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Accueil/Fanfics/Jeux dangeureux
Informations :
Auteur : missphilou
: 22/10/2006
Note : 9
Nombre de votes : 2


Histoire :
Titre : Jeux dangeureux
Auteur : missphilou
Genre : Shweir !


BOUM...BOUM ...BOUM...
Des coups sourds dérangèrent l'étrange oiseau posé sur l'un des balcons de la cité des Anciens. Lassé par ses nuisances sonores, il finit par s'envoler. Les bruits qui avaient déranger l'oiseau se répétèrent une nouvelle fois. Ils provenaient de la salle d'entraînement. A l'intérieur, un homme en nage se défoulait sur un pauvre puching-ball depuis maintenant une heure. Cet homme, c'était le lieutenant-colonel John Sheppard. Il frappait sans relâche dans le sac de cuir rouge. Il avait retiré son t-shirt. Les gouttes de sueur roulaient sur son torse et son dos nu. Après un dernier coup plus fort que les autres, il stoppa le mouvement incessant de ses poings avant de s'écrouler sur le sol, épuisé.
Allongé sur le dos, les bras en croix, il reprenait lentement son souffle, ainsi que ses esprits. Le principal objet de ses pensées lui revînt alors devant les yeux. John soupira. "Elle est si belle, si intelligente, si charismatique, si...tout !", pensa t-il. Le militaire sourit en repensant aux évènements de cette journée.

FLASH-BACK

Toc, toc, toc.
- Entrez, fit le docteur Weir, le nez toujours plonger dans ses dossiers.
- Bonjour Elisabeth, dit John en refermant la porte.

La jeune femme redressa la tête et son coeur fit un bond dans sa poitrine, comme à chaque fois que le colonel lui souriait. John s'approcha du bureau.

- Je ne vous dérange pas au moins ?
- Non pas du tout ! J'étais en train de finir un rapport. Justement celui de la dernière mission que vous avez effectuer.

Le colonel contourna le bureau et s'approcha d'Elisabeth pour voir de quelle mission il s'agissait. Et aussi pour être près d'elle, mais ça, il ne voulait pas se l'avouer. Le docteur Weir se figea sur place. "Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il est beaucoup trop près !", pensa t-elle alors que John se penchais par dessus son épaule. Elle pouvait sentir son souffle chaud sur sa nuque. Malgré elle, elle frissonna. John le remarqua et sourit intérieurement.

- Vous avez froid ?, lui demanda t-il doucement à l'oreille.

Lorsque Elisabeth sentit ses lèvres frôler ses cheveux, elle ferma les yeux. "Garde le contrôle Liz...", s'ordonna t-elle.

- Non..., répondit-elle dans un souffle.

John avait remarqué ses yeux clos et en profita pour l'embrasser tendrement sur la joue. Elisabeth fut pris d'un léger sursaut et se mordit la lèvre inférieure lorsqu'elle sentit les lèvres du militaire descendre lentement vers sa nuque.

- John... Qu'est-ce que vous faîtes ?... parvînt t-elle à murmurer.
- Mais rien, absolument rien, lui répondit-il en continuant son manège.

Elisabeth savait qu'elle ne tiendrait pas longtemps. Ce n'est que lorsqu'elle vît Caldwell arriver dans le couloir qu'elle parvînt au pris d'un effort considérable à se redresser. Mais John n'avait pas dit son dernier mot. Il se rapprocha à nouveau d'elle.

- John... non... Caldwell !, lui dit-elle en regardant avec effroi la porte qui s'ouvrait.

Le militaire recula précipitamment. Lorsque Caldwell entra, il jeta un regard au colonel, mais il n'avait apparemment rien remarqué.

- Bon, eh bien, je vais vous laissez Elisabeth, dit John.
- A plus tard colonel, répondit le docteur Weir, en tentant de cacher du mieux qu'elle pouvait ses joues en feu.

Le colonel lui fit un sourire remplit de sous-entendu, puis sortit du bureau.

Fin du FLASH-BACK

John se redressa, remit son t-shirt et sortit de la salle d'entraînement. "C'est trop dur..., pensa t-il en secouant la tête. Je ne peux plus caché mes sentiments. C'est décidé, je vais lui dire ! Ou tout du moins, je vais lui faire comprendre !"

Après avoir pris une douche, le colonel se dirigea vers la salle de briefing. La réunion avait déjà commencée. Il s'excusa de son retard sous l'oeil inquisiteur d'Elisabeth. Pour se faire pardonner, il lui sourit. La jeune femme rougit légèrement en repensant à la situation de ce matin, mais se repris très vite et lui sourit à son tour. John s'assit à côté d'elle et McKay continua ses interminables explications sur la planète qu'ils allaient explorer. Au bout de 10 minutes, le colonel ne pu étouffer un bâillement. Le scientifique s'en offusqua immédiatement.

- Vous le dites si je vous ennuis colonel !
- Eh bien a vrai dire, oui, un peu.

Le docteur Weir se tourna vers lui.

- Colonel !
- C'est bon, je plaisantais, fit-il en faisant la moue.

Elisabeth ne pu s'empêcher de le trouver craquant lorsqu'il la regardait de cette manière. "De toute façon, il est tout le temps craquant", pensa t-elle en soupirant faiblement tandis que Rodney reprenait ses explications. En l'entendant soupirer, le colonel lui avait jeté un regard amusé. Alors que McKay commencait à parler de la civilisation qui semblait habiter la planète, John fit lentement glisser son pied vers ceux d'Elisabeth, tout en faisant mine de s'intéresser au discours de Rodney. Lorsqu'elle sentit le pied du colonel contre le sien, Elisabeth sursauta.

- Tout va bien docteur Weir ?, demanda Rodney.
- Euh...oui, oui, continuez, répondit-elle, gênée.

Mais lorsque John recommença son manège, elle lui jeta un regard noir. Le militaire n'en tînt pas compte, trop heureux de la voir réagir de cette manière. A présent, c'était toute la jambe du colonel qui caressait suavement celle d'Elisabeth. Cette dernière avait viré au rouge pivoine et tentait tant bien que mal de se ressaisir. John continua son manège pendant tout le briefing, alternant jeu de pieds où Elisabeth tentait de l'esquiver et douces caresses où elle se laissait faire, fermant de temps à autre les yeux plus longtemps qu'elle ne le devrais. Heureusement, personne ne remarqua ce qu'il se passait sous la table. Quand vînt le moment ou le docteur Weir devais parler, Elisabeth se tourna vers John et lui lança un regard qui cette fois-ci se voulait plus suppliant qu'autre chose. Le militaire compris le message, et cessa quelques instants le mouvement de sa jambe, mais sans rompre le contact. Le teint d'Elisabeth revînt à sa couleur d'origine.

- Avez-vous des questions ?, demanda t-elle en priant pour que personne n'en pose.
Chacun des membres de Jumper 1 hochèrent la tête.
- Bien. Départ pour la mission dans une heure.

Tous se levèrent sauf John et Elisabeth. McKay rangeait ses documents. Elisabeth commençait à paniquer à l'idée que le scientifique se doute de quelque chose. Elle déclara donc assez fort pour que Rodney l'entende :

- Vous pouvez y aller colonel.

John la regarda intensément puis finalement lui sourit et se leva. Elisabeth soupira faiblement, soulagé qu'il n'ait pas tenté autre chose pour la déstabiliser. Mais en passant derrière elle, le colonel frôla de ses doigts la nuque de la dirigeante. Elle se surprit à fermer les yeux et à apprécier cette caresse. Mais elle les rouvrit aussitôt car McKay était encore là. Heureusement, il n'avait rien vu. Avant de sortir, John lui envoya un sourire qui voulait tout dire.

*

La mission s'était déroulée à merveille. Pendant le débriefing, Elisabeth s'était débrouillé pour ne pas se retrouver à côté du colonel. Non pas qu'elle avait marre de ces petits jeux entre eux, mais elle avait surtout peur de ne pas pouvoir se contrôler très longtemps. Elle pensait avoir esquiver le colonel pour la fin de la journée, mais s'était sans compter la détermination de John. Ce dernier passa devant le bureau d'Elisabeth pour se rendre au mess. Il la vit, toujours en train de travailler, et décida d'aller la voir.

- Elisabeth ?

Cette dernière redressa vivement la tête lorsqu'elle reconnut SA voix. Par réflexe, elle lui sourit.

- Colonel ?

John lui montra la pendule accrocher au mur.

- Oui, il est bien 20h30 colonel, dit Elisabeth sans trop comprendre. Vous avez perdu votre montre ?
- Et vous, vous avez penser à manger ?, lui répliqua t-il.
- J'ai trop de rapports en retard, je ne peut pas me permettre de...
- Non non Elisabeth, il n'y a pas de rapports qui tienne, lui dit-il en s'avançant vers elle. Vous venez manger quelque chose, sinon vous ne tiendrez pas le coup.
- Mais je vous assure que je n'ai pas faim !, protesta la jeune femme alors que le colonel l'attrapait par la main et l'attirait hors de son bureau.

Elisabeth soupira.

- Vous êtes une vraie mère poule colonel !
- Non, je m'inquiète seulement pour vous, lui répondit-il, soudain sérieux.

Ils continuèrent leur chemin dans les couloirs de la cité en silence. Le docteur Weir était troublé. Au plus loin qu'elle se souvienne, jamais John ne lui avait montré qu'il tenait à elle, en tout cas pas explicitement. Et là, dans ce couloir désert, il venait de lui avoué qu'il s'inquiétait pour elle. Le colonel aussi paraissait gêné par ce qu'il venait de dire. Oh bien sur, il le pensait. Mais il n'avait pas l'intention de le lui avouer, ou du moins pas si rapidement. Ils arrivèrent enfin au mess. Ils allaient s'asseoir à une table, lorsqu'ils entendirent quelqu'un les appeler.

- Colonel ! Docteur Weir !

Ils se retournèrent. Rodney venait vers eux, son plateau repas rempli à ras bord.

- Mais quel boulet... murmura John.

Elisabeth l'entendit et ne pu s'empêcher de sourire. Elle avait pensé la même chose. Le colonel plongea ses yeux dans les siens et ils se sourirent. Rodney s'installa à leur table et le repas se déroula dans la joie et la bonne humeur, entre les incessantes disputes de Rodney et John et les réprimandes d'Elisabeth qui eu bien du mal à ne pas prendre le partit du militaire.


*

Cette nuit là, Elisabeth ne trouva le sommeil que très tard dans la nuit. Elle ne comprenait pas le soudain changement d'attitude de John envers elle. Du moins si, elle comprenait, mais elle ne savait pas trop comment réagir a cela. Elle était heureuse qu'il fasse enfin le premier pas. Mais qu'il le fasse de cette manière la surprenait. Elle finit enfin par s'endormir, des interrogations pleins la tête.
Le lendemain matin, lorsqu'elle se réveilla, son premier réflexe fut de regarder son réveil. 6h15. Le jour se levait à peine. Elisabeth savait qu'elle n'arriverait pas à se rendormir. Elle sortit donc de son lit et fila sous sa douche. Une demi-heure plus tard, elle sortait de ses quartiers.
Alors que sa porte se refermait, elle aperçut John qui s'apprêtait à tourner à l'angle du couloir. Elle hésita. Devait-elle l'appeler ? Trop tard ; il avait entendu la porte se refermer et faisait demi-tour. Il arriva devant elle le sourire aux lèvres.

- Bonjour Elisabeth.
- Colonel ! Vous êtes bien matinal !
- Je n'arrivais pas à dormir.
- Quelque chose vous préoccupe ?, lui demanda t-elle en fronçant les sourcils.

John semblait hésiter à répondre. Elisabeth l'encouragea du regard.

- Oui.
- Quoi donc ?

John se rapprocha d'elle.

- Vous..., murmura t-il en plongeant son regard dans le sien.

Elisabeth fut surprise, mais moins qu'elle ne le pensais. Elle baissa les yeux, gênée.

- John, je...

Mais ce dernier posa son index sur ses lèvres.

- Ne dites rien, chuchota t-il.

Il s'apprêtait à partir, mais Elisabeth le retînt par le bras.

- John...

Il se rapprocha d'elle. Leurs regards se croisèrent et ils ne purent se quitter des yeux. John se pencha doucement et ses lèvres frôlèrent celles d'Elisabeth. Leurs souffles se mêlèrent. N'y tenant plus, la jeune femme combla les derniers millimètres qui les séparaient. John sourit contre ses lèvres et l'embrassa tendrement. Soudain, des pas résonnèrent dans le couloir. Ils se séparèrent vivement. McKay apparu.

- Colonel ! Docteur Weir !

John leva les yeux au ciel et soupira bruyamment. Le scientifique le remarqua.

- Je vous dérange ?

Elisabeth tenta de rattraper la bourde du colonel.

- Non non, pas du tout. Bonjour Rodney.
- Bonjour Elisabeth, fit McKay en insistant sur le dernier mot.

Il regarda le colonel d'un air soupçonneux, puis finalement repris sa route. A peine eût-il tourné à l'angle du couloir que John fondit sur Elisabeth et la plaqua contre le mur. Elle n'eût pas le temps de protester car John l'embrassait déjà. Elle répondit immédiatement à son baiser, qui devînt de plus en plus passionner au fil des secondes. John glissa ses mains autour de la taille de la jeune femme et l'attira à lui. Elisabeth gémit doucement contre les lèvres du colonel. Elle passa ses mains autour de sa nuque et l'embrassa encore plus passionément. Au bout de quelques minutes, malgré le désir qu'il sentait monté en lui, John rompit le contact. Elisabeth l'observa, surprise par ce geste inattendu. Il lui sourit comme il savait si bien le faire, puis à contrecœur, s'éloigna d'elle en reculant.

- A plus tard docteur Weir.

Il lui fit un dernier sourire accompagné d'un clin d'oeil, puis tourna à l'angle du couloir. Il voulait la faire patienter, la faire espérer, pour que le jour venu, tout soit parfait. Même s'il avait beaucoup de mal à se retenir, il y arriverait. Tout devait être parfait. Pour elle.

Elisabeth se tenait adossé au mur et tentait de reprendre ses esprits. " Il m'a embrassé...", pensa t-elle sans trop y croire. Elle avait trouvé cela tellement magique. Encore mieux que dans ces milliers de rêves qu'elle avait fait à propos de ce fameux premier baiser. Elle regarda le plafond et soupira. Lorsqu'elle repartit pour se rendre à son bureau, un immense sourire éclairait son visage, et elle eut bien du mal à commencer ses rapports. "A mon tour de jouer...", pensa t-elle, un sourire malicieux sur les lèvres.


*


Le soir venu, les doutes d'Elisabeth étaient plus que jamais présents dans son esprit. "Et si ce n'était qu'un jeu ? Et si c'était juste un simple baiser, juste comme ça, juste parce qu'il en avait envie...". Finalement, elle se décida à lui rendre visite. Elle ne l'avait pas vu de la journée. Il lui manquait horriblement. Mais le colonel n'était apparemment pas dans ses quartiers car personne ne répondit lorsqu'elle frappa à la porte. La jeune femme s'apprêtait à faire demi-tour quand elle eut une idée. "Il y a un deuxième endroit où je pourrait peut-être le trouver...", pensa t-elle.

Et en effet, elle le trouva là-bas, dans la salle d'entraînement. Il était seul, torse nu, toujours entrain de taper contre le même puching-ball. Dos à la porte, il ne vit pas Elisabeth entrer. Cette dernière s'assit contre le mur, et l'observa. "Il est trop bien pour moi...", se mit-elle à penser. Elle sera les poings pour contenir son envie. Elle ne cessait d'admirer ses muscles contracter par l'effort. Enfin, John s'arrêta de frapper, et posa son front contre le cuir froid pour reprendre son souffle. Elisabeth se redressa sans faire de bruit.

- A qui pensez-vous en tapant sur ce pauvre sac ?

John se retourna. Lorsqu'il vit la jeune femme, il lui sourit.

- Ca dépend de qui m'a énervé pendant la journée. En l'occurrence, ça serait plutôt McKay, lui dit-il en lui jetant un regard complice.

Il ramassa sa serviette et s'essuya le visage tout en se rapprochant de la dirigeante.

- Et vous, vous n'avez jamais envie de vous défouler sur un pauvre sac, comme vous dites !
- Si, parfois...

Le colonel l'observa, étonné d'apprendre qu'Elisabeth pouvait perdre son sang froid.

- Et en quelles occasions ?, lui demanda t-il.

La jeune femme tentait de rassembler ses pensées pour trouver un souvenir mais elle n'y arrivait pas. John était beaucoup trop proche et ne portait pas une tenue propice à la concentration. Il se rapprocha un peu plus et l'interrogea du regard. Elle retînt son souffle lorsqu'il posa une main sur le mur à côté de sa tête.

- Elisabeth ?
- Oui...
- Vous n'avez pas répondu à ma question...

Il se rapprocha encore un peu. La serviette poser en équilibre sur son épaule tomba à terre. Elisabeth tentait tant bien que mal de garder son calme et de ne pas céder à ses pulsions. "Pense à autre chose Liz. Pense à... à.. à tes rapports qui t'attendent sur ton bureau ! Oui voilà, les rapports... Il faut que je les termine... Il faut que..." Mais la jeune femme n'eût plus la force de penser à autre chose. John avait déposé un délicat baiser dans son cou qui la fit frissonner.

- Vous avez encore froid...? lui demanda t-il contre son oreille.

Voyant qu'elle ne lui répondait pas, il plongea son regard dans le sien. Mais les yeux d'Elisabeth glissèrent rapidement vers sa bouche. John sourit et sans attendre, plaqua ses lèvres contre celles de la jeune femme. Leurs langues entamèrent un ballet infernal, tandis que les mains du colonel s'aventuraient au creux de ses reins, soulevant son t-shirt, caressant sa peau parcourue de frissons. Elisabeth glissa une main dans ses cheveux, et l'autre vînt caresser le torse du militaire. Elle glissait sur sa peau humide de sueur, effleurant ses muscles, remontant le long de dos pour finir par descendre jusqu'à la limite fixée par la ceinture de son pantalon. Le colonel lui, ne s'était par arrêter à cette limite et était descendu bien plus bas. Il avait maintenant les deux mains posé sur ses fesses, et l'attirait à lui. La jeune femme ne pu retenir un gémissement, étouffé par les lèvres de John. Elle le fit reculer jusqu'au tapis de mousse, pour le faire trébucher. Mais le militaire connaissait par coeur la salle d'entraînement, et retourna la situation à son avantage. Elisabeth se retrouva allongé sur le tapis, John sur elle. Ce dernier cessa de l'embrasser et eût un sourire victorieux.

- Raté !

Elisabeth fit la moue. Le colonel relâcha sa garde et elle en profita pour se glisser sur lui. Elle lui sourit à son tour.

- Tricheuse ! lui dit-il à la manière d'un enfant.

Son sourire s'agrandit. Elle se pencha sur son torse et commença à l'embrasser, à le mordiller. John gémit sous ses assauts. Son corps répondait aux caresses de la jeune femme, et cette dernière s'en aperçu.

- Liz..., gémit-il une nouvelle fois, une main perdue dans ses cheveux.

La jeune femme se redressa, lui sourit sournoisement et se leva.

- Qu'est-ce que tu fais ?, lui demanda John, surpris et frustré.
- A plus tard colonel !, lui répondit-elle avant de quitter la salle d'entraînement.

Le militaire sourit pour lui même et soupira. "Ca s'annonce plus dur que je ne le pensais..." En vérité, il en était ravi...


*

Elisabeth s'était réveillée en sursaut, les mains moites et glacées par l'effroi. Elle se rendit compte qu'elle venait de faire un nouveau cauchemar, toujours le même. John, capturé par les Wraiths, mourait sous ses yeux. Et elle se réveillait toujours au moment où le Wraith lui disait : "C'est fini, tu ne le reverra plus jamais !"
Il était deux heures du matin. Quelques rayons de lune éclairaient sa chambre. Elle reprenait lentement son souffle, essayant de se persuader que ce n'était qu'un mauvais rêve. Mais cette horrible image lui revenait sans cesse devant les yeux. "Et si un jour ce cauchemar devenait réalité..." Elle hocha la tête. "Non ! Je ne peux pas vivre sans lui...", pensa t-elle. Elle replia ses jambes contre elle et posa sa tête sur ses genoux en soupirant. Une larme coula malgré elle le long de sa joue. "Bon sang, ce que tu peux être idiote Liz ! C'était juste un cauchemar !", se dit-elle à nouveau en essuyant rageusement du revers de sa main la tracée humide. Elle se rallongea et se pelotonna dans ses couvertures, en imaginant John à ses côtés, l'entourant de ses bras. Cette pensée la réconforta, et elle pu se rendormir. Mais pas pour longtemps. A peine le sommeil s'était emparé d'elle que l'horrible image du cadavre du colonel refit à nouveau surface. Elisabeth se réveilla et plaqua ses paumes sur ses tempes.

- Oh non..., gémit-elle.

Elle soupira. Il n'y avait qu'une chose à faire. Mais elle ne s'en sentait pas capable. Aller voir John sans lui sauter dessus lui serait totalement impossible à mettre en oeuvre. Si il tentait quoi que se soit, elle ne répondrait plus de rien. Mais s'étant couché à 1h du matin, si elle voulait dormir un peu cette nuit, c'était la seule solution. Elle sortit donc de son lit, ouvrit la porte de ses quartiers et s'engagea dans le couloir désert. Pendant qu'elle marchait, elle essayait de garder son calme. "Bon, tu lui explique juste pourquoi tu es là, et puis tu repars !", s'ordonna t-elle. Lorsqu'elle fût arrivée devant les quartiers du colonel, elle se rendit compte qu'elle portait toujours sa nuisette blanche. "Tant pis, trop tard pour faire demi-tour !", se dit-elle.
Elle frappa à la porte. Deux minutes plus tard, ce fût un John très étonné et pas du tout réveillé qui ouvrit.

- Elisabeth ?!, dit-il en étouffant un bâillement.

La dirigeante sourit en le voyant se frotter les yeux à la manière d'un gamin.

- John je suis désolé de vous réveiller. Est-ce que je peux vous parler ?
- Oui, entrez....

Le colonel s'effaça pour la laisser passer, puis referma la porte. Il portait un simple boxer noir. "Dieu qu'elle est belle dans cette tenue...", pensa t-il. Voyant que la jeune femme n'ouvrait pas la bouche, John lui demanda doucement :

- Elisabeth ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Elle hésita à répondre, mais devant son regard, ses doutes se dissipèrent.

- J'ai fait...un cauchemar...
- ...Ca ne doit pas être un simple cauchemar pour que la dirigeante d'Atlantis vienne me réveiller à 2h du matin, lui dit-il en se rapprochant d'elle.

Elle lui sourit faiblement.

- Eh bien si. C'est juste un cauchemar...

Intrigué et inquiet, John haussa les sourcils.

- Un cauchemar... repris Elisabeth. Un cauchemar où vous êtes... mort...

Elle avait dit le dernier mot dans un souffle. Elle baissa la tête, gênée de sentir si faible et si fragile en ce moment. Le colonel ne dit rien. Il s'avança juste et la prit doucement dans ses bras. Il la serra tendrement contre lui.

- Je suis là Liz... Je serais toujours là... Si un jour je meurs et que je te laisse tomber, fais-moi passer en cours martiale !

Elisabeth sourit contre le torse de John. Sa chaleur la rassurait, elle se sentait tellement bien dans ses bras.

- Viens..., dit le militaire en l'entraînant vers le lit.

Elisabeth se laissa faire. Elle se coucha sous les couvertures. L'odeur de l'homme qu'elle aimait l'enveloppa. Elle soupira de bonheur. John se coucha en face d'elle et lui sourit. Il n'osait pas faire de gestes qui pourraient la déstabiliser. Il ne voulait surtout pas profiter de sa fragilité. Mais il n'eût pas à le faire.

- John... prend-moi dans tes bras...

Il ne se le fit pas dire deux fois. Se rapprochant d'Elisabeth, il l'entoura doucement de ses bras. La jeune femme se blottît contre lui, entremêlant ses jambes nues aux siennes. John déposa un doux baiser dans ses cheveux. Elisabeth caressa une dernière fois le torse nu du militaire avant de s'endormir, sereine. John la rejoignit quelques minutes plus tard dans les bras de Morphée, non sans lui avoir préalablement murmurer à l'oreille un "Je t'aime" pleins de promesses.



*


Lorsque Elisabeth ouvrit les yeux quelques heures plus tard, un sentiment étrange l'habitait. Un sentiment qu'elle n'avait jamais ressentit auparavant. Elle était heureuse. Tout lui revînt en mémoire. John était maintenant derrière elle et l'entourait toujours de ses bras. Elle avait du bougé pendant la nuit. Mais lui, par contre, ne l'avait pas lâchée. Elisabeth sourit de bonheur. "Dieu ce qu'on peut être bien dans les bras de l'homme qu'on aime !", pensa t-elle. Elle sentit John bouger légèrement. Il se réveillait. Elle ferma les yeux par réflexe.

- Bonjour Princesse..., lui murmura t-il à l'oreille.

Elle se retourna et lui sourit.

- Les cauchemars ont disparus, à ce que je vois !
- Oui. Merci...
- De quoi ?
- De m'avoir rassurer... et de m'avoir laissé dormir ici.
- Oh mais de rien ! C'était un plaisir !

John lui caressa tendrement la joue. La jeune femme ferma les yeux et se laissa aller sous cette douce caresse. Lorsqu'elle les rouvrit, elle aperçut le réveil derrière John. Il indiquait 8h. L'heure où Elisabeth devait être en train de commencer à travailler.

- John, je devrais déjà être dans mon bureau !, paniqua t-elle en se levant.

Mais le colonel la retînt par le bras et la fit rebasculer sur le lit.

- Non !, protesta t-il. Juste deux minutes... S'il te plait...

Il commença à l'embrasser dans le cou.

- Non John... Je ne peux pas...
- Mais tu arrives en avance tous les jours... Tu peux bien arriver en retard juste aujourd'hui...

Elisabeth était entrain de succomber aux mains expertes de son colonel et elle savait qu'il ne fallait pas. Pas maintenant.

- John je t'en prie... Il faut que je retourne dans mes quartiers...

Il cessa enfin la douce torture qu'il lui faisait subir et la laissa s'asseoir sur le bord du lit.

- Très bien ! Mais pas question que tu partes sans que je sois certain que tu reviendras !

Elisabeth sourit, se leva et lui fit face.

- Comment peux-tu penser une seule seconde que je ne reviendrais pas ?
- Ah on ne sait jamais ! Tu sais avec les femmes, un jour elles disent oui, et le lendemain c'est non...

En guise de réponse, elle déposa doucement ses lèvres sur les siennes. Aussitôt, John en profita pour passer une main derrière sa nuque et approfondit le baiser. Il retomba sur le lit, entraînant la jeune femme dans sa chute. Elisabeth se retrouva sur lui, toujours entrain de l'embrasser passionnément. Elle toujours en nuisette blanche, lui toujours en boxer noir. John ne résista pas. Il posa une main sur sa cuisse et la fit remonter lentement, entraînant dans son sillage le fin tissu blanc. Elisabeth gémit contre ses lèvres. Lorsque la main du militaire arriva sur sa fesse, elle cessa de l'embrasser.

- Voilà un petit avant goût..., lui fit-elle dans un sourire malicieux.

Elle se leva avant que John ait eut le temps de protester et se dirigea vers la porte. Avant de rejoindre ses quartiers, elle lui sourit un dernière fois puis referma la porte, laissant derrière elle un colonel plus heureux que jamais et attendant le soir avec impatience !



*


La journée passa très lentement pour les deux leaders d'Atlantis. A chaque fois qu'ils se voyaient, les moments qu'ils avaient passé ensemble ce matin leur revenaient à l'esprit. Tant et si bien qu'Elisabeth préféra ensuite éviter de croiser John trop souvent, pour ne pas avoir à expliquer pourquoi elle rougissait en sa présence.
Finalement, le soir arriva enfin, et Elisabeth pu quitter son bureau et ses rapports inachevés. Il était 20h30, mais elle n'avait pas faim. A vrai dire, elle ne voulait pas prendre le risque de croiser John au mess.
21h. Le colonel en question tournait dans ses quartiers comme un lion en cage. Allait-elle venir ? Est-ce qu'il fallait qu'il aille la voir ? Dix minutes plus tard, n'y tenant plus, il sortit et se dirigea vers les quartiers d'Elisabeth à grands pas. Il hésita une dernière fois avant de frapper, mais avant qu'il ait le temps de réfléchir plus longtemps, la porte s'ouvrit et Elisabeth apparut. Elle aussi s'apprêtait à aller le voir. D'abord surpris, ils se sourirent ensuite et le militaire lui chipa un baiser avant d'entrer. La porte se referma, mais aussitôt, on entendit frapper à nouveau. John interrogea Elisabeth du regard. Elle lui fit signe qu'elle ne savait pas qui cela pouvait bien être. Elle alla ouvrir, pendant que John prenait bien soin de cacher sa présence.

- Ah docteur Weir ! Désolé de vous dérangez ! Est-ce que je peux vous parlez ?

En entendant la voix de McKay, John se mordit le poing pour se retenir d'aller le lui coller dans la figure. Elisabeth, en face du scientifique, était elle aussi un peu exaspérer.

- Je suis désolé Rodney, je suis occupé, lui répondit-elle avec toute la politesse dont elle pouvait faire preuve dans un moment pareil.
- Ah bon ? Comment ça ?

Elisabeth serra les poings.

- Rodney !!
- Bon très bien, je reviendrais plus tard mais...

Il n'eût pas le temps de finir sa phrase, le colonel s'était avancer derrière la porte et l'avait claquer au nez de ce pauvre McKay.

- Où en étions nous ?, lui demanda t-il.
- Très bonne question....

Ils étaient très proche l'un de l'autre. Les lèvres de John frôlèrent celles de la jeune femme qui sourit.

- Je crois que je t'embrassais..., dit-elle.
- Non je crois que c'est moi qui t'embrassais..., répliqua t-il avant de poser ses lèvres sur les siennes.


*

Le soleil se couchait sur Atlantis et illuminait les quartiers de la dirigeante de ses rayons orangés. Tout en continuant de l'embrasser, John souleva Elisabeth, la porta jusqu'au lit et la déposa délicatement.

- Quel prince charmant !, dit Elisabeth en lui souriant.
- Et tu n'as encore rien vu !

Il s'allongea à ses côtés et l'observa. Il la trouvait si belle.

- Qu'est-ce qu'il y a ?, lui demanda t-elle en voyant qu'il la fixait.
- Rien... Tu es belle.

La jeune femme baissa les yeux et sourit. Elle avait tant rêvé ce moment. Elle l'avait tant de fois imaginer, lors de ses nombreuses nuits blanches, lors de ces attentes interminables dans la salle d'embarquement en espérant le retour de jumper 1, lors de certains briefings ennuyeux, où elle pouvait à loisir regarder le militaire sans que personne ne se doute de quoi que se soit. Lorsqu'elle redressa la tête, John s'approcha et l'embrassa avec toute la douceur dont il pouvait faire preuve. Et ce baiser devînt si intense, si doux, si magique qu'il fit couler une larme sur la joue d'Elisabeth. John se redressa, surpris.

- Pourquoi ?, lui demanda t-il en lui essuyant doucement la joue.

Cette dernière lui sourit pour le rassurer.

- Parce que mon rêve se réalise...
- Le mien aussi, répondit-il en lui souriant.

Il l'embrassa une nouvelle fois. Une de ses mains se perdit dans les cheveux de la jeune femme. Ses jambes vinrent s'entrelacer avec les siennes. Les mains d'Elisabeth descendirent lentement et elle eût rapidement fait de lui retirer son t-shirt. Le torse du colonel apparu ; bronzé, musclé, parfait. Une longue cicatrice blanche barrait son flanc gauche. Liz la suivit de son doigt.

- Souvenir de guerre, dit John en répondant à son interrogation muette.

En voyant cette cicatrice, les doutes d'Elisabeth avaient resurgit devant ses yeux. Elle avait de nouveau peur, elle était de nouveau inquiète pour lui. Il risquait sa vie tous les jours. Elle en était consciente avant, mais elle l'était encore plus maintenant.

- S'il n'y avait que moi, je t'interdirais de repartir en mission. Je te garderai auprès de moi pour le restant de mes jours, en belle égoïste que je suis..., murmura t-elle, bouleversée.

Elle savait qu'elle n'aurait pas du dire ça. Elle savait que John aimait plus que tout partir en mission, et en prononçant cette phrase, elle lui avait sûrement fait peur. La réaction du militaire ne se fit pas attendre, mais pas dans le sens qu'Elisabeth pensait.

- S'il n'y avait que moi, je choisirai une planète déserte et je t'emmènerais loin d'ici. On ne serait rien que toi et moi, sans Wraiths, sans cité à protéger...

La jeune femme n'en crût pas ses oreilles. Elle fixa John et vit qu'il ne plaisantait pas. Un sourire vînt éclairer son visage mais fut tout de suite effacer par les derniers mots qu'il prononça. Les Wraiths, la cité... Elle avait l'impression qu'ils ne s'en sortiraient jamais.

- Qu'est-ce qu'il y a ?, lui demanda t-il en la voyant se rembrunir.
- On n'y arrivera jamais... Ils seront toujours là... Entre nous...

Elle avait toujours cette horrible impression que les Wraiths lui volaient John. Quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle puisse dire, ils étaient toujours là pour le lui prendre, pour l'attirer vers eux, dans leurs griffes. Cette pensée la hantait.

- Eh ! Elisabeth Weir ne se décourage pas d'habitude !, lui dit-il en lui caressant la joue.
- Elisabeth Weir est fatiguée John..., répondit-elle.

Il passa un bras autour de sa taille et l'attira contre lui.

- Mais maintenant elle n'est plus seule ! Elle a un allié de taille qui la défendra toujours et qui sera toujours près d'elle !



Elisabeth se sentit de nouveau rassurée. Elle avait besoin de lui. C'était devenu vital.

- Allez viens là..., lui dit-il en la serrant un peu plus contre lui. Plus personne ne sera plus jamais entre nous... C'est promis.

Elle se réfugia dans ses bras et ferma les yeux quelques secondes. Elle voulait savourer cet instant magique, ne surtout pas précipiter les choses.

- Je t'aime..., lui chuchota t-elle dans un souffle.

Et comme un écho qu'elle avait besoin d'entendre, John lui répondit la même phrase. Celle qui apaise et qui rassure. Celle qui les unissait à jamais.

Il voulait prendre son temps. Ne surtout pas la brusquer. Lui faire oublier complètement ses problèmes, ses responsabilités, au moins pour une nuit. Faire disparaître ses peurs, la rassurer, l'aimer... Elisabeth lui demanda ce qu'il attendait.

- John s'il te plait...fais moi l'amour...

Il se leva et alla tirer les rideaux, plongeant la pièce dans une semi obscurité. Il revînt s'allonger à ses côtés, lui prit doucement la main puis l'effleura de se lèvres, ses yeux toujours plongés dans les siens. Elisabeth était troublée, mais se sentait rassurée par John, et l'attitude qu'il adoptait avec elle. Elle le laissa faire. Elle se laissa faire. Elle était tout à lui. La bouche du militaire remonta le long de son bras et arriva dans son cou. Ses mains descendirent sur les hanches de la jeune femme et il lui retira lentement son t-shirt. Ses mains caressèrent son décolleté, ses doigts effleurèrent la dentelle noire de son soutien-gorge puis tracèrent des chemins inconnus sur son ventre plat qui furent stopper par le pantalon d'Elisabeth. John défit le bouton, abaissa la fermeture puis retira délicatement le dernier morceau de l'uniforme réglementaire. Tout en remontant doucement, il embrassait ça et là la jambe droite de son amante qui commençait à frissonner sous ses lèvres. Lorsqu'il arriva en haut de sa cuisse, sa bouche dévia vers la dernière barrière de tissu et il commença à embrasser son intimité à travers la dentelle. Elisabeth ne pu retenir un gémissement. Elle sentit une vague de chaleur l'envahir.

John remonta jusqu'à sa bouche et l'embrassa fougueusement. Il passa ses mains sous son dos. Elisabeth se cambra pour lui faciliter l'accès et il dégrafa son soutien-gorge. Il le lui retira sans ménagement et le jeta au sol. Il se pencha lentement et effleura de ses lèvres ses seins déjà dressés par le désir naissant. Elisabeth gémit. Puis, approfondissant le contact, il commença à les embrasser. Doucement d'abord, puis il accentua ses baisers, allant même jusqu'à mordiller sa peau extrêmement sensible à cet endroit. Elisabeth gémissait à chaque caresse, à chaque baiser de John sur sa peau. Jamais elle n'avait imaginé qu'un homme puisse lui procurer autant de plaisir. Elle avait énormément de mal à se contrôler. Elle admira son amant tandis qu'il était entrain de retirer son pantalon. Longtemps, elle s'était demandée s'il était aussi doué en amour que sur le terrain. Et elle avait déjà sa réponse. "Il est encore plus doué au lit !"
John descendit le long d'Elisabeth et entraîna dans son sillage le dernier bout de tissu qui habillait la jeune femme, toujours son regard plongé dans le sien. Il s'allongea ensuite à ses côtés. Elisabeth se tourna vers lui et embrassa doucement son torse. John frémit en sentant ses douces lèvres sur sa peau. Il sentit sa main descendre doucement jusqu'à son boxer. Elle glissa timidement le bout de ses doigts sous le polyester. John lui sourit, comme pour l'encourager. Elle fit alors glisser le morceau de tissu noir sur les jambes du colonel. Ce dernier en profita pour se glisser à nouveau sur elle. Il l'embrassa dans le cou tandis que ses doigts allaient et venaient sur sa peau. Sa main gauche descendit lentement vers son intimité. Lorsqu'elle la sentit sur son bas ventre, Elisabeth ne pu s'empêcher de sursauter légèrement.
John stoppa la descente de sa main et la fixa, attendant son accord. Elle glissa une main derrière sa nuque et la caressa doucement, lui signifiant qu'il pouvait continuer. Elle ferma les yeux lorsqu'elle sentit ses doigts s'infiltrer entre ses jambes. Par réflexe, elle les écarta légèrement afin de lui laisser toute la place nécessaire. John plongea son regard dans le sien et la pénétra de deux doigts. Elle gémit plus fort que les dernières fois et se cambra contre lui. Elle passa sa main dans son dos et l'attira à elle. Lui commença lentement à bouger sa main. Elle ne pu retenir un deuxième cri de plaisir. Alors qu'elle était au bord de l'orgasme, il cessa le mouvement de ses doigts et les retira. Elle gémit de frustration. Il lui sourit et l'embrassa avec passion. Elle gémit une nouvelle fois et murmura contre ses lèvres :

- Je t'en prie... viens... j'ai envie de toi...

Mais John ne l'entendait pas de cette oreille. Il descendit légèrement et recommença à embrasser sa peau, traçant des sillons brûlants sur son corps en ébullition. Il la mettait au supplice. Elle gémit une nouvelle fois :

- John...

Il se redressa enfin et l'observa. Il en avait assez fait. Elle était prête. Il se plaça entre ses jambes déjà écartées. Elisabeth se cambra, cherchant le contact. Il abrégea ses souffrances et la pénétra enfin d'un coup de rein puissant. Elle laissa échapper un cri de plaisir et ses ongles griffèrent l'épaule du colonel. Sans attendre, il commença ses va-et-vient. Sa respiration devînt de plus en plus saccadée au fil des minutes qui défilaient. Malgré elle, Elisabeth gémissait de plus en plus fort, sous le plaisir qui ne faisait qu'augmenter. Soudain elle rejeta la tête en arrière, tous ses muscles se tendirent et l'orgasme la gagna. John ne pu se retenir plus longtemps et se laissa aller avec elle sur les vagues du plaisir qui les submergeaient.
Après ses quelques minutes trop courtes à leur goût, John s'appuya sur ses coudes et repris son souffle, la tête posé sur l'épaule de Liz, elle aussi essoufflée. Il se retira et roula sur le dos. Elisabeth l'observa et sourit.

- Qu'est-ce qu'il y a ?, lui demanda John.

Elle hocha la tête.

- Rien... Merci, lui répondit-elle finalement en lui souriant.
- Merci à toi aussi.

Il se redressa et tira les couvertures sur elle avant de se glisser lui même dessous. Il tendit la main vers elle et haussa les sourcils. Elisabeth sourit. Elle mit sa main dans la sienne et se rapprocha de lui. Il l'entoura de se bras.

- Je t'aime mon coeur..., lui dit-il en la serrant contre lui.
- Moi aussi..., répondit-elle, émue.

Elle s'endormit lovée dans ses bras et John la rejoignit quelques instants plus tard.

Le lendemain matin, ils se réveillèrent à la bourre. Normal, après la nuit qu'ils avaient passé. Ils se lavèrent et s'habillèrent en toute hâte, puis sortir en prenant bien soin de regarder s'il n'y avait personne dans le couloir. Et comme d'habitude quand on ne veut pas être surpris, il y a toujours quelqu'un qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Alors lorsqu'ils entendirent des pas qui arrivaient à leur rencontre, ils se mirent à courir dans la direction opposée comme deux gamins pris en faute. Mais trop tard.

- Colonel ! Docteur Weir ! Pourquoi courez vous comme ça ?

Ils se figèrent tous les deux. Lorsqu'ils se retournèrent, McKay se dirigeait vers eux, le regard soupçonneux.

- On... on faisait un footing..., dit John.
- A 8h30 du matin, alors que le docteur Weir doit être dans son bureau !
- Rodney ! Vous n'avez pas à me dire ce que je dois faire !
- Désolé, mais je pensais que vous deviez donner le bon exemple à la cité au lieu de flirter.
- McKay !!, s'exclama le colonel. Mais qu'est-ce que vous aller vous imaginer encore ! C'est à cause de gens comme vous que les rumeurs se forment !
- Bon très bien j'ai rien dit !

Le scientifique allait partir, quand il se retourna et dit au colonel :

- Au faîte, vous devriez faire soigner les griffures sur votre bras, ou bien les rumeurs auront des raisons de se former !

Et il tourna les talons. John regarda Elisabeth qui haussa les sourcils puis lui sourit. Ils reprirent leur chemin, John en se massant le bras, Elisabeth en se retenant de rire.


FIN

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