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Informations :
Auteur : Johnelizabeth
: 22/10/2006
Note : 7
Nombre de votes : 1


Histoire :
Auteur : Johnelizabeth
Genre : Drame
Résumé : Une certaine personne se remémore de tristes événements...
Dédicace : A Carys et Lily Hewlett sans qui cette fic n'aurait jamais pu exister !!



Je suis étendue là, sur l'herbe mouillé qui chatouille mes orteils. Le sang se répand sur mes vêtements, les larmes refusent de couler, à croire que j'ai enfin fini par accepter mon destin. Je reste immobile, complètement déconnecter de la réalité, je ne vois même plus cet homme penché sur mon corps, me suppliant de rester en vie, me disant qu'il a besoin de moi. Si seulement, il n'était pas trop tard, je serai volontiers rester avec lui. Mais je sens déjà mon âme partir, je savais que je finirais ainsi, tuée par mon ennemi, par ces gens qui tout au long de ma vie n'ont fait que m'enlever ceux en qui je tenais. Ils ont commencé par ma mère mais j'étais bien trop petite pour m'en souvenir. Puis, il y a eu mon père, lui je m'en souviens...

FLASH BACK

J'avais sept ou huit ans, c'était un jour d'hiver, il était encore tôt mais il faisait déjà presque nuit. Je jouais loin du village, derrière la forêt. Mon père me répétait sans cesse de ne pas m'aventurer trop loin mais je ne l'écoutais jamais, déjà à cette époque je n'en faisais qu'a ma tête. Naïvement, je me croyais en sécurité sur ma planète, je connaissais ce monde comme ma poche, Athos, ma planète d'origine. Le soleil avait fini de se coucher pour laisser place à la nuit et je devais rentré au village, avant que mon père ne s'aperçoive de ma disparition. Alors que je commençais à marcher, je ressentis une violente douleur à l'estomac, j'avais de plus en plus de mal à respirer, je ne pouvais plus bouger. Mon cœur s'accélérait, j'avais l'impression que mes entrailles se déchiraient, tout mes membres tremblaient. Mes jambes refusèrent de me porter plus longtemps et je tombait à genoux, tenant mon ventre pour faire taire la douleur. Je sentais s'insinuer en moi un horrible sentiment de haine profonde et de douleur. Jamais je n'avais connu pareil sensation, tout mon être était comme glacé. C'était la première fois, que je sentais mon ennemi, aujourd'hui j'arrive à contrôler cette sensation, j'arrive à ne plus la laisser m'envahir et s'emparer de moi même si elle est toujours aussi entreprenante et déplaisante seulement maintenant j'en ai l'habitude. Pourtant la première fois, cette nuit là, je croyais mourir sur place, la douleur était si forte, si intense, je pleurais alors que je ne pouvais respirer, je criais pour qu'on vienne m'aider. C'est là que j'ai entendu un bruit sourd déchirer le ciel, puis je vis plusieurs vaisseaux aller en direction du village, il y avait tellement de darts que je savais déjà que nous ne résisterions pas, ils étaient venus faire un massacre et nous étions leur proies. La sensation se fit violence pour laisser place à la peur puis à la panique. Tout ce bousculait dans ma tête, pourquoi avais je si mal ? Pourquoi de terrifiants vaisseaux venaient sur ma planète ? Je sentais que cela ne présageait rien de bon, j'en eu la confirmation en entendant une femme hurler, puis les cris se multiplièrent, jusqu'à ce que le bruit devienne inaudible. Je réussit quand même à contrôler mon mal être et à reprendre possession de mes membres, il fallait absolument que je retourne au village.
Je me relevais donc quand je vis une horrible créature bleuté s'avancer vers moi. J'aurais probablement dut reculer en voyant cette chose affreuse mais je n'en fit rien, trop terrorisé pour penser correctement. J'étais tétanisé, figé sur place. La créature me faisait peur avec son teint bizarre, ses longs cheveux blancs et ses mains aux ongles acérés comme des lames. Je reconnu en ce monstre, les fameuses créatures dont me parlait mon père dans les histoires qu'il me racontait le soir pour m'endormir, j'avais toujours cru qu'il avait inventé ces choses pour me faire peur et pour m'éviter de jouer trop loin du village. Mais j'avais tord, elles existaient bel et bien et l'une d'entre elles se trouvaient juste en face en moi. La créature continuait d'avancer de son rire moqueur et je me trouvais toujours là, pétrifiée. Il fallait que je réagisse vite, que je fasse quelque chose avant de lui servir de hors-d'œuvre. Alors, je me suis mise à courir, le plus intelligent aurait sans doute été de courir dans la direction opposé à la créature afin de lui échapper mais au lieu de ça, je fonçais tout droit sur elle. Encore aujourd'hui, je ne sais pas ce qui m'a pris ce jour là, probablement l'instinct. C'est alors qu'une petite fille du même âge que moi fit son apparition et poussa la créature, surprise d'une quelconque résistance, la créature tomba à terre. Je pris la petite fille par la main et je lui dit de courir ce qu'elle fit, nous allions en direction des bois mais la petite fille n'avait pas autant d'endurance que moi et très vite elle commença à faiblir et donc à ralentir. C'est alors que la créature bleuté nous rattrapa, elle arracha la petite fille de ma main et posa sa longue main bleu sur sa poitrine et commença à se nourrir d'elle. Ce spectacle m'épouvanta, je la voyais vieillir d'années en années au fils des secondes, la créature affichait un sourire diabolique, fière de son atrocité. Je ne pouvais me permettre de m'arrêter où elle me rattraperai aussi, je continuais donc de courir vers la forêt alors qu'un membre de mon peuple venait de perdre la vie sous mes yeux. Cette petite fille était ma meilleure amie, elle s'appelais Dalia, elle était sans doute venu me chercher quand elle avait entendue les darts arriver et moi, je l'avais laisser mourir. Je me suis souvent reproché sa mort, même si ce n'était pas de ma faute, après tout moi aussi, je n'étais qu'une enfant mais j'aurais dut essayer, cette nuit là, il aurait mieux valu que ce soit moi plutôt qu'elle. Cette petite fille courageuse, c'est elle qui ma donné a ma force, qui sait je la rejoindrais peut-être d'ici quelques instants...
Il faisait complètement nuit et je courais à perdre haleine à travers la forêt. Il fallait que j'atteigne le village, là-bas tout irait bien, j'en était persuadée, là-bas je retrouverais mon père qui me prendrais dans ses bras en me rassurant, en en me disant qu'il ne me laisserait plus jamais seule, qu'il serait toujours auprès de moi, quoi qu'il advienne. Mais ce fut tout un autre spectacle qui s'offrit à moi, le village était dévasté comme après un ouragan. La plus part des habitations étaient renversés, les cadavres âgés jonchaient le sol, les darts passaient et repassaient avec leurs faisceaux lumineux emmenant hommes, femmes et enfants. Des gens pleuraient et criaient à la recherche de leur proche disparu. Je couru en direction de ma maison, de mon chez moi et ce que j'y vis m'horrifiât, pas de doux réconfort, juste le même carnage qu'a l'extérieur. Tout était renversé, plus une chaise ne tenait debout et au milieu de ce désordre je vis un corps allongé par terre, mais ce n'était pas mon père, c'est homme était un vieillard, mon père était beaucoup plus jeune que lui et avait moins de cheveux gris. L'homme était encore en vie, inconscient, à l'agonie mais en vie, la créature bleuté qui l'avait vidé de ces forces avait dut être attirer par une proie plus appétissante et avait laisser les restes de son précédent repas gisant sur le sol. L'homme gémissait, il semblait émergé de son inconscience, il essayait de parler tant bien que mal, mais n'arrivait pas à articuler grand chose. C'est à cet instant que je compris que le peu de famille qui me restait allait me quitter. Ses yeux, sa façon de posé les yeux sur moi, cet homme était bien mon père. Il me reconnu instantanément. Il me demandais pardon de ne pouvoir rester avec moi plus longtemps, de ne pas pouvoir me protéger, de me laisser seule...encore. J'avais toujours cru que mon père était l'homme le plus fort du monde, un géant que rien n'arrêtait, cet homme si fort, que je voyais aujourd'hui...vulnérable. Les larmes coulaient sur son visage, il n'avait pas peur de mourir, il n'a jamais eu peur de rien, je le croyais indestructible et pourtant il était en train de succomber devant sa petite fille. Il pleurait pour moi, il savait qu'après cet instant ma vie ne serait plus jamais pareil, que je n'aurais pas de douce enfance, comme il le souhaitait pour moi. Ces derniers mots furent : "Je t'aime fort, Teyla", puis il partit, probablement rejoindre maman. Et je me retrouvais là, orpheline. Le bruit des darts disparus, les créatures bleutés devait avoir assez mangé pour ce soir là. Je lui tint la main et je restait avec lui, un long moment, je ne voulais pas le laisser seul. Dehors, j'entendais les survivants se relever doucement du malheur qui venaient de les frapper, ils s'aidaient tous les uns les autres, comptant le nombres de disparus, et cherchant les éventuelles survivants que l'on aurait oublié sous les décombres.
On entra dans ma maison pour m'arracher définitivement à mon père qui venait de s'en aller.
- Taghan ? Teyla ? Oh, mon dieu Teyla !
Il s'appelais Tarin, c'était un ami de mon père, en voyant une petite fille pleurer près d'un cadavre, il s'est sans doute dit que le mieux pour la petite fille serait de l'éloigner mais je ne voulais pas, je voulais rester auprès de lui. Alors que j'essayais de résister, Tarin m'enleva de force de la tente, je murmurais un "Adieu, papa", la toile se referma sur moi et mes pleurs redoublèrent. Cette fois, j'étais vraiment complètement seule. Tarin m'emmena avec le groupe de survivants près du cercle des Ancêtres. Le trajet se fit dans le plus grand silence, je ne pleurais plus, je n'en avais plus la force, en traversant les ruines de ce qui restait de notre village, tous prirent conscience de ce qu'il venait de perdre. C'était ma première sélection, même si les autres étaient tous aussi violente et destructrice, c'est celle là qui m'a le plus marqué car pour la première fois, je ressentis ce terrible sentiment d'abandon qui ne me quitte plus depuis cette nuit, j'ai malheureusement du apprendre à vivre avec ce sentiment. Tarin composa une adresse sur le cadran, une vague bleu apparu et on la traversa tous ensemble. On arriva dans une grande ville, notre petit village n'était rien à côté de cela, j'apprit plus tard que ce monde s'appelais Sateda.
On marcha longtemps, je ne pense pas que Tarin savait où il allait, j'observait autour de moi, alors que quelque heures auparavant, cette ville m'aurait paru merveilleuse, en cet instant elle me paraissait incroyablement triste et dénué de vie, pourtant ce n'était pas le cas, il y régnait une grande agitations malgré la nuit tombé, il y avait encore beaucoup de monde dans les rues, tous vacant à leur occupations, c'est à peine si on nous remarqua dans ce déluge de gens.
Tarin rencontra un couple sur le chemin, il avait l'air de les connaître, il leur raconta note histoire, et leur demanda l'hospitalité pour la nuit, du matériel et de l'aide pour reconstruire le campement. Alors que Tarin parlait au peuple de ce monde, je continuait d'observer ce qui se trouvait autour de moi, je ne remarquait que maintenant que nous étions sur un marché, je vis un petit garçon derrière un chariot, il m'observait, tout comme j'observait les alentours. Je me souviens que sa coupe de cheveux avait réussit à m'arracher un sourire, je n'avais jamais vu ce la auparavant, il avait des yeux noirs, on aurait deux perles qui brillaient dans le noir, ces yeux illuminait littéralement l'obscurité de la nuit. Je me souviens avoir pensé que comme quand les chasseurs partent loin et qu'on laisse allumer une lumière dans la nuit pour qu'il retrouve le chemin du campement, ses yeux auraient put guider n'importe quelle personne dans le besoin. Mon regard était tourné vers les étoiles que j'admirais sans vraiment pensé à rien, j'évitais surtout de pensé à ce qui venait de m'arriver, j'étais dans une sorte de léthargie, pas encore tout à fait sûre que ce qui venait de m'arriver était bien réel. Le petit garçon s'avança vers moi, me dévisagea un moment, comme pour juger s'il était bon de me parler puis il dit :
- Je m'appelle Ronon, Ronon Dex.
- Moi, c'est Teyla.
- Pourquoi tu es triste Teyla ?
- Des créatures bleutés ont ravagés mon village et ont tué mon père et ma meilleure amie.
- Ils ont tués mes parents aussi.
- Ces gens ne sont pas tes parents ? dis-je en désignant du doigt le couple qui parlait à Tarin.
- Non, il m'ont juste offert un refuge quand je suis devenu orphelin.
- Comment tu as fait ?
- Fait quoi ?
- Pour surmonter ta peine, j'ai tellement mal et je veux déjà revoir mon père.
- Je n'est rien surmonter du tout, m'expliqua t il, je vis avec, les adultes disent qu'avec le temps, on a moins mal, que la douleur disparaît mais c'est pas vrai, elle ne disparaît pas, on s'y habitue, c'est tout, les souvenirs sont toujours aussi fort mais on apprend à vivre avec, c'est tout.
- Tu dois être très courageux pour arriver à vivre comme ça.
- Je n'ai pas le choix, j'ai promis à ma mère de vivre et je me suis juré de tout faire pour les détruire !
- Les créatures bleutés ?
Il hocha la tête en signe d'acquiescement.
Malgré ce qu'il disait, ce petit garçon avait réussi à surmonter sa peine d'une certaine manière puisqu'a présent il a avait un but, une raison de continuer à se battre, juste une raison d'avancer.
- Je vais pas te dire qu'il faut que tu sois forte et qu'un jour ca ira mieux mais il faut croire en l'avenir, peu importe si le présent est terne et gris, l'avenir est peut-être rempli de couleur, il faut y croire, c'est la seule chose qu'il faut croire. Et si jamais tu n'est pas heureuse, il sera toujours temps de renoncer quand tu seras vieille et ridé, l'avenir, c'est une promesse, Teyla, il suffit juste d'y croire.
A partir de cet instant, j'avais un but, certes moins glorieux que le sien mais j'avais ma raison d'être : atteindre le bonheur. Ne pas laisser les créatures bleutés gagnés, réussir à vivre malgré elle, malgré la peine, la douleur et les pertes. Elles m'avaient déjà trop pris, elles ne devaient surtout pas gagner.
Tarin nous ayant trouvé de quoi nous reposer pour ce qu'il restait de la nuit, je dut faire mes adieux à Ronon en le remerciant pour son soutien qui m'avait tant aidé, il me pris dans ses bras et m'assura que j'étais forte et que j'arrivais à ce que voulais. Je continuais d'avancer avec le groupe qui formait le reste de mon peuple, non sans un regard en arrière pour Ronon qui me faisait signe, un sourire au coin des lèvres, je lui rendit son signe, esquissant un sourire. Après un long moment passer sur un matelas inconfortable dans une espèce d'étable, le soleil se décida enfin à se lever, nous reprenions la route, cette fois en direction de ce nous avions laissé la vieille. Je repartais donc sur ma planète d'origine, pour rebâtir des habitations, un village, un peuple, un avenir.

FIN DU FLASH BACK

Après cette nuit où toute ma vie à basculer, je me suis battu chaque jour, j'ai lutté contre les créatures bleutés, contre le souvenir de ce soir là, contre le souvenir de mon père gisant sur le sol, j'ai lutté pour mon avenir que je savais si beau, il me l'avait promis. Qui aurait cru que je retrouverais ce petit garçon qui m'avait aidé au plus dur moment de ma vie sur la mythique cité des Ancêtres ? Je n'ai pas tout de suite compris que c'était lui, il avait tellement grandi, tellement changé, surtout son attitude à cause de ce qu'il avait vécu, il était moins ouvert, il avait tendance à se renfermé sur lui-même, ce que le petit homme que j'avais rencontré ne faisait pas. Cela peut paraître étrange, je ne l'ai rencontré qu'une seule nuit l'espace d'un seule instant et pourtant je suis toujours resté très attaché à lui, il y avait un lien spéciale entre nous, dès le début, je l'ai ressenti. Même plus tard, quand je l'ai revu après tant d'années, je ressentis ce lien, mais je ne n'ai compris que bien trop tard qu'ils étaient la même personne, en réalité, je ne lai compris qu'hier soir, dans un rêve ou plutôt un cauchemar sur cette nuit là. J'allais le lui dire aujourd'hui, que je l'avais reconnu, que toute ma vie j'avais espérer le revoir, que je l'aimais. Si seulement, il avait su, tout aurait été différent. La créature bleuté avait été interrompu par l'homme fort qu'il est devenu, il me reste donc tout juste le temps de mourir.
Ce n'était qu'une simple mission de reconnaissance sur une planète inhabité et cela à tourné au cauchemar quand les créatures bleutés sont apparu, elles ont le chic pour tout gâcher. Je dois être vieille, mon visage doit être méconnaissable mais je ne tient pas à le voir, j'aurais trop l'impression de regarder mon père.
Ronon se penche au dessus de mon corps et me tient la main en essayant de retenir ses larmes. Il me dit de ne pas m'inquiéter, que tout va s'arranger et je crois revoir ce petit garçon aux yeux noirs intenses et aux cheveux bizarres. Après ma mort, il retrouvera probablement ses anciennes rancœurs, histoire d'avoir une raison de continuer à vivre, il n'est pas du genre à abandonner et il oubliera probablement par la même occasion son bel avenir. Il n'a pas tenu sa promesse, je n'ai pas connu le bonheur.
- Je suis vieille et ridé, Ronon, il est tant de renoncé.
Il pousse un cri qui me déchire le cœur mais déjà je ne l'entend plus. Je suis loin, loin d'Athos, loin d'Atlantis, loin de lui. Je rejoins le paradis des victimes des créatures bleutés où je retrouve Dalia, maman, papa et tout les autres.
Je suis très vite rejoins par un petit garçon qui avait foi en l'avenir.
Si seulement, il avait su...
Aujourd'hui, tout est différent.


THE END
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