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Informations :
Auteur : missphilou
: 22/10/2006
Note : 9
Nombre de votes : 1


Histoire :
Titre : Maya
Auteur : Missphilou
Genre : Shweir !

- Elisabeth, je crois que l'on a besoin de vous ici !
Le colonel Sheppard effectuait une transmission radio à travers la porte des étoiles.
- J'arrive tout de suite colonel.
La porte se referma. L'équipe du colonel était en mission d'exploration sur une nouvelle planète. Cette planète en question affichait une végétation luxuriante. Une immense forêt s'étendait à perte de vue. En explorant un peu, Teyla et Ronnon avaient découvert des ruines apparemment très intéressantes d'après McKay. Mais ce dernier avait besoin d'un linguiste pour l'aider à traduire les différentes inscriptions. Le colonel Sheppard avait donc appelé Elisabeth à la rescousse. La porte s'ouvrit et quelques secondes plus tard, le Dr Weir apparue.
- Ah docteur Weir !, s'exclama Rodney en s'approchant d'elle. Nous venons de découvrir des ruines extrêmement intéressantes à environ deux kilomètres d'ici. Seulement, je n'arrive pas à déchiffrer les inscriptions. Est-ce que vous pouvez y jeter un coup d'oeil ? Et puis ensuite vous me direz de quoi il retourne. Je pense vraiment que ces ruines sont une découverte très importante pour nous et...
- Bonjour docteur McKay !, répondit Elisabeth avec un sourire complice pour son colonel préféré.
- Ah euh...oui, bonjour, dit Rodney, un peu gêné.
Toute l'équipe partit en direction des ruines, tandis que McKay continuait ses explications. Lorsqu'ils furent arrivés sur place, Elisabeth et Rodney se mirent immédiatement au travail. Teyla et Ronnon faisaient le guet, tandis que John...eh bien John, il ne savait pas trop quoi faire. Lorsqu'il restait près d'Elisabeth, il se faisait rabroué par McKay car il les empêchaient soi-disant de travailler à cause de ses mouvements intempestifs. Elisabeth ne disait rien mais lui sourit finalement et haussa les épaules l'air de dire " Laissez-le, il est dans son mauvais jour ! ". Et puis avec Teyla et Ronnon, John se sentait pour ainsi dire...inutile.
Ces derniers discutaient à l'orée de la forêt, tout en restant sur leurs gardes. Le colonel finit par s'asseoir sur un petit muret tout en prenant soin de garder Elisabeth et McKay dans son champ de vision. Mais surtout Elisabeth d'ailleurs...
Alors qu'il la contemplait, il ne fit pas attention au léger craquement qui se fit entendre derrière lui. Au moment où il sentit l'arme dans son dos, il était trop tard. Il se mit doucement debout en levant ses mains. Celui qui le menaçait ne parla pas. Elisabeth et McKay n'avait rien remarqués, trop absorbés dans leurs recherches. Teyla et Ronnon étaient partis explorés un peu plus loin la forêt. John décida alors de se retourner lentement. Et ce qu'il vit le fit reculer de surprise. Il trébucha et failli tomber, mais retrouva vite son équilibre.
Une jeune fille d'une quinzaine d'année, juchée sur un magnifique cheval blanc, l'observait avec autant d'étonnement que lui. Elle était vêtue d'un short beige avec de longues franges qui lui arrivaient jusqu'aux chevilles, ainsi que d'un débardeur de la même couleur, qui laissait son ventre nu. Ses longs cheveux bruns étaient réunis en une longue tresse d'où dépassaient quelques mèches elles-mêmes ornées de jolies plumes blanches. Elle montait à cru son cheval qui ne portait aucun harnachement. Sa crinière et sa queue étaient elles aussi agrémentées de plumes cette fois-ci noires. La peau de la jeune fille était mate, trahissant les longues heures passer à chevaucher sous le soleil.

- Hum...toussota John qui ne savait pas trop comment réagir.

Ce qu'il avait pris pour une arme était en faite le nez du cheval que ce dernier avait appuyé en toute confiance contre son dos. Il n'avait l'air nullement effrayé et reniflait à présent les poches du colonel, en quête d'une friandise quelconque.

- Euh...bonjour... dit finalement John, en n'osant pas faire de gestes brusques, de peur que le cheval le morde.
- Bonjour !, répondit la jeune fille avec un grand sourire.

En entendant le colonel parler, Ronnon et Teyla avaient trottinés vers lui, alarmé par la présence de cet animal si étrange qu'ils ne connaissaient pas. Elisabeth et Rodney, eux, s'étaient redressés et observés la scène. En voyant arrivé Ronnon et Teyla, Elisabeth s'approcha à son tour, suivit de près par le scientifique.

- Bonjour, fit à son tour le docteur Weir. Je m'appelle Elisabeth.

La jeune reporta son attention sur celle qui venait de parlait.

- Bonjour, je m'appelle Maya. Et voici Tayïs, dit la jeune fille en caressant son cheval. D'où venez vous ? Où sont vos chevaux ?

Elisabeth croisa le regard dubitatif du colonel.

- Euh... nous n'avons pas de chevaux. Nous sommes venus par la porte des étoiles.
- Le cercle des Dieux ?
- Oui, c'est ça, le cercle de Dieux, fit Rodney.

Elisabeth repris la parole.

- Peux-tu nous conduire à ton village ?
- Oui bien sur ! Suivez-moi ! dit Maya en guidant son cheval à l'aide de ses jambes.

Toute l'équipe se mit en marche derrière Tayïs et Maya. Pendant qu'ils marchaient tous d'un bon pas, Teyla se rapprocha du colonel et lui demanda en chuchotant :

- Quelle est cette étrange créature qui reniflait vos poches tout à l'heure ?
- Eh bien sur Terre, nous appelons cela des chevaux. Les humains leurs mettent des sortes de tapis sur le dos et une barre de fer dans la bouche avant de monter dessus et de sauter toute sorte d'obstacles, expliqua John.
- Pour quoi faire ?
- Oh eh bien, je suppose que certains trouvent ça...distrayant. Moi j'ai un peu peur de ces bêtes là. Il y a longtemps, les humains se servaient des chevaux pour voyager. Maintenant, c'est devenu un sport.
- Oh !, fit Teyla, visiblement très intéressée.

Lorsqu'ils entrèrent dans le village, ils furent tout d'abord surpris par l'accueil des habitants. Tous semblaient étonnés de leur présence, mais leur souriaient gentiment. Ce n'était apparemment un peuple très avancé. Les chevaux semblaient tenir une grande place dans leur vie quotidienne.

- Mais il y en a partout !, chuchota McKay pour lui même.

Il n'était pas très rassuré. Elisabeth, qui marchait à ses côtés, l'entendit.

- Vous avez peur Rodney ?, lui demanda t-elle en souriant.
- Non, pas du tout, répondit-il en redressant fièrement la tête. Je pense seulement qu'il ne faudrait pas les laissez comme ça, en liberté, ils pourraient...s'échapper.

Elisabeth sourit mais ne répondit rien. Il avait peur des chevaux, cela se voyait, alors elle n'insista pas.
Soudain, ils entendirent un hennissement strident. Ronnon et Teyla se retournèrent vivement et braquèrent leurs armes sur ce qui se trouvait être un cheval d'un noir d'ébène qui trottinait vers eux. Maya et Tayïs se retournèrent.

- Vous craignez les chevaux ?, leur demanda Maya d'un air peiné.

Ils se regardèrent puis baissèrent leurs armes doucement.


- Non non !, intervînt le colonel. C'est que, là d'où ils viennent, il n'y a pas de chevaux, tenta t-il d'expliquer à la jeune fille.
- Nous n'avons jamais vu de telle créature, rajouta Teyla.
Maya les regarda comme s'ils venaient de dire que l'eau n'existaient pas sur leur planète. Elle s'apprêta à répondre quand une voix grave retentit.

- Il est magnifique n'est-ce pas ?

Tous se retournèrent et virent un homme assez âgé s'avancer vers eux en leur souriant.

- Il est encore jeune, dit-il en désignant le cheval noir qui semblait l'écouter attentivement. Ici c'est le cheval qui choisi son cavalier. Alors seulement, le cavalier choisi peut lui donner un nom.

Il se tourna vers Elisabeth et se présenta.

- Je suis Nema, le chef de cette tribu.

Il posa une main sur son coeur et s'inclina légèrement.

- Je suis le docteur Elisabeth Weir. Voici le colonel John Sheppard, le docteur Rodney McKay, Teyla Emmagan et Ronnon Dex.

Le chef sourit à chacun puis déclara :
- Je vous souhaite, au nom de toute la tribu, la bienvenue parmis nous. Vous devez avoir faim. Suivez-moi !, dit-il en tournant les talons. Maya et Tayïs, merci d'avoir guider ces étrangers jusqu'ici !

Maya s'inclina puis partit en direction de la forêt, en adressant un sourire à toute l'équipe du colonel.
Alors qu'ils cheminaient entre les tentes, McKay entendit des bruits de sabots derrière lui. Il tourna légèrement la tête, et se rendit compte que le cheval noir le suivait depuis tout à l'heure.

- Colonel !, fit-il, pas trop fort pour ne pas que le chef l'entende.

John se retourna et se qu'il vit le fit sourire. Il lui chuchota assez fort pour qu'il entende :
- Désolé McKay, je ne peux rien faire pour vous tant qu'il ne vous attaque pas !

Le cheval continuait de marcher dans le dos de Rodney et cela commençait à l'exaspérer sérieusement. Lorsqu'ils arrivèrent devant la tente du chef, ce dernier se retourna, et nullement étonné, dit au scientifique :
- Retournez-vous et dites-lui de rester ici.

McKay haussa les sourcils.

- Il faut que je lui dise de ne pas me suivre et il va obéir ?
- S'il vous as choisit, alors il vous écoutera, dit très sérieusement le chef.

John retenait avec peine son envie de rire.

- Attendez une minute ! Je ne veux pas être son cavalier moi !

Le chef sourit.

- Pour l'instant, il s'agit seulement qu'il ne vous suive pas partout.

Le scientifique soupira et se tourna vers le cheval. Celui-ci avait les oreilles dressées et regardait attentivement Rodney.

- Bon écoute mon vieux ! Tu vas m'attendre ici OK ?

Le cheval s'ébroua et Rodney recula précipitamment. S'en était trop pour John. Il éclata de rire sous l'oeil amusé de toute l'équipe. McKay lui jeta un regard noir.

- Je crois que ça veut dire oui !, dit le chef du village en les invitant à entrer dans sa tente.

Le colonel glissa une petite phrase à l'oreille de Rodney.
- Alors McKay, vous vous êtes fait un nouvel ami ?

Le scientifique soupira et le fusilla du regard avant de s'asseoir autour de la table.


Elisabeth était sous une tente en compagnie de Teyla. Celle qui leur avait était attribuée. Le chef les avait convaincus de rester jusqu'au lendemain, afin qu'ils puissent traduire plus vite les inscriptions des ruines. Au début, McKay avait refusé - sans doute à cause de son nouvel ami -, mais il avait fini par céder lorsque John lui avait promis de ne plus se moquer de lui.
- Mais juste le temps de la mission !, avait précisé le colonel.
Toute l'équipe était donc repartit en direction des ruines, accompagnée par Maya. Mais ils n'avaient pu rester que deux heures sur place,car la nuit allait bientôt tomber.

Lorsque Elisabeth sortit de sa tente, elle vît McKay en grande discussion avec le chef de la tribu. Le cheval noir suivait le scientifique dans tous ses déplacements et cela énervait Rodney au plus au point. Mais la réponse du chef n'apporta aucune solution à McKay. Cela lui fit même plutôt peur.
- Il vous as choisit. Personne ne peut rien faire à votre place. Il vous faut lui donner un nom et le monter au moin une fois si vous voulez qu'il se réintègre aux autres chevaux. Ainsi, il sera rassuré, et vous pourrez disposez de lui comme bon vous semble.
A ce moment précis, ce fut plutôt Rodney qui eut besoin d'être rassuré. Pour le nom, il voulait bien; mais il était hors de question qu'il monte ne serait-ce qu'une seconde un animal aussi imprévisible et dangereux qu'un cheval.
- Allons docteur McKay ! Il s'agit juste de monté sur son dos et de faire quelques pas, lui dit Teyla.
- Non ! Je suis désolé, mais c'est au dessus de mes forces !
- McKay ! On ne va tout de même pas ramener un cheval sur Atlantis parce que vous avez peur de monter dessus !, s'exclama le colonel.
- Allez-y vous ! Vous allez voir si c'est facile !
- Mais ce n'ai pas moi qu'il a choisi !, répliqua John, un sourire aux lèvres.
- Ah vous voyez ! Vous vous moquez encore !
- Pas du tout ! Je...
- Ca suffit vous deux !, intervînt Elisabeth. Rodney, le colonel a raison, dit-elle plus doucement. Faîtes un effort...
McKay soupira et leva les yeux au ciel.
- C'est bon, je vais le faire, dit-il en foudroyant du regard le colonel.

Maya, qui avait tout entendu, s'approcha de Rodney et lui dit :
- Venez, avant que la nuit ne tombe...
- Quoi, maintenant ?
- Oui, répondit-elle en lui souriant gentiment.
McKay déglutit avec peine puis emboîta le pas à Maya, suivit par le cheval noir et le reste de l'équipe. La jeune fille s'engagea dans la forêt. Le soleil commençait à tomber et illuminait le bois de ses rayons dorés. Ils marchèrent un bon quart d'heure puis arrivèrent devant une immense étendu d'herbe légèrement en pente. En contrebas se trouvait un immense lac d'un bleu presque transparent.
- Descendons, dit Maya.
Le cheval noir semblait sentir se qui allait se passer. Il s'ébrouait sans cesse et trottinait dans tout les sens. Au fur et à mesure qu'ils descendaient, McKay avait de plus en plus peur. "Mais pourquoi j'ai accepté ?" se demanda t-il. La petite marche passa trop vite au goût de Rodney. Lorsqu'ils arrivèrent dans la plaine, Maya se tourna vers le scientifique.
- Il faut que vous lui choisissiez un nom.
McKay interrogea Elisabeth du regard. Il n'avait aucune idée de nom en tête.
- Je ne sais pas... dit-il à la jeune fille en haussant les épaules.
- Il faut que vous lui en trouviez un avant de pouvoir le monter, insista Maya.
Il se tourna vers le colonel.
- Vous avez bien une idée de nom vous !
John fit mine de réfléchir, puis déclara :
- Et pourquoi pas Tornado ?
McKay leva les yeux au ciel et soupira.
- Ba quoi, il est tout noir !, se défendit John.
- Dr Weir ?, demanda Rodney d'un air suppliant.
- Pensez à quelque chose que vous aimez !, lui dit-elle.
John répondit du tac au tac.
- Cadman !
Teyla sourit.
Et soudain, Ronnon, qui n'avait pas ouvert la bouche jusqu'ici, dit :
- Des barres chocolatées ?
John éclata de rire et Elisabeth le suivit dans son fou rire.
Mais Rodney ne leur prêta aucune attention.
- Eh bien voilà ! Merci Ronnon, lui dit-il. Ce cheval s'appellera Chocolat !, déclara t-il en s'adressant à Maya.
Le principal concerné hennit et frotta son nez contre le bras du scientifique qui n'osait plus bouger.
- Maintenant, à cheval !, s'exclama la jeune fille.
Elle approcha Chocolat d'une grosse pierre et fit signe à McKay de s'avancer. Le scientifique hésita, puis finalement rejoignis Maya. Le jeune cheval paraissait très calme, comme s'il ressentait la peur de Rodney et voulait le rassurer.
- Grimpez sur la pierre et prenez appui sur son dos avec vos deux mains, lui dit doucement Maya.
Les doigts de Rodney tremblaient légèrement.
- Ne vous inquiéter pas, tout ira bien, le rassura t-elle.
Mc Kay s'exécuta. Il monta sur la pierre et passa lentement sa jambe droite par dessus le cheval qui ne bougeait toujours pas, puis, fermant les yeux de peur, il s'asseya doucement.
- Eh ba voilà McKay, c'était pas compliqué !
En entendant le colonel, le scientifique ouvrit les yeux et soupira faiblement. Maya lui sourit.
- Maintenant, accrochez-vous à la crinière et serrez doucement les jambes, lui dit-elle.
- Oh non... gémit Rodney.
- Il faut juste qu'il marche un peu avec vous. Détendez-vous, je resterais à côté.
McKay fit alors ce qu'elle lui avait dit et Chocolat se mit à marcher doucement. Le scientifique commençait à se détendre.
- Vous voyez, ce n'est pas si terrible, lui dit Maya.
Rodney lui sourit, puis demanda :
- Oui, mais je peux descendre maintenant ?
- Bien sur ! Pour l'arrêter, penchez-vous en arrière et fermez doucement vos jambes.
McKay s'exécuta puis passa une jambe par dessus la croupe de Chocolat et se laissa glisser doucement au sol. Une fois à terre, il soupira bruyamment.
- Eh ba mon vieux, maintenant tu va pouvoir aller retrouver tes copains !, dit-il à Chocolat en le caressant.

Soudain, alors qu'ils allaient repartir vers le village, Elisabeth demanda à Maya une chose à laquelle personne ne s'attendait.
- Maya ?
- Oui ?
- Est-ce que je peux essayer de monter Chocolat ?

Les membres de Jumper-1 l'observèrent avec de grands yeux étonnés. Mais Maya lui sourit gentiment.
- Oui, au contraire, il a besoin d'être monté.
Puis Maya s'adressa à McKay.
- Rodney, demandez à votre cheval de laisser le docteur Weir le monter.
Reprenant ses esprits, McKay s'avança vers Chocolat. Cela lui semblait maintenant presque normal de parler au cheval et il fit cela à sa manière comme d'habitude.
- Le docteur Weir veut faire une petite balade sur ton dos, alors sois gentil avec elle ok ?
Le jeune cheval s'ébroua, mais cette fois-ci, McKay ne recula pas. Il semblait peu à peu s'habituer à son "nouvel ami" et n'avait plus peur de lui. Il paraissait même s'y attacher.
Elisabeth se dirigea vers la pierre, mais fut arrêter dans son geste par le colonel.
- Elisabeth, vous êtes sûr ?
John s'inquiétait pour elle et elle fut touchée par cette marque d'affection. Elle le rassura.
- Ne vous en faîtes pas John. Je sais ce que je fais.
En effet, plus jeune, Elisabeth avait pratiqué l'équitation pendant cinq années. C'était une cavalière émérite. Mais à l'âge de 18 ans, elle avait choisi de continuer ses études et avait du arrêter l'équitation car son père ne pouvait pas payer les deux.
Pour monter sur Chocolat, le docteur Weir répéta les mêmes gestes que Rodney, et en un clin d'oeil, elle était à cheval. Toutes les sensations de son adolescence lui revinrent en mémoire. D'instinct, elle su parfaitement quelle position adopté pour ne pas perdre l'équilibre. Les souvenirs affluèrent dans sa tête. Le souffle d'un cheval, des sabots qui frappent le sol, la poussière, l'odeur des chevaux en sueur lors de ses longues randonnées en forêt les jours de grandes chaleurs...
Chocolat piétinait sur place. Il semblait comprendre qu'il avait affaire à un cavalier plus doué que le sien. Elisabeth elle aussi mourrait d'envie de partir au galop dans cette plaine immense. Elle jeta un regard à Maya qui hocha la tête pour lui faire comprendre qu'elle pouvait y aller. Elle aussi avait compris que le docteur Weir savait monter. Chocolat piaffait d'impatience. John s'inquiétait du comportement du cheval. Ce dernier n'avait pas du tout réagi de cette manière avec McKay.
- Elisabeth, ça va ?, demanda t-il.
- Oui ne vous inquiéter pas John, lui répondit-elle en mêlant son regard au sien. Je sais monter...
Et avant même que le colonel ait eu le temps de dire autre chose, Elisabeth serra fermement les jambes et Chocolat partit au grand galop.
- Waou... dit McKay dans un souffle.
Elisabeth sentait toute la puissance du cheval sous elle. Elle avait oublié ce que cela faisait de monter sans selle. Chocolat galopait à toute allure. Le vent sifflait dans ses oreilles. Elle ferma les yeux, grisée par la vitesse et par le sentiment de liberté que cette course folle lui procurait. Elle aurait voulu que cela ne s'arrête jamais. Mais Chocolat finit par ralentir l'allure, et c'est aussi essoufflé l'un que l'autre qu'ils firent demi-tour. Elle le laissa marcher un peu, puis le mit au trot pour revenir à son point de départ. Avant d'arriver auprès de son équipe, elle ne résista pas à l'envie de piquer un dernier petit galop. Elle pila juste devant John qui recula précipitamment.

Lorsqu'elle descendit de cheval, elle remarqua que John le regardait étrangement. Elle l'interrogea du regard.
- Vous ne m'aviez jamais dit que vous saviez monter à cheval !, lui dit-il tandis qu'ils prenaient le chemin du retour.
- Je ne l'ai jamais dit à personne, répondit-elle en souriant.
- Pourquoi ?
- Je n'en n'ai jamais eu l'occasion, voilà tout.
Le retour se fit en silence. On entendait juste Chocolat s'ébrouer de temps en temps. Quelques gouttes de sueur perlaient sur son encolure. John, lui, était perdu dans ses pensées. Il venait de découvrir une autre facette d'Elisabeth et cela n'avait fait que renforcer les sentiments qu'il éprouvait pour elle. Des sentiments qu'il savait beaucoup plus fort que de l'amitié.

Depuis déjà pas mal de temps, il avait découvert que ses sentiment pour sa supérieur allaient bien au delà du simple attachement professionnel. Il ne regardait plus Elisabeth de la même manière. A chaque fois qu'il l'observait, il la voyait belle et pleine de charme. Il avait envie de la prendre dans ses bras quand elle allait mal, de la rassurer lorsqu'elle était inquiète, et plus d'une fois, ses pensées s'étaient égarées au delà... Il ne se passait pas une nuit sans qu'il rêve d'elle.
Les derniers rayons du soleil disparaissaient à l'horizon tandis que les premières étoiles apparaissaient dans le ciel. C'était l'heure entre chiens et loups. Ils arrivèrent au village. Maya leur conseilla d'aller se reposer s'ils voulaient se lever en même tant que le soleil demain, pour aller traduire les dernières inscriptions. Tous allèrent se coucher dans leurs tentes respectives.
John avait chaud. Il tournait sans cesse dans son lit sans savoir quelle position adopter. Il finit par s'asseoir et regarda sa montre. Minuit. John soupira. Il pensait encore et toujours à Liz et il n'arriver pas à trouver le sommeil, même si la fatigue était de plus en plus présente au fil des heures qui défilaient. Soudain, il vit une ombre passer devant sa tente. Sans bruit, il se leva et sortit. Il observa les alentours. Les deux lunes éclairaient le village. Il s'avança à travers les tentes et les petites maisons en prenant bien soin de ne faire aucun bruit ni aucune ombre sur les toiles. Lorsqu'il dépassa la dernière maison, il vit l'ombre s'engager sur le chemin vers la forêt. Il la suivit et se rapprocha d'elle doucement. Lorsqu'il reconnu la chevelure d'Elisabeth, son coeur fit un bond dans sa poitrine. Il inspira profondément. "Garde le contrôle Sheppard", s'ordonna t-il à lui même. Quand il fût assez près d'elle, il passa ses mains sur ses yeux tout en lui murmurant à l'oreille :
- Ne criez pas...
Elisabeth s'arrêta net. Elle avait reconnu l'odeur de John, la voix de John. Elle frissonna au contact de ses mains. Lorsqu'il les enleva, elle se retourna lentement et lui sourit.
- Vous n'êtes pas surprise de me voir ?, lui demanda t-il en constatant qu'Elisabeth ne lui posait pas la moindre question.
- Non. Je savais que c'était vous, répondit-elle en souriant doucement.

Il lui sourit à son tour. Les quelques rayons de lune qui avaient réussi à passer entre les feuilles des arbres faisaient briller les yeux d'Elisabeth d'une étrange lueur. Elle le trouvait magnifiquement beau sous cette lumière pâle. Elle essayait de rassembler ses pensées pour trouver quelque chose de cohérent à dire mais abandonna rapidement. Son regard croisa celui du colonel et ce fût comme-ci le temps s'était arrêter. Ils étaient très proches. "Trop proche", pensa John en essayant de reprendre le contrôle. Jamais une femme ne l'avait déstabilisé comme cela. Le regard de Liz était profond, pénétrant. Il avait l'impression qu'elle essayait de lire dans ses pensées. Mais il ne baissa pas les yeux. De toute façon, il n'en avait pas envie. Il ne résista pas. Sa main frôla la chevelure d'Elisabeth, puis finalement, il plongea doucement ses doigts dans ses cheveux. Les traits de la jeune femme se détendirent. Elle ferma les yeux. Liz sentit son colonel se rapprocher, mais ne bougea pas. Il la prit doucement dans ses bras. Elisabeth ne pu retenir un faible soupir. Elle était heureuse. Sa tête collée contre sa poitrine, elle sentait son coeur battre à toute allure, au même rythme que le sien. Elle avait passé ses bras autour de sa taille et le serrait fort contre elle, pour ne pas le perdre, pour le remercier, pour lui dire qu'elle l'aimait. John se découvrit plus émotif qu'il ne le pensait. Sa vue se brouilla. Il refoula ses larmes et déposa un baiser sur la chevelure de celle qu'il aimait. Pour la rassurer, lui dire qu'il serait toujours là...

- Je t'aime..., chuchota John à son oreille.

Elisabeth ferma les yeux et se mordit la lèvre inférieure. Non, elle ne pleurerait pas ! Même si elle avait tellement attendu ce moment, même si son plus beau rêve devenait réalité, elle ne pleurerait pas... Trop tard. Liz fût secoué par un sanglot et malgré ses yeux clos, les larmes firent briller ses joues. Elle releva la tête et plongea son regard dans celui de John.

- Je t'aime..., lui dit-elle à son tour.

Les yeux de Liz descendirent sur la bouche du colonel. Il compris le message. Comblant le minuscule espace qui les séparer, il posa délicatement ses lèvres sur celles d'Elisabeth. Leurs souffles se mélangèrent. Ils restèrent un instant sans bouger, savourant cet instant tant attendu. Puis John entrouvrit ses lèvres et Liz fit de même. Ce premier baiser fût tendre, délicat, sans aucune brusquerie. Chacun reçu tout l'amour que l'autre ressentait pour lui. Ils se séparèrent lentement. Leurs regards se croisèrent. Ils étaient à la fois troublés et émerveillés par les nouvelles sensations qu'ils venaient de découvrir. Un amour indéfinissable se lisait dans leurs yeux. Enfin, Elisabeth se décida à parler, sans pour autant quitter son colonel des yeux.

- On ferait peut-être mieux d'aller se reposer... Il est tard...

John lui chipa un dernier baiser et la prit par la main. Il lui fit signe de ne pas faire de bruit, pour ne pas se faire surprendre. Elisabeth eut bien du mal à rester attentive. Ils arrivèrent enfin devant la tente du docteur. Le colonel lui caressa doucement la joue, puis pencha la tête et l'embrassa. D'abord tendrement, puis le baiser s'intensifia. John passa sa main au creux des reins de la jeune femme et l'attira contre lui. Liz gémit faiblement. D'une main, le militaire releva le pan de tissus qui servait de porte et Elisabeth fit reculer doucement John dans sa tente. Le pan de tissu retomba.



Partie NC-17

Dans le noir le plus complet, les mains des deux leaders d'Atlantis se firent plus entreprenantes. Celles d'Elisabeth passèrent sous la veste du colonel, puis se glissèrent sous son t-shirt. A ce contact, ils frissonnèrent tous les deux. John avait retiré la veste de Liz et l'embrassa une nouvelle fois passionnément. Ses lèvres glissèrent ensuite vers sa joue pour descendre lentement vers sa nuque. Le militaire se laisser guider par les soupirs de sa supérieure. Cette dernière bascula sa tête vers l'arrière pour lui laisser le champ libre. Une de ses mains se perdit dans ses cheveux noirs d'ébène. John redressa la tête, puis l'embrassa de nouveau. Pendant qu'il jouait avec la langue d'Elisabeth, cette dernière en profita pour lui retirer son t-shirt. Aussitôt, ses mains ne purent s'empêcher de glisser sur ses abdominaux parfaitement dessinés, d'effleurer les muscles de son dos, de caresser ses épaules pour enfin revenir sur ses pectoraux. Liz sentit John soupirer contre sa bouche. Les mains de ce dernier glissèrent jusque sur les hanches d'Elisabeth, et il lui retira à son tour son t-shirt. Sans attendre, il remonta lentement ses doigts le long de son dos. Liz embrassait consciencieusement le cou du colonel. Elle frémit lorsqu'elle le sentit en train de dégrafer son soutien-gorge, mais se laissa faire. Parce que s'il ne le faisait pas, elle s'en chargerait. Le bout de tissu noir tomba à terre et la poitrine de Liz entra en contact avec le torse du colonel. Elle se blottit dans ses bras, la tête au creux de son cou. Elle était tellement bien. Elle se surprit à déposer de petits baisers sur l'épaule de John.

- Tu es sûr..., lui demanda t-il doucement.

- Oui..., répondit-elle dans un souffle.

Puis elle l'embrassa de nouveau. Plus doucement, plus gentiment. John la souleva alors, et en vrai gentleman, la porta sur le lit. Ce dernier était petit, mais s'ils se seraient un peu, ils y trouveraient la place pour deux. Il s'allongea à côté d'elle et l'embrassa dans le cou. Très vite, il se retrouva à califourchon sur Liz, et sa bouche n'était plus sur son cou. Elle avait même nettement descendue. John effleura de ses lèvres les seins de Liz, qui se cambra sous cette douce torture.

- John..., gémit-elle, une main perdue dans ses cheveux.

Ce dernier remonta et l'embrassa de nouveau. Il adorait l'embrasser. Jouer avec sa bouche, ses lèvres, sa langue. Et lorsqu'elle se prenait au jeu, c'était encore mieux. Tout en continuant de l'embrasser, Liz descendit ses mains le long des abdominaux de son colonel. Elle défit lentement la boucle de la ceinture de John, puis enleva le bouton et descendis la fermeture. Au passage, elle effleura la partie sensible du militaire. Le gémissement de ce dernier fut étouffé par les lèvres d'Elisabeth. Il fit glisser son pantalon à terre, avant de s'attaquer à celui de Liz. Ils se retrouvèrent bientôt en souvêtements, essoufflés par le baiser qu'ils venaient d'échanger. Après un énième baiser dans le cou, John entama une nouvelle descente. Ses lèvres traçaient des sillons brûlant sur la peau blanche de Liz. Cette dernière avait bien du mal à contrôler ses gémissements. Chaque caresse de John ravivait un peu plus le feu qui brûlait en elle. Lorsque John arriva vers son bas ventre, elle le supplia de remonter. Il s'exécuta, mais simplement pour lui murmurer à l'oreille :

- Ta tente se trouve tout au fond du village et elle est entourée par des maisons...

Il redescendis et repris ses baisers et ses caresses. Il frôla de ses lèvres l'intimité d'Elisabeth par dessus le coton. Cette dernière gémit faiblement. Il la mettait au supplice. Finalement, il retira le bout de tissu, suivit de près par son boxer. Ils étaient maintenant nu tous les deux, l'un contre l'autre. Les doigts de John traçaient sur le corps de son amante un chemin dont lui seul connaissait le point de chute. Liz soupirait. Elle craignait qu'on l'entende. La toile de la tente faisait un bien piètre isolant.

- J'ai peur de crier John...

Ce dernier sourit intérieurement en pensant à ce qu'il allait faire. Il l'embrassa sans qu'elle ne s'y attende afin d'étouffer son premier cri lorsqu'il la pénétra de deux doigts. Les lèvres du colonel la bâillonnèrent encore lorsqu'il bougea lentement ses doigts à l'intérieur d'elle. Les mains d'Elisabeth étaient crispées sur les draps. Ses phalanges blanchissaient tellement elle les serraient forts. Elle essayait de se contrôler. L'orgasme montait en elle. Elle était sur le point d'exploser. C'était tellement bon. John accéléra le mouvement de ses doigts sans pour autant lâcher la bouche d'Elisabeth. Il savait qu'elle allait craquer. C'est ce qu'il attendait. Les mains de Liz s'ouvrirent, lâchant les draps. Elle cria de plaisir contre la bouche de son amant et se cambra violemment contre lui. Enfin, elle se détendit à nouveau. John retira ses doigts et lâcha sa bouche. Elle était en sueur, haletante. Tout sourire, John lui demanda :

- Déjà fatiguée docteur Weir ?

- C'est vous qui m'épuisez, colonel Sheppard !

Puis elle l'embrassa de nouveau fougueusement. John se mit au dessus d'elle. Elisabeth écarta alors ses fines jambes et l'attira à elle.

- Prend-moi, lui dit-elle dans un souffle.

Le colonel fut étonné de la voir en aussi bonne forme juste après ce qu'il venait de lui faire subir. Mais ce ne fût pas pour lui déplaire, bien au contraire. Il se positionna entre ses jambes et entra en elle d'un coup de rein puissant. Il mit juste à temps sa main sur sa bouche pour étouffer son cri. Il commença ses va-et-vient, lentement d'abord, puis il accéléra l'allure, à la demande de Liz. L'orgasme ne se fit pas attendre. John se retînt jusqu'au bout, puis au moment où Liz se cambra contre lui, il la rejoignit au septième ciel, gémissant son nom.

Lorsque John se retira d'elle et la pris dans ces bras, Elisabeth pris bien garde de ne pas s'endormir. Après quelques instants où ils s'échangèrent petits bisous et petits câlins, Liz dit à John :

- Ne t'endors pas surtout !

Surpris, ce dernier s'appuya sur le coude et l'observa.

- J'ai même pas le droit à une petite pause, après tout ce que je t'ai fait ?

Liz sourit.

- Bien sûr que si !

- Ah ! J'ai eu peur !

- Mais il faut que tu sois retourné dans ta tente avant que le soleil se lève. Et comme on ne sait pas quand il se lève ici...

John lui déposa un baiser sur le front, puis dit :

- Tu as raison, je vais m'habiller.

Deux minutes plus tard, il revînt s'asseoir sur le lit de son amante.

- A toute à l'heure alors !

Elisabeth l'attira contre elle.

- J'aurai voulu que tu reste dormir avec moi..., chuchota t-elle.

John se redressa et l'embrassa tendrement. Un doux baiser comme il savait si bien les faire avec sa main toujours posée sur la nuque d'Elisabeth. Il se sépara doucement d'elle, lui fit un dernier sourire puis se leva et sortit de la tente. Liz se rhabilla elle aussi et se recoucha, plus heureuse que jamais.

Le lendemain, après les dernières inscriptions déchiffrer, toute l'équipe fit ses adieux à la tribu, puis se dirigea vers la porte. Mais juste avant de composer l'adresse, ils entendirent un hennissement strident, suivit d'un bruit de galop effréné. Ils se retournèrent tous, et virent Chocolat qui déboulait vers eux à toute vitesse. Il stoppa net devant Rodney. Ce dernier s'approcha de lui et le caressa.

- Moi je vais devoir y aller mon vieux. J'te laisse avec tes copains chevaux, tu seras beaucoup mieux ici, tu verras ! Et puis moi je ne suis pas marrant, je râle tout le temps... Maya va bien s'occuper de toi, elle me l'as promis. Ok ?

Chocolat poussa du bout de son nez le scientifique qui fit un pas en arrière. Mais il sourit.

- Heureux de t'avoir connu !

Puis il lui fit un bisou sur le front. Quand il se retourna, le cheval ne tenta pas de le suivre, il semblait avoir compris. Et John ne se moqua pas de McKay. Que le scientifique reconnaisse ses fautes devant le cheval l'avait étonné et touché.

La porte s'ouvrit. John et Liz se lancèrent un regard remplit d'amour et de joie. Ils s'avancèrent vers la porte suivit par Ronnon et Teyla. Rodney lui, observait toujours Chocolat, qui attendait à la même place que tout à l'heure.

- Rodney... fit gentiment Elisabeth.

Le scientifique repris ses esprits et marcha vers la porte. Au moment de la franchir, il se tourna une dernière fois vers le cheval. Ce dernier hennit et se cabra. Rodney se mordit la lèvre inférieure pour empêcher les larmes de venir embuer sa vision et fit un signe de la main à Chocolat.

- Au revoir mon vieux, murmura t-il.

Et il passa la porte.


FIN
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