s'emballait, son rythme cardiaque s'accélérait et sur cet écran de malheur, tous aperçurent les 43° tant redoutés...
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Durant ce temps, à Atlantis...

Le Professeur Hélène Gironde se reposait tranquillement sur le bureau d'Elisabeth, dans une position incorrecte. Sa chaise en équilibre sur les deux pattes arrières, elle avait négligemment installé ses jambes sur le support où travaillait Weir des heures durant, sur des dossiers plus ou moins importants. Le rôle d'Hélène aujourd'hui n'était pas de ranger ou de classer différents documents comme l'aurait fait Elisabeth mais tout simplement de veiller sur la base qui restait toujours calme, la plupart du temps.
Soudain, une alarme retentit. Gironde, à demi-endormie, sursauta sur sa chaise en équilibre et ce faisant, tomba en arrière, sur le sol poussiéreux de la pièce. Elle ragea et poussa plusieurs injures dans sa langue natale avant de se relever et de regagner en courant la salle de contrôle. Elle se massa la nuque soulagée de ne pas être plus mal en point.
Elle parvint en salle de contrôle et demanda d'une voix sèche, un peu irritée que sa sieste n'ait pas duré plus longuement :
- Que se passe-t-il ?
- Un problème dans le hangar à jumper, madame ! balbutia Christopher un peu perturbé par la remplaçante d'Elisabeth.
- Qui travaille là-bas ? s'empressa Gironde.
- Les Docteurs Zelenka et Kavanagh, répondit aussitôt le jeune homme. L'un d'entre eux a déclenché l'alarme , mais nous avons perdu le contact depuis.
Le Professeur hocha la tête. Ce n'était peut-être qu'une erreur de la part des deux Docteurs, mais Gironde ne voulait prendre aucun risque et demanda l'assistance de deux militaires ainsi que d'une équipe médicale dont Carson Beckett faisait parti. Ils rejoignirent au plus vite le hangar, sous le regard stupéfait des membres de la base qu'ils croisèrent dans les longs couloirs de la Cité.
Lorsqu'ils parvinrent à l'endroit où reposaient silencieusement les vaisseaux de la base, tous se stoppèrent à la vue du problème. Le Docteur Zelenka pointait un automatique vers Kavanagh, et le plus effrayant fut de voir avec quelle aisance il maintenait l'arme, sans trembler, pourtant conscient du pouvoir destructeur qu'il tenait entre les mains : celui de laisser vivre ou de tuer d'un claquement de doigts.
Tous les deux étaient décoiffés et en sueur. Hélène aperçut les lunettes de Radek au sol, brisées. Quant-à Kavanagh, ses vêtements se déchiraient de part et d'autre. Du sang s'écoulait de quelques plaies ouvertes chez chacun. Gironde en conclut qu'ils s'étaient battus et que la situations avait dégénérée.
Le Professeur avança seule vers les deux hommes, laissant par précaution les autres à l'entrée de la pièce, afin que le Tchèque ne s'agite pas à la vue de leur supériorité numérique.
- Aidez-moi je vous en supplie ! Cet homme est devenu fou ! hurla Kavanagh en apercevant Hélène.
- Ca suffit ! le coupa Gironde. Je voudrais que quelqu'un m'explique exactement ce qui se passe ici ! ajouta-t-elle un ton au-dessus. Docteur Zelenka ?
- Je travaillais sur un vaisseau qui avait subit des dommages lorsque je l'ai vu rôder près de jumper 1, commença Radek d'une voix troublée. Il n'avait pas remarqué ma présence et j'ai continué à l'observer lorsque j'ai compris qu'il sabotait les commandes de pilotage...
- Il vous raconte n'importe quoi ! s'exclama l'autre scientifique. Le Lieutenant Colonel Sheppard m'avait signalé des défaillances au niveau du maniement des...
- Probablement que vous n'aviez pas réussi à saboter correctement l'appareil la première fois ? ricana Zelenka.
- Je vous interdis de m'accuser à tort ! s'emporta Kavanagh.
- Vous osez prétendre que vous êtes innocent ? rugit l'autre.
- Silence ! vociféra Hélène.
Les deux hommes se turent sous l'autorité de leur nouvelle supérieure qu'ils ne connaissaient que très peu. Des rumeurs circulaient sur son caractère exécrable et ses emportements non justifiés qui s'approchaient plus de la folie que de la raison ou de la justice. Certains la jugeaient intolérante et tyrannique, d'autre la soupçonnaient de conspirer contre ses supérieurs ou contre ses collègues. Cela ne restait que des rumeurs, mais cette réputation endurcie lui donnait l'avantage d'être crainte et respectée.
Seules les rares personnes telles que Carson, Rodney, Teyla, John et Elisabeth savaient que, mis à part ses railleries mordantes de jeune Française, son obstination à exprimer son opinion haut et fort ainsi que son don pour lire dans le cœur, le Professeur Hélène Gironde restait malgré tout une personne brillante, qualifiée et magnanime, dont le caractère parfois excessif n'étaient autres que les reflets de sa sensibilité.
- Docteur Zelenka, reprenez s'il vous plaît, enchaîna-t-elle d'un ton nettement plus calme.
- Lorsque je me suis approché pour le surprendre, il m'a sauté à la gorge. Nous nous sommes battus un moment, puis j'ai réussi à me dégager et à activer l'alarme, mais il est revenu à l'assaut. Il m'a agrippé par le coup et m'a jeté violemment dans le jumper. Je suis parvenu à m'emparer de l'arme qui est d'habitude stockée dans ce compartiment, expliqua-t-il en désignant le vaisseau et en montrant du doigt un espace de rangement dont toutes les affaires avaient été projetées à même le sol, probablement sous l'effet de la panique qu'avait ressentit le scientifique en détresse.
Mais le vent avait tourné et l'avantage avait basculé vers le petit homme qui menaçait à présent le géant par l'intermédiaire d'un Beretta.
Une faible lueur scintillait dans les yeux de Radek et Gironde s'effraya en analysant cet éclat de détermination et de folie. Alors, tout en maîtrisant sa voix et sa démarche, elle incita le Tchèque :
- Docteur... Rabaissez votre arme !
Zelenka ne répondit pas, fixant Kavanagh qui affichait une expression de terreur et qui tremblait. L'autre restait très calme et stoïque, serrant les mâchoires. De fines gouttes de sueur perlaient sur son front tâché de sang. La situation devint d'autant plus tendue lorsque le Docteur retira le cran de sûreté, prêt à abattre cet homme qui l'écœurait tant.
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