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Accueil/Fanfics/Bordel comment lui dire ?
Informations :
Auteur : Rily
: 05/01/2007
Note : 9
Nombre de votes : 1


Histoire :
Une minific que j'ai faîte avec deux grammes (d'alcool^^). Les persos sont pas du tout respectés mais c'est plus un délire qu'autre chose. 2 fins (je préfère la seconde mais bon je sais qu'il y en a un paquet qui aimeront la première)

Sur ce, bonne lecture !

BORDEL COMMENT LUI DIRE ?

Bordel comment lui dire ? Il n'y a rien de plus rageant que de vouloir s'exprimer et de ne pas en avoir le cran ! Je regarde mon reflet dans la vitre. Pathétique. Mon T-shirt rouge est pathétique ! Mon pantalon beige... quelle horreur ! Mon bureau me paraît bien sombre tout à coup. Peut-être parce qu'il fait nuit et que j'ai oublié d'allumer la lumière ? Très drôle !
Voilà une heure que je cherche les mots ! Les mots appropriés pour ce genre de situation. Ces mots que je ne connais pas, que je n'ai jamais empruntés !
M'énerve ! Il m'énerve ! Quand je pense qu'ils sont tous descendus au mess pour sa petite fête ! Quand je pense que j'ai même pas réussi à lui non ! Bon reprenons...
- Colonel Sheppard...
Non. Impossible de commencer comme ça ! Ca fait trop boulot ! On se croirait lundi matin ! Or on est samedi soir ! Non il faut autre chose...
- Sheppard ?
Non. Trop sec, trop militaire. Il croirait que j'ai quelque chose à lui reprocher... Une minute. J'ai tout à lui reprocher ! Son sourire enivrant, ses yeux ensorceleurs, son humour pittoresque, son corps si... STOP ! M'énerve... Il m'énerve !
- John...
Trop familier. Mais pas le choix, c'est le plus approprié... Bon, voilà déjà un mot. Combien en faut-il d'autres ? Cinquante ? Cent ? Mille ? Je suis cuite ! Je n'arriverais jamais à lui dire ! Zut ! Mes ongles ! Il faut que j'arrête de les ronger ! J''ai déjà les mains assez horribles comme ça ! Il ne faut surtout pas que j'aie l'air nerveuse... Il s'en rendrait tout de suite compte et ça lui ferait trop plaisir ! Ou trop pitié peut-être ! A moins que ce ne soit du dégoût ?
- John, je me dois de vous informer que...
Non. Trop protocole. Je pourrais lui sortir le règlement que ça aurait le même effet. Restons zen...
- John, il faut absolument que je vous parle...
Non surtout pas ! Il va croire que je le supplie ! Il manquerait plus que ça... Que je m'abaisse à le supplier ! Dans une autre vie peut-être ! Du calme... Satanés ongles ! Satané T-shirt ! Satané sentiment ! M'énerve... Ca m'énerve !
- John je tenais à vous dire que...
Bon voilà une moitié de phrase " correcte ". C'est déjà ça. Et après je lui dis quoi au Colonel, hein ? Je ne sais même pas si je pourrais articuler ça en le regardant droit dans les yeux. Je me connais. Je vais rougir idiotement, rire à contre cœur, mes yeux vont se mettre à pleurer et j'inventerais un prétexte pour m'absenter ! M'énerve ! M'énerve ! M'énerve !!!!!!!!!!!
- John je tenais à vous dire que... oh et puis merde ! Je tenais à vous dire tout bonnement que je suis jalouse et désespérée ! Hier vous êtes encore revenu avec le sourire aux lèvres ! J'en ai donc conclu que vous aviez forcément trouvé une autre de vos magnifiques conquêtes ! Ce que Rodney n'a pas manqué de citer dans son rapport concernant M3P 455 ! Et ce matin vous me demandez d'organiser une fête pour votre futur mariage ? Avec cette... cette... cette princesse dont vous ne connaissez même pas le nom ? Alors là ça dépasse les bornes ! Je ne comprends même pas pourquoi j'ai accepté ! En fait si je sais ! Parce que vous avez su me charmer suffisamment depuis deux ans pour que je ne puisse jamais vous dire non ! Voilà ! J'ai donc donné ma démission il y a une heure ! Voilà ! Vous êtes fier de vous ? Oh mais j'en suis certaine ! Je vous hais ! Vous avez foutu ma vie en l'air ! Et le pire, c'est que vous vous en foutez royalement !
Je frappe la vitre de mes poings. Quitte à la fracasser il faut absolument que je calme mes nerfs. Je cogne plusieurs fois de toutes mes forces puis inspire profondément. Non. Je ne peux pas lui balancer ça. Pas comme ça en tout cas. C'est beaucoup trop franc. Beaucoup trop direct. Ca ne me ressemble pas ! Je peux toujours mentir et avoir l'air aimable :
- Oh John ! Je suis vraiment heureuse que vous ayez trouvé chaussure à votre pied ! Si ! Si ! D'ailleurs je démissionne pour vous laisser tranquille avec votre promise...
Je sens le goût de l'amertume envahir ma gorge et éclate de nouveau :
- Pourquoi je démissionne ? Très bonne question ! Tout simplement parce que si je reste une seconde de plus en compagnie de cette... salope -car elle n'est ni plus ni moins- je risque de la tuer ! L'étrangler dans son sommeil ou bien même l'attirer au balcon de la Cité pour la jeter dans le vide ! Ni vue ni connue ! Pas de témoin, le crime parfait !
Mon reflet me regarde avec triste mine, l'expression grave et lourde de reproches. Oui, je suis à moitié cinglée... Les larmes commencent à troubler ma vue.
- Non... je ne pourrais pas faire ça. Nuire à votre bonheur m'est impossible... enfin je pense. Si je retourne sur Terre c'est uniquement pour ne pas souffrir davantage et recommencer ma vie.
Non là ça fait la fille qui s'apitoie sur son sort. Je n'ai pas envie qu'il me voit dans cet état ! Surtout pas ! Je ne regrette rien de ce qui m'est arrivé ! Je suis fière d'avoir accompli ma tâche ! Je ne regrette pas qu'il se marie avec une sorcière, une enchanteresse, une magicienne, peu importe. (Une salope quand même !) Je ne regrette pas de démissionner et je n'ai pas à m'expliquer ! Point final !
- John, je tenais à vous dire que je vais m'absenter durant un moment... Oui sur la Terre, où voulez-vous que j'aille ? Des vacances. J'ai besoin de vacances !
Bon plan. Malhonnête mais bon plan. Je m'en fous ! D'ailleurs pourquoi je vais lui dire ça, hein ? Je ne veux même pas le voir ! Je risquerais de vouloir rester ! De vouloir le contempler en compagnie de cette... fille (salope) et de souffrir silencieusement ! Je suis suffisamment conne pour ça ! Mon reflet me regarde silencieusement, les bras ballants, les yeux sombres et déçus... Je me sens responsable, sans que je sache pourquoi. Honteuse également. Je m'emporte encore dans un dernier élan de colère :
- Non ! Vous n'aurez droit à rien. Aucune explication, aucune excuse, aucun adieu ! Je vous enverrais une carte de la Terre et puis voilà ! Basta ! Je vous écrirais du Tibet tiens ! Comme ça vous agrandirez votre collection de timbres !
Je souffle longuement puis essuie la sueur qui recouvre mon front. Avec l'index je dessine des formes plus ou moins bizarre sur la fenêtre recouverte de condensation. Des ronds, des spirales, des carrés des flèches... Je regarde ma montre. Je suis en retard. D'une heure et demi. J'entends d'ici la musique. Rodney aux platines... Qui l'eu cru ? J'aurais tant voulu l'y voir !
- Tant pis... La Porte est sans doute sans surveillance à cette heure ! De toutes façons ils sont tous au mess ! Bon si j'y vais maintenant je devrais pouvoir filer discrètement...
Je me retourne enfin de ma vitre et rebrousse chemin vers la sortie de mon bureau lorsque je me fige soudainement. En équilibre sur une jambe, je regarde le cadre de la porte, la bouche ouverte de surprise. Là, à l'entrée, un homme m'observe, les bras croisés, la tête légèrement penchée de côté. Il affiche une drôle d'expression. Un sourire arrogant comme à son habitude... Et des yeux pétillant tantôt de haine, tantôt de peine...
- Vous êtes là depuis longtemps ?
- Trop longtemps, répond froidement John.
Bordel mais qu'est-ce que j'ai dit ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi j'ai parlé durant une demi-heure à mon reflet, prise d'une colère noire et d'un mépris hautain ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi était-il arrivé à ce moment précis ?
Silence. Dieu ce que je hais le silence, surtout quand plusieurs personne sont présentes dans la pièce ! Généralement à deux on fait un dialogue ! Là... ça semble un peu compromis ! Combien de temps s'écoule ainsi dans ce silence de plomb ? Je ne le quitte pas des yeux et il ne détourne pas le regard. Ce regard que j'aimerais tant caresser avant de partir... Cette image que j'aimerais emporter dans mon cœur pour l'éternité. Ca aussi me semble compromis...
Immobiles, on se regarde comme si rien d'autre ne comptait. J'essaie de lire en lui tout comme il cherche à entendre mes pensées... J'ai le cœur qui se comprime sous la honte. Je le sens cogner contre la cage thoracique, prêt à bondir et à s'en aller en courant. C'est dans ces moments-là que vous voudriez vous rendre invisible ! J'aimerais m'enfuir, aussi loin que possible, sur Terre ou bien même à l'autre bout de la Galaxie, peu importe ! Partout sauf dans ce bureau ! Toutes les phrases, tous les mots que j'ai récités me reviennent en mémoire. La honte m'étouffe et j'arrête bientôt de respirer.
- Ecoutez John je...
- Pas la peine Docteur ! J'ai déjà eu droit à toutes les versions !
Il me dévisage avec ses yeux froids. Dieu sait que je hais quand il me regarde de la sorte ! Quel souvenir lui restera-t-il de moi maintenant ? Elizabeth, l'énergumène amoureuse ? Ah ! Belle image d'un leader ! Belle réputation ! Bravo !
Je tremble d'énervement. Mince ! Manquerait plus que le syndrome de Parkinson ! J'aurais vraiment eu la totale ! Du calme... M'énerve, je m'énerve.
- Bon très bien. Je peux partir maintenant ?
Il garde un instant le silence. Bon tant pis. Je ne vais pas l'attendre ! Après tout lui ne m'a jamais attendu ! Je prends mon sac qui traîne sur le bureau, le passe par dessus l'épaule et file directement vers lui, dans l'espoir qu'il se pousse de mon passage... Seulement il y a un hic. Il ne bouge pas d'un cil.
- Quoi ?
- Vous ne quittez pas la base !
Il m'aurait giflé que ça m'aurait fait le même effet. Peut-être moins. Je ne me démonte pas pour autant :
- Je fais ce que je veux ! Et je ne veux plus m'attarder ici ! Laissez-moi partir maintenant, moi je ne vous empêche pas de vous marier avec la première inconnue qui passe ! Au revoir Colonel Sheppard...
J'insiste bien sur le " Colonel ", histoire de lui rappeler grâce à qui il a obtenu le grade. Et je ne peux m'empêcher d'ajouter :
- Profitez bien de votre mariage ! Un couple sur deux divorce au bout de leur première année ! Sur ce, bonne chance !

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PREMIERE FIN


Je le pousse légèrement et parvint enfin à m'introduire à l'extérieur. Seulement là... J'arrive dans la salle de contrôle et tout le monde est réuni, un grand sourire aux lèvres, une pancarte dans les mains sur laquelle on pouvait lire : BON ANNIVERSAIRE. Chacun s'écrie :
- Surprise !!!!!!!!!!!!!!
Merde. Je reste bouche bée un instant. John me rejoint par derrière, un sourire en coin. M'énerve. Ils m'énervent tous autant qu'ils sont ! C'est pas juste ! Tout ça n'était en fait qu'un leurre ? De la princesse jusqu'au mariage et du mariage jusqu'à la fête ? Mais ma démission était pourtant bien réelle... Comment je vais leur expliquer au Pentagone ? Oh là là...
Rodney, Teyla et Ronon arrivent, un énorme gâteau dans les bras. Je crois que je rougis, en fait j'en suis même sûre. J'ouvre la bouche, mais rien ne sort. En fait, je ne sais même pas ce que je devrais dire. J'étais tellement triste et me voilà plongée dans le bonheur. Changement un peu trop radical... Un bras entoure mes épaules et me fais doucement pivoter sur moi-même. C'est John, si séduisant dans sa tenu de militaire. Il se penche délicatement vers moi et m'offre le plus beau des cadeaux. Il me serre contre lui et me dépose le plus tendre et le plus passionné de tous les baisers. Je n'ai qu'une seule chose en tête. Une chose que j'aimerais tant lui avouer. Mais je ne trouve pas les mots qui conviennent... Bordel comment lui dire ?

FIN
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SECONDE FIN :


Je le pousse violemment et parvint enfin à passer son barrage. Il attrape mon sac et m'empêche d'aller plus loin. Merde mon sac... Et toutes mes affaires à l'intérieur ! La montre de mon père, mon journal intime, mes habits, mes CD ! Tant pis...
Je le lâche et commence à courir. Il est sur mes talons. Je passe la porte de la salle de contrôle et la verrouille. Vive McKay et ses cours de génie mécanique !
Je m'avance vers le DHD et enclenche l'adresse de la Terre. Ma Terre... Ma patrie, le seul endroit suffisement spacieux où je pourrais lui échapper sans trop de mal ! Il est derrière et frappe contre la porte.
- Elizabeth ! Ouvrez ! C'est un ordre !
- Un ordre ? Voyons John... vous pensez réellement que je suis prête à vous obéir ? Après tout ce que vous m'avez fait subir ? Vous vous mettez carrément le doigt dans l'oeil !
Je ne veux même pas savoir ce qu'il a à me dire ! Non ! Surtout pas ! Il pourrait me convaincre de rester, me convaincre de l'aimer, encore, et de lui accorder chacun de ses caprices ! Et ça, je le refuse catégoriquement !
- Vous vous êtes servis de moi ! Vous m'avez prise pour une femme naïve et dépourvue de toute méfiance, prête à se laisser séduire parce qu'elle s'est faîte plaquée ! Maintenant je dis stop ! Fini ! Au revoir ! Non pas au revoir : Adieu !
Il arrive enfin à défoncer la porte. Pas grave. Moi je suis déjà en bas devant le Stargate. Mon issue de secours, ma porte de sortie, mon chemin au travers des étoiles et qui me conduira vers de nouveaux rêves...
- Attendez ! me crie-t-il.
Il me regarde intensément. Vite, vite, vite, il faut que je dégage d'ici... Vite avant qu'il ne dise quelques mots qui me feront regretter à vie mon départ. Il est malin le Colonel. Il sait parfaitement comment je pense ! Il n'aura aucun mal à trouver l'argument par excellence, celui-là même qui m'obligera à rester ! Non, je ne peux pas me permettre de perdre. Pas cette fois !
- Tu as tout gagné John et tu m'as également perdue ! Profite pleinement de ta victoire, je ne serais pas là pour te mettre des bâtons dans les roues !
- Il y a une chose que vous ignorez Docteur, une chose que je ne vous aie jamais avouée... je vous...
Non ! Je ne veux pas savoir ! Je traverse la Porte. Fini les soucis, les problèmes de coeur et autres stupidités de la nature humaine. Fini tout ça ! Je suis une femme libre ! Je salue le personnel du SGC et regagne mon apparetement en ville, tranquillement.
Une question cependant me chiffonne. Que voulait-il me dire ? Qu'allait-il m'avouer ? Merde, voilà que je me ronge les ongles à nouveau. Non, je m'en fous ! Je ne veux pas savoir après tout, si ?
Si. Je veux savoir. Au bout d'une semaine, la scène repasse en boucle dans ma tête. Au bout d'un mois son visage me hante toujours autant, de même que ces derniers mots ! Bon sang ! Il ne pouvait pas la boucler ? Il ne pouvait pas me laisser aller en paix ? Me laisser faire ma vie, sans remords et sans regret ? Non c'était beaucoup trop lui demander ! Quel égoïste !
Impossible d'avoir une vie tranquille maintenant ! Je dois retourner sur Atlantis. Je dois avoir une discussion "sérieuse" avec lui. Non, je ne veux pas le voir... Si, je désire ardemment à le revoir ! Non ! Si... NON ! Si, si, si...
Oh là là ! Quel calvaire ! Bravo John ! Je te hais ! Maintenant tu peux être certain que tu n'obtiendras plus rien de moi ! Quoique... Non. Plus rien.
J'ia beau me faire une raison, je dois malgré tout retourner sur Atlantis. Je ne pourrais pas vivre sinon. Pour ça je ne vois qu'une solution : parler au Président. Inventer une bonne excuse et plier bagages pour la cité de mes rêves ! Non, la cité de mes cauchemars...
Une excuse ? Et laquelle ? Hein ? laquelle ? Quel argument pourrais-je utiliser pour influencer le Président ? Je ne sais même pas par où commencer ! Bordel comment lui dire ?

FIN

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