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Accueil/Fanfics/Hecate (part 1)
Informations :
Auteur : Rily
: 01/08/2006
Note : 9
Nombre de votes : 1


Histoire :
Un nouveau truc dans un nouveau genre. Pas trop mal à lire...

Bonne lecture !

Tout en exécutant une manœuvre délicate, John Sheppard engagea le jumper sans accros à l'intérieur vaisseau mère goa'uld. Il régnait un silence pesant à bord de l'appareil Ancien qui comportait pourtant sept personnes. Aucun ne voulait déconcentrer le Colonel. D'ailleurs, aucun ne désirait subir ses foudres, surtout pas depuis l'accident de M3T 101, anciennement nommée Pandoris par ses habitants décimés.
John s'agrippait sur les commandes du jumper et tentait de maîtriser l'engin, ce qui, dans ce cas précis, s'avérait difficile...
- Encore une idée à la Rodney McKay, siffla-t-il entre ses dents.
En effet, quelques heures plus tôt, l'astrophysicien avait détecté la signature d'un vaisseau errant à l'aide des capteurs intersidéraux de la Cité. Au grand étonnement de la base, l'appareil en question était d'origine goa'uld. Mais la curiosité qu'attrayait cette découverte n'était rien à côté de celle qu'ils éprouvaient à présent. En effet, le vaisseau mère ne dévoilait aucun signe de vie et semblait apparemment avoir fait les frais d'une attaque antérieure.
Convaincu que l'engin monstre recelait de nombreux secrets technologiques, le Docteur Rodney McKay (au grand étonnement de tous) avait proposé d'y assigner une équipe d'exploration. Seulement (comme d'habitude), il y avait eu un hic : ayant subit des dommages au niveau du hangar à chasseurs, le jumper ne put accéder à l'intérieur du vaisseau mère par l'entrée principale. McKay avait alors déniché un réseau de conduits internes juste assez spacieux pour permettre le passage de leur engin. Cependant, chaque paroi de ces conduits était recouverte de câbles conducteurs non isolés qui, à la moindre éraflure, se court-circuiteraient, libérant une formidable énergie à laquelle la coque du jumper ne résisterait pas.
Etant donné que seulement cinquante centimètres les séparait de la catastrophe et que Sheppard ne s'était pas encore véritablement remis de ses blessures datant de leur dernière mission, chacun préféra se taire, attendant dans un silence angoissant la fin de ce tunnel cauchemardesque.
Le Professeur Hélène Gironde était de loin la plus anxieuse. Elle n'avait jamais mis les pieds dans un vaisseau spatial et avait toujours détesté les manèges à sensation. Bien sûr, le jumper était équipé pour éviter ce genre de désagréments mais elle se maudit malgré tout d'avoir fièrement levé la main lorsqu'on avait demandé : " N'y a-t-il personne ici qui sache parler le goa'uld ? ".
Elle regarda d'un œil sceptique les deux militaires qui accompagnaient aujourd'hui l'équipe de Sheppard. Le premier était le Lieutenant Mark Higinns, jeune homme vraisemblablement maniaque du règlement et qui portait un uniforme impeccable qu'il repassait lui-même chaque matin. Le second, plus détendu, s'avérait être le Major Thomas Watterson, la trentaine, qui demeurait malgré tout de nature très joueur au point d'en devenir parfois inconscient du danger.
Teyla restait d'apparence sereine ce qui n'était pas l'attitude de Rodney dont les ongles avaient presque tous disparus, sectionnés par ses incisives. Ronon Dex astiquait silencieusement son arme, la dégraissait, la décapait par endroit, brossait l'intérieur du canon pour recommencer une fois encore à l'astiquer, à la dégraisser, etc. Gironde le regarda ainsi faire pendant dix minutes. Sans trop savoir pourquoi, cette vision la rassura. Rodney quant à lui attaquait la peau...
- Mesdames et Messieurs votre attention s'il vous plaît, ici votre commandant de bord. Nous sommes parvenu à destination. La température extérieure est de treize degrés, l'air y est respirable. Attendez l'amarrage complet de l'appareil avant de descendre...Passez un bon séjour ! plaisanta le Lieutenant Colonel dans un soupir de soulagement.
Tous soufflèrent bruyamment. Teyla sourit en découvrant John de bonne humeur. Depuis Pandoris, le Lieutenant Colonel demeurait très sombre. Mais peut-être que le fait de s'éloigner de la Cité et surtout de ses occupants lui remonte le moral. Quoiqu'il en soit il fut le premier à s'engager dans les sombres couloirs du vaisseau mère. Teyla l'interpella :
- Colonel ? Vous ne prévenez pas Atlantis de notre situation ?
John ne répondit pas tout de suite. Il fit une moue dédaigneuse puis se retournant vers l'Athosienne, il lui proposa :
- Vous pourriez vous en charger ? S'il vous plaît ?
Teyla haussa un sourcil tout en le dévisageant longuement. Il souriait et pourtant ses yeux pétillaient de haine et de rancœur, lui révélant un visage aux traits obscurs où régnait le doute.
- Vous lui en voulez toujours ? se risqua-t-elle.
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- Vous lui en voulez toujours ? se risqua-t-elle.
John garda le silence et partit explorer le vaisseau d'un pas nerveux, en compagnie de Ronon. Ils s'enfoncèrent profondément dans les sombres recoins de l'engin monstre, gardant malgré tout le contact radio. Watterson et Higinns en firent de même tandis que Gironde et Rodney rejoignirent immédiatement la salle des commandes. Teyla fit brièvement son rapport à Weir qui l'écouta avec attention et sans faire de commentaire, puis la jeune femme partit à l'encontre des deux scientifiques. Elle ne fut pas vraiment surprise de distinguer dans le silence pesant leurs voix nasillardes et agressives qui témoignaient encore une divergence de leurs opinions :
- Comme si vous étiez capable de comprendre les lois de la physique !
- Parce que vous vous croyez certainement meilleur en matière de traductions ?
- Sans aucun doute ! s'esclaffa McKay.
- Allez-y ! vociféra Hélène. Je vous laisse le loisir de vous en charger tout seul !
Sur ce, la Française s'adossa au mur, les bras croisés et observa l'astrophysicien qui tentait de donner un sens aux hiéroglyphes affichés sur l'écran. Teyla s'approcha du Professeur et chuchota :
- Vous ne devriez pas vous énerver de la sorte...
- Et comment voulez-vous que je fasse avec un obstiné pareil ?
L'Athosienne soupira puis demanda d'une voix calme :
- Vous avez appris quelque chose ?
- Oui, ce vaisseau appartenait à la goa'uld Hécate ! répondit sèchement Hélène dont les yeux scintillant de colère ne quittaient pas McKay.
- Et... c'est bon ou mauvais ? hésita l'Athosienne.
- Vous ne connaissez pas les goa'uld, hein ? se moqua Hélène.
- C'est vrai, avoua Teyla, mais c'est peut-être aussi parce qu'ils ne sont pas de ma galaxie.
- Les goa'uld sont des parasites qui ressemblent en fait à des espèces de serpents ou de larves. Ils ne peuvent survivre qu'à l'intérieur d'un hôte humain. Ils ont la fâcheuse tendance à se prendre pour des dieux et à réduire des populations en esclavage, expliqua posément l'archéologue.
- Des cousins à vous peut-être ? ironisa McKay.
Hélène lui jeta un regard de tueur, si froid que Rodney en frissonna. Ils se dévisagèrent dans un silence ténébreux, lourd de menaces. Pourtant, Teyla aperçut autre chose que de la haine dans le regard de chacun. Elle n'eut pas le loisir de poursuivre son analyse car Gironde s'éloigna à grandes enjambées dans un couloir restreint...
- Où allez-vous ? questionna McKay vraisemblablement inquiet par son départ.
- Voir si je trouve d'autres informations sur mes cousins ! railla la jeune femme.
Rodney la regarda partir, chagriné. Constatant que Teyla le fixait d'un air réprobateur il haussa les épaules et reprit ses recherches. Il tenta nerveusement de comprendre tous les dessins ridicules qui composaient la langue goa'uld, sans succès. Il soupira exaspéré de ne pas être un génie dans toutes les matières. Prenant conscience qu'il ne pouvait se passer de l'aide que lui apportait la linguiste, il prit sa radio et d'un ton excédé, il lui déclara :
- OK Hélène, vous avez gagné ! Maintenant cessez de faire votre numéro de dure à cuir et revenez m'aider !
Silence total.
- Hélène ? répéta-t-il agacé. Oh et puis vous savez quoi ? Restez où vous êtes ! Je trouverais le moyen d'y parvenir tout seul !
Sur ce, il éteignit rageusement sa radio et se remit au travail. Au bout d'une dizaine de minutes, le Colonel Sheppard pénétra brusquement dans la pièce, haletant par la longue distance qu'il venait de détaler... Des fines gouttes de sueur perlaient sur son front. Il récupéra un instant son souffle et déclara, visiblement inquiet parce qu'il venait de découvrir :
- On a un problème !
- Et même un très sérieux problème ! reprit l'astrophysicien sans quitter l'écran principal des yeux...
- Que se passe-t-il ? demanda Teyla qui n'aimait guère ce ton.
Avant que l'un des hommes ait eu le temps de répondre, des coups de feu retentirent à travers le vaisseau, puis des hurlements. Les moteurs de l'appareil s'enclenchèrent simultanément et il y eut une soudaine accélération qui fit basculer tout le monde à terre. De petits tintements métalliques se distinguèrent dans les longs corridors obscurs. Puis ce léger bruit devint infernal, se rapprochant à chaque seconde de leur position. Rodney ferma par réflexe tous les accès à la salle de commande, mais rien n'empêcha l'arrivée de leur ennemi...
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- Que se passe-t-il ? répéta l'Athosienne perturbée par les coups qui retentissaient à présent sur les portes closes. Elle s'en écarta et se rapprocha vers le centre de la pièce, aux côtés du Colonel.
John et Rodney, qui connaissaient la gravité de la situation, échangèrent un regard entendu sur les directives à suivre. Sheppard arma son P-90 d'un geste entraîné, puis il plaça des charges explosives sur les parois de la porte blindée qui donnait accès au couloir principal. Il se recula et sortit précautionneusement le détonateur de sa poche, prêt à s'en servir au moment venu.
McKay, suite aux incessants regards interrogateurs de Teyla, entama une brève explication :
- J'ai actionné les systèmes primaires de ce vaisseau pour pouvoir interagir avec mon ordinateur. J'ai pu ainsi accéder à leur journal de bord et à le traduire en américain à l'aide d'un logiciel. Il y a quelques mois, Hécate, qui était une " déesse " sans grande réputation a volé ce vaisseau à Anubis, un goa'uld un peu trop sombre qui a malgré tout reçut l'illumination ... Cela explique notamment la présence Ancienne dans ce vaisseau, surtout au niveau de l'arsenal et des boucliers, enfin bref passons... Peu après son exploit, elle a pourtant été confrontée à un autre problème. En effet, elle et son armée se sont fait attaqués par un autre engin et ont finalement perdu la bataille...
- Je ne comprends pas tout... Qui était leur ennemi ? s'enquit l'Athosienne.
- Les réplicateurs ! répondit froidement Sheppard tout en sortant ses lunettes de tirs et en observant attentivement la porte qui dégageait une vive chaleur.
- Les quoi ?
L'astrophysicien s'apprêtait à lui fournir un exposé complet lorsqu'il fut soudainement devancé par le militaire :
- Des espèces d'insectes mécaniques au sal caractère qui ont la fâcheuse manie de se multiplier afin de contrôler toute technologie dans la galaxie !
- Comm... Comment vous le savez ? s'étonna Rodney qui n'appréciait pas vraiment qu'on lui vole la vedette.
Pour toute réponse, John lui lança un sourire espiègle puis visa avec soins la porte qui commençait à roussir sous l'action des créatures. De la fumée grise s'échappait à présent des différentes entrées qui rougeoyaient sous l'effet de la chaleur. Un parfum de métal carbonisé éleva dans la vaste salle.
- Depuis quand vous lisez les rapports du SGC ? s'esclaffa Rodney.
- Depuis que j'ai fini mon livre ..., répondit malicieusement l'autre.
- Vous rigolez ? pouffa l'autre.
- Ca fait des bons bouquins de chevet ! répliqua John sur un ton joueur, en dodelinant de la tête.
Un des réplicateurs s'engouffra au travers de la porte blindée. Sheppard déchargea son arme sur l'être de métal puis en fit de même avec deux suivants. D'autres encore imitèrent leurs gestes et bientôt, John se résolut à ne plus attendre :
- Fini de jouez maintenant, il faut évacuer !
Comme Rodney ne bougeait pas de sa position, toujours planté devant l'ordinateur principal, Sheppard l'attrapa brutalement par le bras et insista fermement :
- McKay, on n'a plus rien à faire ici ! Remballez vos affaires, on dégage !
Le scientifique repoussa le militaire et retourna près des commandes. Lorsqu'il vit que John revenait à la charge, il l'arrêta d'un geste de la main avant de déclarer :
- Je crois que vous n'avez pas saisi la gravité de la situation !
- Quoi encore ? soupira John.
- Comme je le disais tout à l'heure avant que vous ne m'interrompiez, ce vaisseau est à Anubis. Par conséquent, on a retrouvé à l'intérieur des données sur les Anciens et leurs technologies...
- Allez à l'essentiel ! l'interrompit John tout en lançant un chargeur à Teyla qui ouvrit elle aussi le feu sur les machines.
- Dans ces données, il y avait l'adresse exacte d'Atlantis !
Sheppard cessa de tirer et dévisagea gravement l'astrophysicien. Il comprit immédiatement où le scientifique voulait en venir. Les réplicateurs sont depuis toujours à la recherche d'une technologie plus avancée. Or, lorsqu'ils avaient découvert la Cité des Anciens, ils n'avaient pas hésité à mettre le cap vers sa destination...
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- Si je comprends bien, commença John, ce n'était pas par pur hasard que cet engin errait à travers Pégase ?
- Non, en effet... Au début nous pensions qu'il s'agissait d'un " vaisseau fantôme " de par l'absence totale de vie, mais...,hésita Rodney, les réplicateurs sont des petits malins !
- Plus malins que vous apparemment ! remarqua Sheppard.
- N'exagérons rien ! répliqua hargneusement McKay. Non, en fait, reprit-il, comme ce vaisseau ne pouvait rejoindre Pégase, même en hyperespace, ils l'ont mis en " mode veille " ! Ainsi, tout en prenant leur temps, ils sont, au bout de nombreux mois, arrivés discrètement dans cette galaxie ! Lorsqu'ils se sont réveillés et qu'ils ont constaté qu'Atlantis, c'était la porte d'à côté, ils ont enclenché les moteurs subluminiques.
- D'où l'accélération soudaine de tout à l'heure ! comprit Teyla.
- Exact ! approuva le scientifique.
Sheppard resta sceptique et fixait étrangement McKay. Les réplicateurs pénétraient peu à peu dans la pièce, toujours interrompus par les balles de leurs armes " primitives ". Finalement le Colonel demanda :
- Qu'est-ce qui les a réveillés ? Je doute que ces bestioles aient des oreilles !
- Là vous me collez une sèche ! mentit Rodney.
John ne le quitta pas des yeux et lui lança un dur regard que le Docteur chercha en vain à semer. La tension monta soudainement entre les deux hommes. Quelques secondes s'écoulèrent avant que le scientifique, sans cesse tourmentés par les éclats intenses et réprobateurs que lui jetaient les yeux de Sheppard, avoue :
- Il semblerait que lorsque j'ai réactivé les systèmes primaires pour traduire et comprendre ce qu'il s'était passé..., marmonna McKay d'un air coupable.
- C'est pas vrai ! s'emporta le Colonel. Mais bon sang Rodney à quoi vous pensez ? Je n'ai pas emmené Gironde avec nous pour qu'elle se tourne les pouces ! D'ailleurs, reprit-il en scrutant la salle d'un regard préoccupé, où est-elle ?
- Elle..., balbutia l'astrophysicien, elle est sortie !
- QUOI ?
John s'apprêtait à frapper cet irresponsable lorsque Teyla s'intercala entre les deux hommes murmurant d'une voix presque inaudible au Colonel :
- Ce n'est pas ainsi que l'on résoudra le problème !
Sheppard inspira profondément, puis, se retournant à nouveau vers l'astrophysicien, il demanda d'une voix calme, presque menaçante :
- Si l'on activait l'autodestruction...
- Non ! l'arrêta aussitôt McKay. J'y ai déjà pensé, qu'est-ce que vous croyez ? Si l'on enclenche dès maintenant l'autodestruction, ils parviendront sans mal à stopper le compte à rebours ! La seule solution serait que quelqu'un reste à bord et engage la commande en mode manuel ! Le vaisseau explosera instantanément et ils n'auront pas le temps de répliquer !
John réfléchit un instant puis une lueur éclaira soudainement son visage. Il arma le détonateur puis fit exploser la porte d'accès. Il y eut une violente déflagration qui désintégra les réplicateurs à proximité. Le Colonel s'approcha du scientifique qui s'était abrité et lui ordonna sèchement :
- Donnez-moi votre champ de force individuel !
- Quoi ? demanda Rodney, une expression faussement innocente inondant ses traits.
- J'ai dit : donnez le moi ! répéta John agacé.
McKay soupira et sortit de sa poche l'appareil Anciens, semblable à une épaisse émeraude, qui l'accompagnait dans chacune de ses missions. Il ne savait pas très bien pourquoi d'ailleurs il s'en encombrait, car jamais il ne l'avait réutilisé, probablement par peur de mourir de faim. Quoi qu'il en soit, il ignorait comment le Colonel en avait été informé. A regret, il lui passa l'objet. John ne l'activa pas immédiatement. Il se releva et tira violemment l'astrophysicien par le col :
- Ecoutez-moi attentivement maintenant, ce que je vais vous dire est important !
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