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Accueil/Fanfics/Never Alone
Informations :
Auteur : Johnelizabeth
: 17/08/2006
Note : 9
Nombre de votes : 1


Histoire :
Titre : Never Alone
Auteur : Johnelizabeth



Elizabeth était étendue là, morte. "Morte" : ce simple mot résonnait dans ses oreilles. Elle avait encore les yeux encore grand ouvert et semblait le contempler, ses yeux vides, ne reflétant plus aucune émotion, ses yeux qui ne pourraient plus jamais pétiller de bonheur en le voyant rentrer de mission en vie ou se remplir de larmes pour leur redonner cet éclat si particulier. Il devait se venger, se venger de sa mort, de tout le mal que sa disparition lui causait. Mais le seul coupable c'était lui, lui qui n'avait fait que l'aimer, qui voulait juste la protéger, se trouvait être son meurtrier. Il l'avait assassinée de ses propres mains, son sang gouttait encore sur la lame du poignard qu'il tenait entre ses doigts. A genoux devant son corps désormais et à jamais sans vie, il lâcha l'arme sur le sol. Il la regarda encore et encore ne pouvant croire le spectacle qui s'offrait à lui, il posa sa tête sur le ventre d'Elizabeth, une larme passa sur sa joue gauche, puis une autre jusqu'à ce qu'elles brûlent ses joues en un flot continue. On pouvait entendre son cri de rage à des kilomètres, sa haine envers lui-même, son désespoir de l'avoir perdue. Il releva la tête, tout autour de lui semblait flou, il ne distinguait que des ombres, seul le cadavre d'Elizabeth restait étonnement clair et net devant lui. Il respirait fort essayant de canaliser sa colère mais en vain, le crime qu'il venait de commettre repassait en boucle dans son esprit, il regarda le poignard se trouvant à côté de lui et par lequel il avait assassiné la femme de sa vie. Il la regarda une dernière fois, embrassa son front, pris l'arme et se jeta sur l'homme qui avait fait de lui un monstre, qui lui avait fait commettre une atrocité, il se jeta sur lui comme l'homme dépourvu d'humanité qu'il venait de devenir. Il le poignarda, à plusieurs reprises, au ventre pour l'entendre hurler, pour qu'il souffre, il décida finalement de l'achever, il l'égorgea en un coup net et précis. La foule resta immobile ne voulant pas attiser d'avantage sa colère. La haine qui montait en lui était plus puissante que jamais auparavant, ils étaient tous là, complices du meurtre, ils allaient donc payer pour avoir regarder sans agir. Il s'approcha d'une femme et l'éventra, la foule paniqua, il ne se maîtrisait plus, ils essayaient de partir du bâtiment, mais ils y avaient trop de monde, et trop peu de portes, ce qui le ravi. Il tuait tout ceux qu'il trouvait, de ce seul et unique poignard, il entama sa tuerie, l'odeur de la terreur se répandait partout tel un poison, il continua de prendre la vie à tout ceux qui se trouvait à porter. Ils ne pouvaient plus contrôler les membres de son corps qui continuaient de semer la mort autour de lui. Arriva le moment où il ne resta plus personne, il les avaient tous exterminés, tous ceux qui n'avaient pas eu le temps de s'échapper. Devant ses yeux horrifiés s'étendait un véritable champ de bataille, les cadavres jonchaient le sol désormais recouvert de sang. L'arme tomba au sol en un bruit sourd, pendant qu'il regardait le massacre, son œuvre, il porta son regard sur la seule mort que son cœur regrettait, Elizabeth Weir n'avait pas bougé, toujours là, inerte, il vint s'asseoir à côté d'elle, lui pris la main et la porta à sa joue en murmurant les yeux emplis de larmes : Plus jamais, plus jamais, c'est promis, vous ne serez plus jamais seule.
La mort avait investi les lieux, seul survivant : John Sheppard guidé par sa colère et sa haine profonde était l'auteur du carnage qui avait tué près de quarante personnes dont la femme qui l'aimait.

Huit jours auparavant :

Elizabeth était dans son bureau, une pile de dossiers venait d'arriver, elle n'en voyait pas le bout, elle avait aidé McKay dans la traduction d'un objet ancien et de ce fait, elle avait pris beaucoup de retard. Elle regarda la pendule, dans dix minutes, elle devait partir en mission avec l'équipe du Colonel Sheppard pour traduire les inscriptions d'une stèle. Encore une mission palpitante, avec tout le travail qu'elle avait en retard, il fallait en plus qu'elle aille traduire des bouts de pierre. Ces derniers temps, elle était surmené et la perspective d'avoir encore plus de travail ne l'enchantait guère. Alors qu'auparavant partir en mission était pour elle un véritable plaisir, aujourd'hui c'était une corvée. C'était l'heure, elle se dirigea vers la porte des étoiles où se trouvait déjà toute l'équipe du Colonel Sheppard.
John : Prête pour l'aventure ?
Elizabeth : Je n'attends que ça.
Après quelques recommandations de Rodney sur le soleil de cette planète, l'équipe traversa la porte pour arriver devant une vaste plaine. Plus loin, on pouvait voir une forêt qui s'étendait sur des kilomètres, juste devant la porte se trouvaient les fameuses ruines.
John ( montrant la stèle ) : C'est ça.
Elizabeth : Alors, au travail.
Elle s'approcha et commença sa traduction pendant que Ronon et Teyla surveillaient les alentours et que McKay et John restaient près d'elle.
Rodney : Pourquoi c'est à nous de faire ça ?
John : Faire quoi ?
Rodney : Restez ici pendant qu'Elizabeth traduit, je suis un super scientifique, j'ai des choses plus importantes à faire que d'attendre bien gentiment en me tournant les pouces sur une planète déserte. En plus, avec ce soleil, je suis certain que je vais peler.
John : Si Elizabeth trouve quelque chose d'intéressant sur un truc se trouvant sur cette planète, on ira voir et si nous sommes pris au piège, c'est probablement votre extrême intelligence qui nous sortira du pétrin.
Rodney : Pas bête mais dans ce cas, une autre équipe aurait pu venir accompagner Elizabeth et si elle avait trouvé quelque chose, là on serait venus.
John : Cette planète est probablement infesté de Wraiths, c'est pour ça McKay qu'on accompagne Elizabeth alors maintenant taisez vous, vous la déconcentrez.
Elizabeth ( qui continuait de regarder la stèle ) : Merci John.
Rodney : Parfait.
L'astrophysicien vexé se tut enfin pour le plus grand bonheur de tous. Elizabeth qui s'ennuyait fermement retrouva soudain son enthousiasme devant la découverte qu'elle venait de faire.
John : Que se passe t-il ?
Elizabeth : Ce texte parle d'un monument, je ne sais pas trop ce que s'est mais il est dit qu'il renferme le pouvoir et la puissance destructrice de toute vie.
John : Une arme ?
Elizabeth : Je ne sais pas mais cela à l'air vraiment intéressant.
John : On sait où cela se trouve ?
Rodney : Attendez, ça parle de la puissance destructrice de tout vie et vous vous dites : " Et si on y allait ! " Mais ça va pas, c'est peut-être dangereux.
John : C'est pour ça que nous sommes armés.
Rodney ( ironique ) : Oh ! Oui, bien sûr, j'y avais pas pensé, maintenant c'est vrai que ça rétablit l'équilibre, chouette, on va pouvoir aller au devant de la mort puisqu'on est armé.
John : Vous voyez le moral commence à revenir.
Elizabeth : C'est quelque part dans cette forêt.
Rodney : Mais elle s'étend sur des kilomètres !
John : Très bien, je rappelle Ronon et Teyla.
Quelques minutes plus tard, tous les membres de l'équipe étaient présents, ils décidèrent de se séparer pour trouver plus vite : Ronon, Teyla et Rodney cherchaient à l'est tandis que John et Elizabeth cherchaient à l'ouest.
Rodney ( par radio ) : Et que cherche t-on au juste ?
Elizabeth ( par radio ) : Vous saurez quand vous le verrez.
Rodney ( par radio ) : De plus en plus précis.
Elizabeth choisit de ne pas répondre à cette dernière remarque se demandant si le canadien n'avait pas raison, le texte parlait quand même de puissance destructrice et il est vrai que cela pourrait très bien tous les tuer. Elle n'eut pas le temps de poursuivre sa réflexion car John s'arrêta, Elizabeth le regarda d'un air interrogateur mais elle comprit vite le pourquoi de cette pause quand elle regarda devant elle.
John ( par radio ) : On a trouvé.

Devant eux se dressait une immense bâtisse, elle était imposante par sa taille mais aussi par son aspect, le soleil faisait se refléter les murs blancs ce qui lui donnait une apparence presque magique. Ils en eurent le souffle coupé.
Rodney ( par radio ) : Vous avez trouvé quoi ?
John ( par radio ) : Venez voir vous même, vous comprendrez.
John leur indiqua l'emplacement du bâtiment, ils les rejoignirent quelques temps plus tard avec un Rodney pour le moins exaspéré, pourtant tous se turent une fois arrivés.
John : Alors, Rodney ? Un Commentaire ?
Rodney : Bah...là tout ce qui me vient à l'esprit c'est : "Wahou".
Teyla : Cela exprime bien ce que je ressens.
Ronon : On entre ?
Rodney : Bien sûr qu'on entre.
Elizabeth : Rodney McKay voulant aller au devant du danger, là ça vaut plus qu'un : "Wahou".
Rodney : Le danger, quoi ? J'adore le danger.
Teyla : Tout le monde sait ici à quel point vous êtes courageux.
Rodney : Bon, on pourrait rester là à blablater toute la journée ou entrer voir ce qu'il y a...à l'intérieur.
Ils ne sauraient dire pourquoi mais tous appréhendaient ce moment, ce qui pouvait se trouver à l'intérieur les effrayaient. Mais ils y entrèrent quand même, l'intérieur étant encore plus impressionnant que l'extérieur. Ils arrivèrent dans une sorte de hall, les gens les dévisageaient, s'arrêtaient pour les regarder et ne bougeaient plus, complètement ébahis. Un grand homme chauve s'avança alors vers eux et vînt leur parler.
Homme : Qui êtes vous ?
John : Je suis John Sheppard, ( montrant tour à tour ses coéquipiers ) et voici, Elizabeth Weir, Rodney McKay, Teyla Emmagan et Ronon Dex.
Homme : Je suis Arius. Que venez vous faire ici ?
Elizabeth : Nous souhaitons vous connaître, apprendre de votre civilisation qui me semble fascinante.
Arius : Comment êtes vous arrivés jusqu'ici ?
John : Par la porte des étoiles.
Arius : L'anneau des Dieux ?
Rodney : Faudrait vous mettre tous d'accord une bonne fois pour toutes sur son nom, vous pouviez pas vous concerter avant...
Teyla ( le coupant ) : Oui, c'est ça, nous sommes arrivés par l'anneau des Dieux.
Arius : Cela fait des siècles qu'il n'a pas été franchi par qui que ce soit.
Ronon : Votre peuple ne s'en sert pas pour...
Un homme assez âgé arriva au même instant et coupa Ronon dans sa phrase quand Arius le vit, il s'inclina devant lui.
Homme : Nous n'en avons pas besoin.
Arius ( le saluant ) : Chancelier.
Chancelier : Nous subvenons nous-mêmes à nos besoins et n'avons besoin de personne.
Elizabeth : Il est toujours bon d'avoir des amis sur qui compter en cas de problèmes, de plus je suis sûre que nous pouvons vous être utile.
Chancelier : Je ne crois pas.
John : Nous avons des vaisseaux spatiaux, nous pouvons vous accueillir chez nous si vous avez besoin d'un refuge et vous pouvez être sûr que nous serons là si jamais vous demandez notre aide, une alliance cela peut toujours servir.
Le Chancelier considéra longuement leur proposition puis les inspecta tour à tour, John n'y tenant plus demanda :
John : Alors convaincu ?

Une fois le chancelier convaincu des bienfaits qu'une alliance pourrait avoir sur son peuple, il décida de faire visiter les lieux à l'équipe.
Ronon : Où vit le reste de votre peuple ?
Chancelier : Nous vivons tous ici.
Rodney : Tous ? Dans cet endroit ?
Chancelier : Oui, tous. Seuls les cultivateurs sont autorisés à sortir pour ramener de quoi subvenir à nos besoins.
Teyla : Vous ne sortez jamais ?
Chancelier : Non, une ancien légende dit que toutes personnes sortant de l'enceinte de ces murs est damnée.
Ronon : Et les cultivateurs ?
Chancelier : Il faut bien que quelques personnes se sacrifient pour la survie des autres.
John ( ironique ) : Bien sûr, cela va de soi.
Le chancelier continua sa visite, l'étrange pressentiment de l'équipe envers cet endroit ne faisait que s'accentuer au fur et à mesure qu'ils avançaient, quelque chose clochait et tous le sentaient. Une fois la visite terminée, ils furent emmenés dans une sorte de salle de réunion pour commencer les négociations.
Teyla : Votre peuple est très croyant ?
Chancelier : Ce n'est pas une histoire de croire ou non, si nous ne respectons pas les anciennes prophéties et les textes des Dieux, ils nous puniront, c'est pour cela que nous avons hésité à parler d'une alliance avec vous et que nous craignions que votre venue ait pu mettre en colère les Dieux.
Elizabeth : Pourquoi les mettrions nous en colère ? Nous venons en amis.
Chancelier : Les Dieux n'aiment pas les étrangers.
Rodney : Et ces Dieux vous montrent-ils leur puissance pour que vous ayez peur d'eux à ce point ou est ce seulement une stupide croyance populaire ?
Elizabeth : Rodney ! Un peu de diplomatie.
Chancelier ( soudain devenu agressif ) : Sachez, Docteur McKay que les Dieux n'ont pas besoin de prouver quoi que ce soit pour que nous ayons confiance en eux, ce sont eux qui nous protègent, par contre vous, votre simple parole de bonne foi me semble très légère.
Elizabeth : Que voulez-vous insinuer ?
Chancelier : Que vos remarques sont offensantes envers mon peuple et que votre non croyance envers les Dieux laissent à supposer que vous êtes nos ennemis plutôt que des supposés alliés.
Elizabeth : Je vous assure que nous ne voulions en aucun cas vous offenser, notre peuple croit en différentes choses et je peux vous jurer que nous respectons votre foi et vos Dieux.
Chancelier ( outré ) : NOS Dieux ? Mais les Dieux protègent tout le monde !
John : Vous croyez en certaines choses et nous en d'autres, je ne vois pas en quoi cela pose un problème.
Chancelier : Vous venez dans notre civilisation, vous insultez les Dieux et vous ne voyez pas le problème ? ( se retournant ) Emmenez-les dans la prison.
Rodney : Quoi ? Calmez-vous. On voulait juste vous proposer une alliance, si vous n'en voulez pas, on s'en va.
Chancelier ( se retournant ) : Le problème est plus grave que ça, toute personne qui offense les Dieux doit se soumettre au keldjakmar.
Teyla : Nous n'avons offensé personne.
Chancelier : Les Dieux l'ont confirmé : votre simple présence est offensante, si on ajoute à cela vos dires...vous subirez le keldjakmar.
Rodney ( effrayé ) : Qu'est-ce que le keldjakmar ?
Chancelier : Oh ! Oui, vous pouvez trembler, personne n'est jamais revenu vivant du keldjakmar, les anciens textes le décrive comme la puissance destructrice de toute vie.

Ils furent jetés sans ménagement dans des cellules différentes toutes séparées par un mur. Ils avaient pris la précaution de mettre plusieurs cellules vides entre chaque membre de l'équipe pour qu'ils ne puissent pas communiquer entre eux.
Ils furent tous, tour à tour extirpé de leur cellule pour subir un interrogatoire suivit d'une séance de torture pour, selon eux, les préparer au keldjakmar.
Après plusieurs jours, Elizabeth fut jeté dans la cellule de John, juste après sa séance, il se précipita vers elle pour la soutenir, le chancelier arriva d'un air moqueur et satisfait il leur dit :
Chancelier : Dans trois jours, vous subirez le keldjakmar ensemble.
Il rit d'un air diabolique avant de s'engouffrer dans le couloir menant à son bureau.
John aida Elizabeth à se tenir assise malgré qu'elle soit très faible, elle réussit tout de même, elle tremblait encore.
John : Ca va aller ?
Elizabeth : Oui, ça va.
John : La bonne nouvelle c'est qu'au moins on ne sera pas seuls.
Elizabeth : Pourquoi ils font ça ?
John : Si vous voulez mon avis, ce sont des fanatiques, s'ils restent ici toutes leurs vies, torturer des gens, c'est comme sortir en boîte le samedi soir pour eux.
Cette remarque lui arracha un faible sourire mais, bien vite, un voile de tristesse traversa ses yeux, ce que le militaire remarqua.
John : Ne vous inquiétez pas. Une équipe viendra nous sauver ou alors le Dédale...
Elizabeth ( le coupant ) : Pas la peine de me mentir John, le Dédale ne reviendra pas sur Atlantis avant une semaine et si une autre équipe vient ici, comment nous trouvera t-elle ? Cette planète est immense, et si par chance, ils nous trouvaient, ils se feraient probablement capturer comme nous.
John : Ne perdez pas espoir, on peut toujours s'en sortir.
Elle le fixa longuement, il avait vraiment l'air d'y croire ce qui eut pour effet de lui remonter un peu le moral.
Elizabeth : A votre avis, c'est quoi le keldjakmar ?
John : Pas la moindre idée mais je crois que cela a avoir avec le truc qu'il nous injecte à la fin de chaque séance.
Elizabeth ( lui montrant son bras ) : Alors vous aussi.
John hocha la tête en signe d'acquiescement et lui montra aussi son bras d'où on pouvait voir la trace des fréquentes piqûres. Elizabeth s'allongea sur le sol afin de se reposer un peu et John fit de même.
Deux jours passèrent ainsi, entre séances de tortures et visites du chancelier, histoire d'abattre pour de bon leur moral. Arriva le soir, le fameux soir où ils devaient subir le keldjakmar. John vit Elizabeth trembler, de peur peut-être ou un simple réflexe de son corps du à la torture continue, il ne savait pas. Mais il savait qu'elle était anxieuse, ses yeux la trahissaient, on pouvait y lire toute sa terreur.
Elizabeth : Je suis désolé.
John : Pourquoi ?
Elizabeth : J'aurais du finir ma traduction, il y avait forcément un avertissement, quelque chose...
John ( la coupant ) : Vous ne pouviez pas savoir, personne ne pouvait savoir, c'est moi qui ait décidé d'y aller et cela me désole bien plus que vous de penser qu'une fois de plus, Rodney avait raison.
Elizabeth : A l'avenir, on devrait penser à l'écouter plus souvent.
Ces mots ne passèrent pas inaperçus, "à l'avenir" mais avaient-ils seulement un avenir, seulement la moindre de chance de ne pas mourir ce soir. Ils savaient tous les deux que leurs chances de survie étaient très réduites.
John : Si ce sont nos dernières heures...
Elizabeth ( essayant de détendre l'atmosphère ) : Il y a de l'espoir, ils vont nous sauver, vous savez comme ils sont, ils adorent se faire désirer.
John ( plus sérieux ) : Elizabeth, si ce sont nos dernières heures, vous devez savoir...
Elizabeth : Non, on va pas se faire nos adieux tout de même.
Elle fut prise de violents tremblements, son corps n'étant pas habitué à un aussi mauvais traitement que celui qu'elle subissait depuis quelques temps. John se précipita vers elle, il la souleva et la berça pour essayer de la calmer comme on essaye de calmer une enfant qui pleure.
John ( d'une voix douce ) : Chut...ça va aller...ça va aller.
Elizabeth : Juste les contres coups de ma dernière séance.
En effet, cela était de pire en pire, surtout pour elle, il la voyait plus faible de jour en jour, dormant de plus en plus, elle essayait de rester forte mais son corps tremblait sans cesse.
Elizabeth ( d'une petite voix ) : John ?
John : Oui.
Elizabeth : J'ai peur.
John : Moi aussi.
Elizabeth ( au bord des larmes ) : Et si on ne s'en sortait pas ?
John ( rassurant ) : Ca va aller...ne vous inquiétez pas...ça va aller.
Les tremblements cessèrent peu à peu et Elizabeth fut calmée, elle était à bout de force, elle le regarda intensément et lui avoua :
Elizabeth : J'ai un mauvais pressentiment, j'ai l'impression que je ne vous reverrais plus jamais.
John : Je ne vous abandonnerais pas.
Une larme coula sur la joue d'Elizabeth, c'était la première fois qu'il la voyait dans cet état, la dirigeante d'Atlantis, toujours forte se trouvait aujourd'hui devant lui, vulnérable.
Elizabeth : Je ne vous crois pas.
John : Je n'ait pas l'intention de m'en aller, je ne laisserais personne vous faire du mal, ni personne me séparer de vous.
Les mots avaient fusé sans qu'il ai pu se rendre compte de ce qu'il disait mais au moins elle saurait maintenant, si leur heure était venue au moins elle savait.
Elizabeth tenta de ravaler ses larmes, mais en pure perte, elle ne se contrôlait plus et voulait savoir la vérité avant, elle le savait, d'être séparé de lui à jamais.
Elizabeth : Pourquoi vous faites cela ?
John : Parce que mon cœur me pousse à le faire et que si jamais cela devait être la dernière fois que je vous voies, je veux que vous sachiez la vérité, toutes ces fois où j'étais près de la mort, je n'avais pas peur pour moi, j'avais peur de ne plus jamais revoir vos yeux bleus me regarder en me disant combien je suis inconscient.
Il s'approcha d'elle et effleura ses lèvres d'un doux baiser.
John : La seule personne pour qui j'ai peur : c'est vous.
Elizabeth fut troublée par ses aveux de dernières minutes mais elle ne put rien lui répondre car on les emmenaient déjà dans une immense pièce, probablement la plus grande du bâtiment, la foule les encerclaient. Tous deux reçurent une dose massive du poison qu'on leur injectait chaque jour, une force incroyable les envahit ainsi qu'une envie de se battre, une envie de sang, une envie mort. Ils furent balancer au centre de la pièce avec seulement un poignard au milieu. Le Chancelier, au premier loge se réjouit du spectacle qui allait bientôt se donner tandis que John et Elizabeth essayaient tant bien que mal de se contrôler.
Chancelier : Ce poison qui vous a été injecté fait ressortir l'instinct animal qui est en vous et vous pousse à tuer, à vous entre-tuer, malgré les sentiments vous ne pourrez rien y faire, l'un finira par tuer l'autre. Le spectacle peut commencer. ( levant les bras et criant pour toute la foule ) BIENVENUE AU KELDJAKMAR !

Personne n'entama les hostilités, tout deux essayaient de se contenir mais cela devenait de plus en plus dur. Une envie de meurtre les brûlaient, incapables de penser correctement, ils se jetèrent l'un sur l'autre et la bataille s'engagea sous les yeux émerveillés de la foule qui criait, encourageait et se délectait de cet affreux spectacle. Le combat commença à coups de poings et coups de pieds, puis la bataille se fit plus violente et plus rapide, tout s'enchaînait à une vitesse hallucinante, elle lui mordit si fort le bras qu'il se mit à saigner. Elle se jeta sur lui et commença à le frapper, il se défendait comme il pouvait mais sans grand succès. D'un coup elle s'arrêta et le regarda dans les yeux, comme si une lueur de clairvoyance venait de traverser son esprit, elle partit alors à l'autre bout du champ de bataille, terrifiée par ce qu'elle venait de faire. John, lui aussi commençait à reprendre ses esprits, il la vit paniquée et s'écria, autant pour la rassurer elle que lui :
John ( criant pour qu'elle l'entende ) : On reste tous les deux, on ne doit pas leur laisser le plaisir de nous voir mourir, quoi qu'il arrive, on reste ensemble.
Elle hocha la tête en signe d'acquiescement, ils restèrent là, la foule s'impatientait, le chancelier commençait à croire qu'ils avaient vraiment une incroyable force de caractère, John d'un côté du champ de bataille, Elizabeth à l'autre bout. Il luttait intérieurement contre ses instincts mais ce n'était qu'un sursit, il arrivait de moins en moins à se contrôler, toutes les fibres de son corps lui ordonnaient de prendre le couteau et de la tuer Sa volonté était plus forte, il le savait, il pouvait résister, il devait résister.
Elizabeth, elle aussi, réfrénait ses envies, elle essayait de se maîtriser et cela était nettement plus facile depuis que John l'avait rassuré, ils ne s'entre-tueraient pas, Atlantis enverrait une autre équipe les sauver d'une minute à l'autre, elle avait confiance, il était incapable de lui faire du mal, ne serait-ce que de la blesser, elle devait rester forte, ils s'en sortiraient, elle le savait, ils rentreraient sur Atlantis et ils seraient enfin heureux, tout allait pour le mieux, maintenant. Il le lui avait dit, il l'aimait et...
Elle n'eut pas le temps de poursuivre ses réflexions qu'elle sentit la lame du poignard s'enfoncer dans son cœur. La foule hurlait, contente du spectacle, des "hourra" de joie fusaient dans tous les sens pendant que John sentait son désespoir monter. Elizabeth tomba à terre, il la retint afin qu'elle ne heurte pas le sol trop violemment. Elle tremblait, mais ne pleurait pas, elle semblait accepter ce qui lui arrivait. Elle voulait lui dire que ce n'était pas grave, qu'elle ne lui en voulait pas, qu'elle comprenait, elle voulait lui dire qu'elle l'aimait mais les seuls mots qu'elle pouvait prononcer n'était pas ceux espérés.
Elizabeth ( murmurant ) : On reste ensemble, d'accord ? Me laissez plus jamais seule.
John : Elizabeth. Pardon, je ne voulais pas...
Elizabeth : Jamais seule ?
Il la fixa longtemps, il avait peur qu'une fois qu'il lui ai promis, elle n'ait plus de raison de s'accrocher à la vie.
John : Promis, vous ne serez plus jamais seule.
Elizabeth se sentait partir, elle voulait rester avec lui mais ses paupières se fermaient d'elles même.
John : Non, non. Restez avec moi. Restez avec moi. Elizabeth ? Elizabeth ?
Elle ne respirait plus, il la reposa tranquillement au sol comme une poupée fragile qu'il ne faut surtout pas abîmer. Il retira le poignard de sa poitrine, il savait qu'elle ne se réveillerai pas mais il attendit, il attendit un temps qui lui sembla durer un éternité, la foule semblait se rendre compte de l'abomination qu'il y a une minute encore elle applaudissait. Il dirigea toute sa haine vers le chancelier qu'il tua ainsi que toutes les personnes présentes et à porter de lui et de son poignard puis il revint vers son corps. Le poison ne faisait plus effet depuis la mort d'Elizabeth, il l'avait senti, c'est lui même qui avait massacré toutes ces personnes avec sa rage, sa colère et sa mort sur la conscience, tous autour de lui étaient morts, hommes, femmes même les enfants, personne n'avait été épargné. Contrairement à ce qu'ils auraient cru, il ne se sentit pas coupable de la mort de tous ces gens, ce n'était que simple vengeance, le juste retour des choses.
Teyla, Ronon et Rodney arrivèrent à se libérer étant donner que plus aucun garde ne surveillait leur cellule, c'est avec horreur qu'ils découvrirent le lieutenant colonel John Sheppard penché sur le cadavre d'Elizabeth Weir au milieu de dizaines de morts. Ce n'est que plus tard qu'ils apprirent la vérité, le keldjakmar était la cérémonie où deux personnes devaient s'entre-tuer, le poison faisait parti de la cérémonie ainsi que le poignard. Ils voulaient ramené John sur Atlantis mais il refusa de partir, Teyla et Ronon partir donc chercher Carson et un brancard pour ramené le corps d'Elizabeth sur la cité tandis que Rodney restait avec John.
Il regarda le poignard, arme de destruction, comme avait-il pu faire ça ? Cela lui ressemblait tellement peu. Il se doutait que le keldjakmar n'était pas fini, le chancelier avait précisé que personne n'en sortait vivant et il comprenait pourquoi. Toute cette haine n'est pas supportable. La mort d'Elizabeth n'était pas supportable. Il ne réfléchit pas, les larmes ne coulaient plus, la douleur seule le guidait et l'aveuglait, il saisit le poignard alors que Rodney se précipitait vers lui en le suppliant de ne pas faire ça mais quand il arriva à lui, c'était déjà trop tard, il avait pris la main d'Elizabeth et s'était égorgé, les yeux grands ouverts pour pouvoir contempler sa bien-aimée, un sourire aux lèvres.



THE END


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