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Informations :
Auteur : fargate4ever
: 17/01/2007
Note : 0
Nombre de votes : 1


Histoire :
Saison : 5
Genre : Humour ; shweir ( et une phrase BeckWeir ^^).
Résumé : quand on contrôle plus ce qu'on dit !

PS : c'est la première fics que j'ai écrite, il y a environ 2 ans : donc , j'ai du changé certains trucs ( comme le major en colonel Sheppard ...) , donc si vous voyez quelques incohérences, dites-le moi ^^
J'ai quand même tenue à garder Beckett !!

***
Cela faisait près de 4 ans et demi que la colonie était installée dans la cité d'Atlantis ; Il restait pourtant des lieux encore inexplorés en parti à cause de l'espace assez vaste de la cité, mais cela rendait l'aventure que plus attrayante.
Sheppard et son équipe continuait leurs explorations de la galaxie et se faisait de nouveaux alliés, tandis que le Dr Weir se débattait comme elle pouvait contre l'autorité du colonel Caldwell : Même si elle restait le " chef " de cette expédition, son autorité et son rôle étaient souvent remis en cause par Caldwell. Mais elle était soutenue par Sheppard, qui nourrissait envers ce colonel, une animosité qu'il avait parfois du mal à cacher.
De plus, cet homme, qui bouleversait l'harmonie qui régnait dans la cité avant son arrivée, s'attirait les foudres de la plupart des occupants d'Atlantis.
Mais ce n'est pas ce qui empêchait le colonel d'user de ses pouvoirs pour rendre le séjour de Sheppard des plus pénibles.
Sheppard et son équipe se rendirent sur la planète Reyan ou la civilisation, assez développée, leur permettrait de se réapprovisionner en énergie et en denrées alimentaires. Le Dr Weir avait approuvé cette expédition qui leur permettrait de manger autre chose que les rations de l'armée !
Le colonel Caldwell, lui, s'intéressait plus à leurs technologies de pointe, et avait chargé Sheppard de recueillir un maximum d'informations sur leurs moyens d'attaques et de défenses. Sheppard avait acquiescé, même s'il accomplirait la tache que le Dr Weir lui avait assigné en premier !
Il montrait volontiers plus de sympathie envers le Dr Weir, qu'envers le colonel Caldwell : le Dr Weir donnait souvent carte blanche à Sheppard lors de ses missions ; elle avait autant confiance en lui, que lui en elle ; mais depuis que le colonel était devenu le supérieur hiérarchique de Sheppard au détriment de Weir, ils se voyaient de moins en moins.

Le colonel revint de la mission avec des chariots de provisions, ce qui énerva passablement Caldwell et ravie le Dr Weir !
Caldwell :" Je croyais vous avoir dit de rapporter des technologies aliens, et pas des corbeilles de fruits... En quel honneur m'avez-vous désobéi ? "
John :" Je ne vous ais pas désobéi... enfin pas directement, mais j'ai répondu à un ordre qui me paraissait plus urgent à l'heure actuelle. "
Caldwell :" Et quel ordre major ? "
Liz :" Le mien colonel ! "
Le Dr Weir apparut derrière le colonel, les bras croisés, comme si elle attendait ses reproches pour pouvoir lui renvoyer en pleine figure.
Liz :" Il m'est apparut plus utile d'engager les relations sur des échanges plus amicaux pour commencer, cela ne les mettra pas sur la défensive et le dialogue n'en sera que plus aisé quand l'heure sera aux échanges plus ... sérieux. "
Caldwell :" Cette pensée vous honore, mais en matière d'échange militaire vous n'avez aucune expérience et... "
Liz :" ... Sans vouloir vous offenser, je crois que les relations humaines et politiques sont beaucoup plus mon domaine que le vôtre ; Dois-je vous rappeler que j'ai travaillé à l'ONU, et toutes vos médailles et vos grades militaires n'y changeront rien. Si on m'a assigné à la tête de cette expédition, ce n'est pas parce que vous pensez que je suis une petite civile arriviste et pistonnée de la Maison Blanche, mais parce que je suis autant capable que vous d'entamer des actions militaires, de gérer une base comme Atlantis ou encore de diriger une cinquantaine d'hommes. "
A ce moment précis, Sheppard ressentait de l'admiration pour Elizabeth ; Etant militaire, il ne pouvait pas tenir tête à un supérieur, alors que le Dr Weir, étant civile, pouvait se permettre de lui dire ce qu'elle pensait de sa manière d'agir. Il la trouvait très attirante quand elle prenait un air autoritaire, et à ce moment précis, il aurait voulu l'embrasser pour la remercier de remettre le colonel Caldwell à sa place.
Caldwell :" Je trouve ce regain d'autorité très digne de votre part docteur, mais dois-je, moi aussi, vous rappeler que, même si vous êtes à la tête de cette colonie, vous n'en restez pas moins une civile et moi un militaire dont la mission est de protéger cette base avec tous ses occupants à l'intérieur y compris vous... Mission qui est prioritaire depuis l'attaque de ces monstres. Et donc, je n'ai que faire de vos désirs et de vos problèmes, sachez- le docteur. Ce qui est prioritaire c'est l'armement et notre défense. "
Liz : " C'est aussi une de mes priorités colonel, mais comment voulez-vous vous faire des alliés et ainsi partager leurs technologies, si vous ne leur apportez aucune considération ? Avec ce genre de pensées, vous allez droit dans le mur et surtout vous ruinerez toutes nos relations avec les peuples précédemment visités, et ça... il en est hors de question ! "
Piqué au vif, le colonel inspira profondément et tourna les talons sous les regards stupéfaits du Dr Weir, s'attendant à une réplique cinglante, et du major Sheppard qui, lui, jubilait intérieurement.
John : " Alors là ! Ca c'est du grand art... "
Liz :" Colonel, ce n'est pas le moment. Une équipe va vous aider à mettre toutes ces provisions dans une cale. Est-ce qu'on est sur de ces aliments au moins ? Après avoir fait des pieds et des mains pour ça, ce serait le comble qu'ils soient infestés de parasites ou encore immangeables ! "
John : " Ne vous inquiétez pas... J'ai moi-même vérifié chaque aliment... Et je peux vous dire qu'ils sont très bons ! "
Liz : " Je vois... "
Liz regarda Sheppard de haut en bas :
Liz : " Major vous devriez faire attention... à force de " tester " tous ces aliments, vous allez vous retrouver malade ! "
John :" C'est quoi cette remarque sous forme de sarcasme ? Vous voulez dire que je ne suis pas au meilleur de ma forme, c'est ça ? "
Le Dr Weir se dirigea vers son bureau, suivi du colonel :
Liz :" Ce n'est pas ce que je voulais dire, c'est juste que... que ... "
John :" Que quoi ? Je suis un militaire en pleine forme "
Il se frappa le torse avec la main puis fut pris d'une quinte de toux ; ce qui fit sourire Weir.
Liz :" John, à quand remonte votre dernier bilan de santé ? Vous savez que vous devez passer une visite médicale tous les 2 mois, et dans votre dossier, il n'est fait aucune mention de la dernière visite. "
John :" Et bien... J'en ai passé une... Il y a ... 4 mois, mais je suis en bonne santé, je vous assure ! "
Liz : " Ce que je crois, c'est que vous avez l'air fatigué ; vous avez enchaîné 8 missions à la suite et vous avez sauté une visite médicale... Si je m'écoutais, je vous suspendrais pour une durée indéterminée ! "
John : " Allons, vous n'allez pas faire ça ; je vais la passer cette visite si vous y tenez, et puis après on en parlera plus, OK ? "
Liz :" Ca, j'en déciderais quand j'aurais les résultats de vos analyses. Vous pouvez disposer. "
Sheppard se dirigea vers le labo, ou le Dr Beckett pratiquait des analyses sur le corps du Wraiths. Il s'approcha du docteur et annonça d'un ton morose :
John: " Il faut que je passe ma visite médicale. "
Beckett : " C'est vrai que je ne vous ai pas vu lors du bilan bimestriel avec les autres... "
John: " Non, c'est juste que... J'aime pas les piqures, c'est tout ! "
Beckett : " Oh le grand garçon que voilà ! Et vous aviez des remords donc vous êtes revenu pour vous faire piquer gracieusement par mes soins ! "
John : " En parti ! C'est juste que... le Dr Weir veut me mettre à pied jusqu'à ce qu'elle ait les résultats de la visite ! "
Beckett : " Ah ! Le Dr Weir a des arguments solides... Elle sait faire plier un homme : le colonel et maintenant vous ; c'est une femme de caractère, elle est si... "
John : " ... Beckett ! Je suis venu pour que vous me signiez ce fichu papier dans lequel il est dit que je suis en parfaite santé et que je suis opérationnel, et pas pour que vous me vantiez les qualités du Dr Weir. "
Beckett : " Vous êtes jaloux parce qu'elle a su déceler en vous une faille et que vous ne voulez pas l'admettre ! "
John : " Et de quoi s'agit-il cher docteur ? "
Beckett : " Vous n'êtes qu'un homme comme les autres ; il faut que vous arrêtiez de vous comporter comme si vous étiez un surhomme. "
John : " Bon, vous me le signez ce papier ? "
Beckett : " Hors de question ; je suis docteur, et en tant que tel je vais vous ausculter de haut en bas, et si rien ne cloche, alors je signerais ce... " fichu papier " ! "
Sheppard souffla puis regarda Beckett de travers :
John : " Vous me fatiguez docteur. "
Beckett :" Vous êtes fatigué, vraiment ? Et depuis combien de temps ? C'est suspect. "
John : " Beckett, si vous continuez, je vais commettre un meurtre ! "
Beckett : " Pourquoi cet engouement pour votre santé d'un seul coup ? "
John : " Et bien... c'est à dire que... en fait, c'est juste que... le Dr Weir pense que je ne suis pas au mieux de ma forme, et donc je veux lui démontrer le contraire. "
Beckett : " Vraiment ? Un coté macho se profile à l'horizon ! "
John : " Ca veut dire quoi ça ? Quel coté macho ? "
Beckett : " C'est clair non ? Une femme, qui plus est très jolie et ayant du caractère, vous dit que vous ne semblez pas au meilleur de votre forme, et votre réaction pour répondre à ses accusations c'est de tout faire pour lui prouver le contraire : test physique, médicaux... C'est vieux comme le monde ! "
Sheppard resta silencieux un moment :
John : " Vous trouvez le Dr Weir jolie ? "
Beckett : " Là n'est pas la question, colonel ! Ce que je veux vous dire, c'est que vous avez peur que les résultats des examens ne soient pas comme vous le souhaiteriez, et qu'ils confirment les doutes mis en avant par le Dr Weir. "
John se plia à tous les tests, puis retourna dans sa chambre ; sur le chemin, il croisa le colonel Caldwell :
Caldwell : " Tiens ! Sheppard ; J'ai appris que vous veniez de passer la visite médicale prévue il y a 2 mois déjà. Si j'avais su, je vous aurais suspendu de vos fonctions. "
John : " Je suis sous les ordres directs du Dr Weir, et pour information, c'est elle qui m'a poussé à la faire. "
Caldwell : " Depuis le temps, c'est impardonnable de sa part : vous auriez pu contracter une maladie infectieuse sur l'une de ces planètes et ne pas vous en rendre compte, ou pire encore, être contagieux ; Ce n'est pas pour rien que ces visites ont été instaurées major. "
John : " Je le sais... mais maintenant, c'est fait, on aura pas à revenir là-dessus. "
Caldwell : " Je crois que le Dr Weir n'a pas les épaules pour supporter toutes les conséquences de ses actes. "
John : " Avec tout le respect que je vous dois, pourquoi vous ne lui dites pas en face ? Ah ! Je sais : elle n'est pas sous votre autorité et donc, par conséquent, elle fait ce qu'elle veut... après tout, c'est ça base ici ! "
Caldwell :" Si elle continue comme cela, sa base, comme vous dite, ne ressemblera plus à rien. "
John : " Si ça vous rassure de penser cela, ça vous regarde ! "
Sheppard entra dans sa chambre et s'allongea sur son lit en pensant à ce qu'avait dit Beckett : ce n'était absolument pas vrai ! Il ne voulait pas prouver à Liz qu'il était encore fringuant, il le savait très bien ! Même s'il avait était vexé par les doutes de Weir sur ses capacités physiques, Sheppard savait ce qu'il valait et il entendait bien le montrer à Weir... en fait, il était vraiment macho !

***

Le lendemain, Sheppard se leva de bonne heure et se dirigea vers le labo ou officiait déjà Beckett :
Beckett : " Vous êtes tombé du lit? Que puis-je faire pour vous ? "
John : " Je voulais savoir comment vous alliez, c'est tout ! Et sinon, je vois que vous travaillez... et sur quoi ? "
Le Dr Beckett se releva et se tourna vers lui:
Beckett : " Vous voulez savoir si j'ai vos résultats, c'est ca ? "
John : " Et bien... oui, enfin... je voulais aussi savoir comment vous alliez ! "
Beckett : " J'ai déposé mon rapport sur le bureau du Dr Weir il y a environ 20 minutes, elle n'y était pas encore. "
John : " Merci Beckett. "
Sheppard se précipita hors du labo et partit pour le bureau du Dr Weir : il n'y avait encore personne ; il entra et regarda sur son bureau pour trouver ses examens, mais il ne trouva rien.
Liz : " Qu'est ce que vous faites ici Sheppard ? "
Sheppard fit volte face, et se retrouva nez à nez avec Weir, qui semblait surprise de voir le major de si bonne heure.
John : " Ah ! Elizabeth, je voulais savoir si vous allier bien, c'est tout ! "
Liz : " Ah oui, vraiment ! Et bien, je vous remercie de cette attention... Vous voulez autre chose ? "
John : " Euh... Et bien, je me demandais si vous aviez... enfin, vous savez... "
Liz : " Vous voulez sûrement parler de vos résultats ? "
John : " Oui, mais si vous n'en avez pas encore pris connaissance, je peux... "
Liz : " ... Au contraire, je les ai eus ce matin. "
Le Dr Weir tenait dans sa main un dossier qui était probablement celui de Sheppard.
John : " Vous les avez lus ? "
Liz : " Oui colonel, je les ai lus... "
John : " Et alors ? "
Liz : " Et bien, vous êtes en parfaite santé physique. "
Sheppard semblait rassuré :
John : " Vous voyez, je vous l'avais bien dit ! "
Liz : " En effet... cependant le Dr Beckett a ajouté une note dans votre dossier : il fait état d'une santé physique excellente mais d'une santé mentale amoindrit par... "
John : " ... Amoindrit ? Mais qu'est-ce que... Beckett, je vous jure !!! "
Liz : " John, vous pouvez me laisser finir s'il vous plait ? ... Donc, je disais, une santé mentale amoindrit par un caractère machiste et possessif ! Pouvez-vous m'expliquer cela ? "
John : " Et bien, le Dr Beckett a surement voulu dire que je suis... enfin... "
Liz : " Je vais vous donner mon avis : je suis tout à fait d'accord avec le Dr Beckett : vous êtes impulsif, arrogant, à la limite de l'égocentrisme parfois... et cela me gène considérablement. Je suis consciente que la présence du colonel Caldwell n'instaure pas le meilleur des climats, mais je vous demande de passer au-dessus de tout cela, il ne vaut pas la peine que l'on risque sa carrière pour lui. Vous valez mieux que ça, et je sais que vous pourrez vous contrôler à l'avenir, n'est-ce pas ? "
John : " Elisabeth, je vous assure que cet homme ne me fera jamais faire un faux pas, en tout cas, pas tant que cela impliquera mon équipe ou même vous. Il veut vous destituer et je ne veux pas que vous soyez... "
Liz : " ... Ne vous inquiétez pas pour moi John, je saurais me défendre quand le moment viendra. Mais en attendant, je veux que vous preniez un peu de distance et que vous évitiez les problèmes, je ne veux pas vous perdre à cause d'un homme qui pour une fois dans sa vie n'a pas le contrôle de tout. "
John : " Très bien, je ferais attention... Merci de me soutenir. "
Liz : " Merci de faire la même chose pour moi ; Vous pouvez disposer. "

***

Sheppard se sentait soulager : il était en pleine forme et le Dr Weir ne pouvait plus dire le contraire ! Pourquoi tenait-il à prouver à Weir qu'il était en pleine forme !Il se dirigea vers le labo, ou Rodney manipulait un objet : Il ressemblait à un collier circulaire en métal avec des inscriptions dans la langue des Anciens.
Rodney : " je me demande à quoi ça peut servir ? "
John : " Ou l'avez vous trouvé ? "
Rodney : " On l'a trouvé dans ce coffret : " Pour que la lumière éclaire les coins obscurs de notre esprit et que nos paroles soient l'instrument de cette lumière. " ... c'est ce qui est marqué dessus, selon Elizabeth. "
John : " Ce qui veut dire ? "
Rodney :" Aucune idée ! Je crois qu'il se met autour du cou, mais je ne sais pas les effets qu'il a une fois qu'on l'a mis ! C'est tout ce qu'il y a de marquer sur le collier. "
John : " Et sur la boite ? "
Rodney : " Il est écrit la même chose, avec " la connaissance des faits est la meilleure défense " en plus, je devrais donner ce coffret au colonel Caldwell ! "
Beckett entra dans le labo à son tour :
Beckett : " Alors, on me convit pas à la petite fête ? "
John, rancunier : " Ne vous offusquez pas, c'est juste une réunion de connaisseurs ! "
Rodney : " C'est très drôle ça ! "
Puis ce fut autour de Caldwell d'entrer :
Caldwell : " Qu'est ce que c'est ? "
Et alors qu'il allait le prendre dans ses mains, John répondit :
John : " Une sorte de chaise électrique portable ! "
Le colonel fit un bond en arrière, ce qui fit éclater de rire l'ensemble de la pièce.
John : " Désolé, mais c'était trop tentant mon colonel ! "
Caldwell : " En effet, c'est vraiment très drôle."
John : " Vous n'avez aucun humour mon colonel ! "
Caldwell : " Colonel Sheppard, j'ai reçu le rapport du Dr Beckett qui fait état de vos excellentes capacités physiques... "
John : " ... Et ? "
Il s'attendait aux réprimandes face à la note de Beckett sur son tempérament.
Caldwell : " Vous revenez à la tête de votre équipe. "
Puis il partit, laissant Sheppard abasourdi : pourquoi n'a-t-il pas mentionné ses problèmes mentaux, cela aurait été une situation de plus pour l'humilier en public et de remettre en cause, encore une fois, son autorité, à moins que...
Sheppard se rendit au bureau de Weir mais elle n'était pas là, il fit demi-tour et l'aperçu près de la Porte des Etoiles discutant avec des techniciens ; A ce moment, Sheppard se rendit compte à quel point ce débardeur bordeaux lui allait bien ; Elle avait une grâce naturelle quand elle parlait, et elle attirait l'attention sur elle : elle avait réussi à gagner le respect de tous les soldats dans la cité sans faire des démonstrations de force, elle avait un charisme imposant le respect ; le fait aussi qu'elle soit la seule, à maîtriser, parler, comprendre et lire le dialecte des Anciens. Elle se rendit à son bureau et vit que Sheppard l'attendait :
Liz : " Que faites-vous ici John, il y a un problème ? "
John : " C'est à vous de me le dire : j'ai croisé le colonel Caldwell qui m'a appris que mes examens médicaux étaient bons et que je pouvais reprendre du service. "
Liz : " C'est parfait, vous pourrez vous rendre encore une fois sur Reyan pour négocier un partage équitable des énergies et... "
John : " ... Merci, mais ce n'est pas pour cela que je suis venu vous voir. "
Liz : " Pourquoi alors ? "
John : " Le colonel n'a pas fait de références à la note additionnelle de Beckett sur mon état mental. "
Liz : " Et bien peut être qu'il a réalisé que vos états de service étaient plus importants que ce que vous avez dans la tête ! "
John : " Je vous en prie, on parle du colonel Caldwell là ! "
Liz : " Pour dire la vérité, je... je n'ai pas fait mention de cette note dans mon rapport final ; je n'en voyais pas l'utilité. "
John : " Vous voulez dire que vous avez enlevé cette note de mon dossier médical ? Pourquoi avez-vous fait cela ? "
Liz : " Pour moi, cette note n'est pas si négative, mais je sais que le colonel Caldwell en ferait son cri de ralliement et vous radierait de toutes actions militaires en ce qui concerne la Porte des Etoiles pour un bon moment, et franchement, je n'ai pas besoin de ça en ce moment. "
John : " Et c'est tout ? "
Liz : " Quoi d'autres ? "
John : " Non, rien ! ... Et bien, je vous remercie pour votre geste et pour la confiance que vous mettez en moi ; je saurais en être digne, je vous l'assure. "
Liz : " J'en suis sure ! Mais, pour en être digne il faut absolument que vous preniez du recul sur vous-même en ce qui concerne le colonel Caldwell... Il a sûrement des bons cotés... Il suffit de les trouver ! "
John : " Oui, c'est sur ! Je retourne au labo pour aider Rodney sur le nouvel engin qu'il a trouvé. "
Liz : " Surtout pas d'imprudence avec ce collier. "
John : " Merci de vous inquiéter pour moi, je suis touché ! "
Liz : " Oh, ne vous faites pas d'idées, ce collier peut nous être utile... Je ne veux pas que vous le cassiez ! "
Sheppard esquissa un léger sourire, puis tourna les talons, alors que Weir le regarda partir en souriant discrètement : Elle le trouvait charmant et charmeur, un peu trop peut être, mais elle lui faisait confiance ; même si c'était une tête brûlée, elle savait qu'il ne risquerait jamais la vie d'un de ses équipiers et qu'il préférerait se sacrifier plutôt que de laisser un homme derrière, il connaissait ses priorités et elle aimait cela chez lui !
Mais aujourd'hui, sa priorité était de gouverner cette cité comme elle pouvait tout en combattant les Wraiths, les Asurans...
Sheppard était, à l'heure actuelle, la dernière chose à laquelle elle devrait penser, et pourtant, elle n'hésita pas à enlever la note de Beckett pour le couvrir en face de Caldwell !

***

Sheppard retourna au labo mais il était vide ; le collier se trouvait sur la table, à coté de son coffret. Il s'approcha pour le regarder, quand le Dr Mc Kay arriva derrière lui :
Rodney : " Vous espérez découvrir à quoi ça peut servir ? Personnellement, je crois que vous n'avez pas les capacités pour le faire. "
John : " Mc Kay, c'est si gentil à vous de passer... Et vous, qu'est-ce que vous êtes venu faire dans le coin ? "
Rodney : " Je suis curieux de nature et je veux savoir à quoi ça peut servir... Et en plus, le Dr Weir semble très intéressée par cet objet, et celui qui découvrira à quoi ça sert, sera dans ses petits papiers... Et accessoirement, dans ceux du colonel Caldwell ! "
John : " Vraiment ? Et bien, quand j'aurais découvert ce que c'est, je vous avertirais Mc Kay ! "
Rodney" Très drôle! C'est moi qui découvrirais comment ça marche ! "
John : " Vous avez un train de retard... Je sais déjà comment ça marche ! "
Rodney : " Vraiment, et comment ? "
John : " Comme ça ! "
Sheppard se retourna, et sans réfléchir il mit le collier autour de son cou ; le collier se referma instantanément. Il venait de se rendre compte de ce qu'il avait fait et son visage se décomposa. Puis, il se tourna vers Mc Kay, qui avait l'air tout aussi abasourdie.
Rodney : " Mais qu'est ce que vous avez fait ? "
John : " Bah, je l'ai mis... Vous m'avez demandé comment on le met, non ? "
Rodney :" Oui, mais... Bon, et maintenant ? Je veux dire, comment on l'enlève ? "
John : " Je n'en ai aucune idée ! "
Sheppard essaya de l'enlever en tirant dessus mais sans effet.
John : " Je crois qu'on a un problème ! "
Rodney : " On a un problème ? Moi, je crois que c'est vous qui en avez un, vous tout seul... Je ne vous ai pas obligé à le mettre. "
Ohn : " Mais, vous avez manœuvré de telle sorte que je le mette à votre place ! "
Rodney : " Bon, qu'est-ce que vous ressentez ? "
John : " Rien, rien du tout ; Tout est normal. "
Le Dr Beckett entra, une barre chocolatée à la main, et vit Sheppard:
Beckett : " Vous êtes revenus ; je ne vous attendais pas avant... "
John : " Trêve de politesse Beckett, aidez-moi à enlever ça. "
Sheppard lui montra le collier, et Beckett faillit tomber dans les pommes :
Beckett : " Mais pourquoi l'avez-vous mis ? "
John : " Pour faire un pied de nez à Mc Kay, et pour le coiffer au poteau pour la découverte de ce truc. "
Sheppard sembla surpris de ce qu'il venait de dire à Beckett, ses mots avaient dépassé sa pensée, mais en y réfléchissant, pas tant que ça : il pensait ce qu'il disait, mais en temps normal, il ne l'aurait jamais avoué !
Mc Kay resta muet, surpris par l'aplomb de Sheppard.
Beckett" C'est pas tout, mais à présent, il faut pouvoir l'enlever. "
John : " Sans blague ! Moi je trouve qu'il me va bien au teint. "
Rodney : " C'est sans compter sur ce que va dire le colonel Caldwell : la tête qu'il va faire quand il va s'apercevoir que vous en avez encore fait qu'à votre tête. "
John : " Je m'en fiche pas mal de ce qu'il pense, enfin quand il pense ! Mon problème pour l'instant, c'est de pouvoir l'enlever avant que le Dr Weir ne le voie et me passe un savon ! "
Beckett : " Vous avez plus peur du Dr Weir que du colonel Caldwell ? "
John : " L'avis du Dr Weir m'importe beaucoup plus que celui de ce rond de cuir, en effet ! "
Là encore, il se surpris lui-même en entendant ses propres paroles.
Beckett : " Bon, je crois qu'on ne doit pas s'affoler... Depuis que vous l'avez mis, il ne s'est rien passé ? "
John : " Pour la seconde fois non, non et non... Dr Beckett ! "
Caldwell : " Qu'est ce qui se passe ici ? "
Le colonel Caldwell entra à son tour dans le labo, accompagné de 2 soldats.
Caldwell : " Je vous ai posé une question major ! "
John : " Et je vous ai entendu mon colonel ! J'ai juste un petit problème autour du cou, c'est tout ! "
Caldwell : " Quel problème ? "
Le colonel s'approcha de Sheppard et vit le collier à son cou.
Caldwell : " Je suppose que vous ne l'avez pas fait exprès ? "
John : " Bien sur que non ! Et pour vous économisez d'une question : non, je ne ressens rien ! "
Caldwell : " Vous avez une technologie alien autour du cou dont on ne sait rien et qu'on ne peut pas enlever pour l'instant. Je suis donc en droit de me poser certaines questions ! "
John : " C'est tout à votre honneur, mais ça ne fera pas avancer le problème ! "
Un silence pesant envahi la pièce, Mc Kay et Beckett évitant soigneusement le regard de Caldwell. Ce dernier pris une grande inspiration et s'approcha à quelques centimètres du visage de Sheppard :
Caldwell : " Major Sheppard, j'espère que s'est l'angoisse de cet objet autour de votre cou qui vous font parler comme ça... Si ce n'était pas le cas, je pense que vous auriez besoin de prendre des vacances, dès que ce " problème " sera réglé. "
A ce moment, le Dr Weir entra à son tour dans le labo :
Liz : " J'ai entendu dire que Sheppard avait un pro... "
Elle s'arrêta net quand elle découvrit le collier autour du cou de Sheppard.
Liz : " Major, qu'est-ce que c'est ? "
John : " C'est le fameux " engin " de Beckett ! "
Liz : " Ah oui ! Et comment s'est-il retrouvé à votre cou, major ? "
John : " Et bien... Mc Kay a cru bon de me pousser à bout et donc, pour prouver que j'avais raison, encore une fois, j'ai mis ce foutu collier ! "
Elisabeth avait ce regard que John tentait à chaque fois d'éviter : un regard interrogateur et en même temps surpris. Elle faisait ce regard quand il venait de faite une boulette !
Liz : " Et donc, vous avez eu l'envie irrésistible de... de quoi ? "
John : " De faire en sorte que Mc Kay la ferme ! "
Rodney avait une petite idée de l'utilisation de ce collier :
Rodney : " Je crois que j'ai une idée... Major, qu'est ce que vous pensez ... du colonel Caldwell ? "
La réponse ne se fit pas attendre :
John : " C'est plus un militaire qu'un diplomate qui ne pense qu'avec ses muscles et qui croit être supérieur aux autres parce qu'il a un grade qui lui en donne le droit, mais franchement, je pense que dans cette cité, il n'a pas plus de droits que... Mc Kay ! "
Caldwell : " Merci ! "
Weir semblait mi amusée, mi-stupéfaite de cette situation.
Caldwell : " Tout le monde dehors, sauf le Dr Weir, le colonel Sheppard et le docteur Mc Kay. Sheppard, je ne sais pas ce qui vous prend, mais ce regain d'autorité est très déplacé ! "
Rodney : " Colonel, si je peux me permettre, ce n'est pas de sa faute... En tout cas, pas directement ! "
Caldwell : " Que voulez-vous dire ? "
Rodney : " Je pense que c'est le collier qui lui fait dire ces... choses. Je pense que c'est une sorte de détecteur de mensonges, ou plutôt un sérum de vérité. "
Liz : " Ce n'est pas la même chose ? "
Rodney : " Pas vraiment ; le détecteur de mensonges, comme son nom l'indique, détecte quand on ne dit pas la vérité mais on peut toujours la cacher ; alors que le sérum de vérité vous oblige à ne dire que la vérité, sans mentir. C'est toute la nuance. "
Liz : " Et donc, ce collier l'oblige a dire la vérité ? "
Rodney : " Oui, ou plutôt ce qu'il pense être la vérité : Par exemple, ses sentiments envers le colonel sont subjectifs, ce n'est pas forcément la vérité pure. Mais si on lui pose une question tactique ou si on lui demande de donner le code de la porte pour la Terre, il le fera. Les Anciens devaient s'en servir sur les prisonniers de guerre et plus particulièrement avec les Wraiths ; Comme on a pu le constater, ils préfèrent s'autodétruire plutôt que de collaborer !"
Liz : " Ce collier est donc un avantage mais aussi un inconvénient : si le major ne peut pas enlever ce collier, il serait risqué de l'envoyer sur une planète infestée de Wraiths, qu'il soit fait prisonnier et qu'il divulgue des informations capitales sur la base ou sur la Terre. "
John : " Mais je suis sur qu'on peut l'enlever, n'est ce pas ? "
Rodney : " Sûrement ! Mais pour l'instant, je ne sais pas comment faire. "
Caldwell: " Donc, pour l'instant major, vous resterez ici le temps que cet objet vous soit enlever. "
John : " Mais Dr... "
Liz : " Le colonel Caldwell a raison, on ne peut pas prendre le risque de dévoiler le code d'entrée de la Terre, et je sais que vous ne voudriez pas être celui qui pourrait causer sa perte ? "
Sheppard soupira :
John : Bien sur que non. "
Caldwell : " Alors c'est entendu ! Je prendrais votre place au sein de votre équipe, le temps que l'on trouve le moyen de vous enlever ça. "
Le colonel sorti avec un léger sourire de dédain.
John : " Je le hais ! "
Liz : " Vous devriez vous détendre ! "
Rodney profita de la position peu avantageuse de Sheppard pour lui poser une ultime question :
Rodney : " Qu'est-ce que vous pensez du Dr Weir ? "
Sheppard jeta un œil vers Rodney puis en direction d'Elisabeth :
John : " C'est une très belle femme... J'admire son tempérament : elle a du caractère, elle est forte et j'aime ça ! ... Et son corps, elle est si... "
Mais avant d'avoir pu finir sa phrase, il se mit une grande claque !
Le Dr Weir écarquilla les yeux en entendant tous ces compliments à son sujet, mais elle fut aussi troublée et gênée d'une telle sincérité. Sheppard, lui, ne savait plus ou se mettre !
Rodney : " C'était juste pour m'assurer que j'avais raison... Je vais vous laisser, il faut que je retourne dans ma chambre et que je trouve le moyen de vous le retirer. "
Il partit, le coffret sous le bras.
Le major se retrouva seul dans le labo avec Weir :
John : " Ce n'est pas ce que je voulais dire... en fait, je ... je crois que ... "
Liz : " Vous n'avez pas à vous justifiez. Ce que vous avez dit est très... gentil, et je suis touchée par toutes ces remarques, mais... "
John : " Ecoutez, je ... ne suis pas dans mon état normal : ce collier à peut être des effets secondaires à court terme, et que j'ai dit des choses que je ne pensais pas vraiment... ou en tout cas, que je ne pensais pas dire comme cela ! "
Liz : " Je crois que se sera tout John ! "
Le ton sec d'Elisabeth n'augurait rien de bon pour leur relation future !

***
Le Dr Weir, elle, était retournée à son bureau : Comment avait-il pu lui dire cela ? Elle était assise sur sa chaise, le regard dans le vide : elle avait rougit en entendant les paroles de Sheppard. Comment réagir à présent ? Que va-t-elle faire quand elle le croisera ? Et pendant le débriefing ?
Elle ne pourra plus le regarder comme avant !
Elle paniqua quand elle vit qu'il se dirigeait vers son bureau : que va-t-elle dire ? Que va-t-elle faire ?
Au fur et à mesure qu'il approchait de son bureau, Sheppard sentait son cœur battre de plus en plus fort.
John : " Elisabeth, il faut que je vous parle... "
Liz : " ... Major ! Je vous en prie, nous devons passer au-dessus de ça ! "
John : " Je ne suis pas d'accord ; on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé ; c'est vrai ! Vous êtes une belle femme, et il n'y a pas que moi, qui doit penser cela ici! "
Liz : " Ah oui ? "
John : " Oui, Beckett par exemple...enfin... le fait est que je ne suis qu'un homme sur dans une cité perdue à des milliers d'années lumières de sa maison et ayant pour chef une femme jolie et attirante, répondant à ses critères de séduction ! "
Sheppard inspira profondément, laissant Elisabeth abasourdie. Le collier le poussa à aller au-delà de ses pensées.
Liz : " John, je suis touchée, mais dois-je vous rappeler que je suis hiérarchiquement votre supérieure ! "
John : " Elisabeth, je ne vous demande pas de répondre à ça ! En plus, vous n'êtes pas vraiment mon supérieur, vous êtes une civile et moi un militaire... "
Liz : " Il ne s'agit pas que de cela et vous le savez tout aussi bien que moi ! Ce serait plus qu'embarrassant de... enfin, d'être..."
Sheppard la regarda droit dans les yeux, elle rougissait légèrement et cela lui donnait un air romantique ; a ce moment précis, il aurait voulu l'embrasser. Il s'approcha d'elle, mais s'arrêta net quand il vit qu'il y avait du monde en bas, et que le bureau de Weir était en verre.
John : " Elisabeth, je vous... "
Liz : " Non John ! Je vous en pris ! Il ne faut pas. "
John : " Elisabeth, je voudrais vous dire que... "
Liz : " Lieutenant ! Je peux faire quelque chose pour vous ? "
Sheppard se retourna et vit le lieutenant derrière lui ; il comprit qu'Elisabeth l'avait prévenu de sa présence, en quelque sorte, et il sortit.
John : " Je reviendrais plus tard ! "
Weir sembla déçue mais elle se disait que c'était mieux comme ça.

***

Rodney était dans son labo, Sheppard vint a sa rencontre ; Rodney avait une mine sombre :
John : " Quoi ? "
Rodney : " Vos constantes sont en baisse : la tension, les battement du cœur.. Je crois que c'est le collier ! "
John : " Pourquoi faire un sérum de vérité qui tue. "
Rodney : " Les Anciens savaient sûrement ce qu'ils faisaient en mettant ce collier à une personne, non ? Ils ne voulaient sûrement pas tuer ce qui le portait. "
John : " Peut être que si en fait ! C'est peut être le seul moyen de l'enlever. Les Anciens ne devaient pas garder leurs ennemis en vie de peur qu'ils ne révèlent l'emplacement de la cité. "
John était dubitatif: Les Anciens envisageaient-ils vraiment de tuer leurs prisonniers ?
Rodney : " il faut que j'étudie encore la question ! Il me faut du temps, et je sais que vous ne voudriez pas finir comme un légume ! "
John : " Cela va de soi ! Bon, et bien il ne nous reste plus qu'a attendre alors. Travaillez bien ! "

***


Le major Sheppard était allongé sur son lit et réfléchissait; Il n'arrivait toujours pas à croire qu'ils avaient eu une telle conversation : sortir avec le patron pourrait provoquer la jalousie et des tensions, mais pourtant, les problèmes que pourraient rencontrer 2 militaires de sexes opposés sont surtout d'ordre hiérarchique : Il est quasiment interdit pour des militaires de la même base d'avoir des relations " intimes ", mais dans le cas du major Sheppard et du Dr Weir, les choses semblaient plus simples : lui était militaire, mais Elisabeth était une civile ; il n'y avait donc, en apparence, aucun problème entre eux et ils pouvaient, s'ils le souhaitaient, entamer une relation. Mais éthiquement, cette relation serait déplacée!
Il fut interrompu dans ses pensées par l'arrivée de Beckett.
Beckett : " Le Dr Weir m'a demandé de vous ausculter. "
John : " Pourquoi ? "
Beckett : " Elle espère que le fait de porter le collier pendant un temps trop long ne va pas avoir d'incidence sur votre santé et votre... état mental ! "
Beckett prenait un malin plaisir à faire peur à John, car secrètement, Beckett avait, lui aussi, un petit faible pour Elisabeth, et il préférait mettre en avant son intellect plutôt que ses muscles ; mais il ne savait pas que le major avait et les muscles et l'intellect!
John : " Vous êtes presque aussi drôle et cynique que Mc Kay ! Je vous suis. "

Après auscultation :
Beckett : " Si on ne vous enlève pas ce collier, vous allez vite tomber dans les pommes ou encore faire un infarctus ! Je dois le signaler au Dr Weir. "
John : " Non ! Enfin, je veux dire, ça ne sert à rien de s'alarmer pour l'instant. On va attendre que Mc Kay trouve la solution, et je sais qu'il la trouvera ! Il n'y a pas de quoi alerter le Dr Weir. "
Liz : " M'avertir de quoi ? "
Elisabeth venait juste d'entrer dans l'infirmerie, croisant les bras et levant un sourcil.
Beckett : " Ah ! Dr Weir, justement. Je disais juste que Sheppard est en petite forme depuis qu'il a mis ce... cette chose. "
John : " Mais pas du tout ! J'ai toujours été en pleine forme... "
Beckett : " Et bien, si on regarde les examens fait ce matin, votre forme, comme vous dites, n'est plus si bonne. "
Beckett esquissa un léger sourire narquois dans le dos de Sheppard. Le Dr Weir, elle, semblait plus inquiète.
John : " Merci. "
Elle baissa légèrement la tête en signe de remerciement et s'approcha:
Liz : " Alors ou en est Rodney ? "
John : " Ché pas ! il est dans le flou ! Beckett a parlé d'une dégradation mentale ? " Liz : " c'est une possibilité ! "
John : " Une possibilité ? Elisabeth, on est en train de parler de moi et du fait que je vais peut être me transformer en légume, et vous, vous me parlez comme une petite politicienne bureaucrate qui annonce à un de ses hommes qu'il va mourir ; vous avez autant de sentiments qu'un bloc de marbre et... "
Il n'eut pas le temps de finir car Elisabeth le gifla si fort qu'il vit 36 chandelles !
Liz : " Si vous croyez que votre mort m'importe peu, vous vous trompez royalement. Le fait que je n'aie pas déballé mes sentiments comme vous l'avez fait, ne veut pas dire que je suis un bloc de marbre ! Je ne veux pas que vous mourriez, et je ferais tout mon possible pour que cela n'arrive pas, et ça, un politicien à tendance bureaucratique ne le ferait sûrement pas ! "
Elle eut à peine finie sa phrase que John passa sa main derrière la nuque d'Elisabeth et l'attira vers lui ; il l'embrassa ; Elisabeth, surprise, ne réagit pas tout de suite, puis elle essaya de le repousser en mettant sa main gauche contre l'épaule de John, et la droite sur le bras qui tenait sa nuque.
Après quelques secondes, qui parurent interminables pour eux, John lâcha Elisabeth, qui n'eut, pour seul réflexe, que de le gifler une deuxième fois ( et tiens prends ça !) puis partit en courant, laissant le jeune homme abasourdit sur le lit.

***

Elisabeth était partie dans ses quartiers : elle se laissa tomber sur son lit, encore surprise du baiser que lui avait donné John. Comment avait-il pu faire ça ? On aurait pu les surprendre ? Et que se serait-il passé si ça avait été le cas ?
Ces questions se bousculaient dans sa tête, et Elisabeth ne savait plus vraiment quoi penser de cet acte.
Il l'avait embrassé tout de même ! Au lieu d'être dégoûtée et furieuse contre Sheppard, elle repensait à ce baiser avec envie : Il embrassait plutôt bien, même si ce baiser avait été volé ! Elisabeth alla dans sa salle de bain et se passa de l'eau sur le visage : elle rougissait légèrement ; personne ne devait savoir ce qui venait de se passer. John ne se vantera pas de cet acte : il n'y a rien de glorieux a volé un baiser !

John, lui, était resté un moment à l'infirmerie avant de se rendre en direction des quartiers d'Elisabeth : il devait éclaircir les choses, et surtout s'excuser de son attitude. Il frappa à sa porte, mais personne ne répondit ; il essaya encore une fois, et finit par laisser tomber. Il se rendit dans la salle d'embarquement pour voir son équipe partir vers une nouvelle terre avec, à sa tête, le colonel Caldwell. Il eut à ce moment là, une petite crispation en voyant le colonel traversé la porte à sa place.
John : " Vous avez vu le Dr Weir ? "
Butch : " Non Colonel. Je crois qu'elle s'est rendue à ses quartiers. "
John esquissa une grimace, puis regarda le bureau vide de Weir : n'a-t-il pas fait une erreur en l'embrassant ? Il aurait peut être du y aller plus doucement !
Pendant ce temps là, Elisabeth était allée voir Rodney qui lui annonça une bonne nouvelle :
Rodney : " Je crois savoir comment le collier s'enlève sans que le porteur meure. "
Liz : " C'est une bonne nouvelle, et quel est ce moyen ? "
Rodney : " Je pense que le collier se détache de lui-même quand son porteur à dit tout ce qu'il savait sur le sujet abordé. "
Liz : " Comment ça ? "
Rodney : " Et bien, Les Anciens savaient que leur prisonnier ne savait plus rien quand le collier se détachait ; cela évitait que le prisonnier ne garde des informations capitales pour lui. "
Liz : " Donc, pour que le collier se détache, il faut qu'il dise tout ce qu'il sait... "
Rodney : " ... et ce qu'il ressent "
Liz :" Et ce qu'il ressent sur les sujets que l'on a abordé ? "
Rodney :" A savoir : le colonel Caldwell et vous !
Elisabeth semblait gênée et souffla légèrement :
Rodney :" Je savais bien que les Anciens ne les auraient pas laisser mourir ! "
Liz :" Merci. "
Le Dr Weir retourna à la salle des commandes.
Liz : " Lieutenant, vous avez vu le colonel Sheppard ? "
Butch : " Oui, d'ailleurs il vous cherchait. Je crois qu'il a dit qu'il retournait dans sa chambre. "
Liz : " Merci. "
Elisabeth savait ce qu'impliquait le fait de retirer ce collier : le major devrait dire tout ce qu'il ressentait pour elle !
Elle frappa à sa porte et Sheppard lui ouvrit quelques secondes plus tard.
Liz : " Je dois vous parler. "
John : " Moi aussi... entrez ! Désolé pour le désordre, je ne m'attendais pas à de la visite ! "
Liz : " John, Rodney a trouvé le moyen d'enlever ce collier. "
John : " Ah oui ! Et lequel ? "
Liz : " Le porteur du collier doit dire toute la vérité sur les sujets qu'il a abordé... c'est à dire le colonel et... "
John : " ... Vous ! "
Liz : " Exactement. "
John : " Donc, pour m'en débarrasser, je dois dire tout ce que je ressens pour vous. "
Liz : " Et pour le colonel ! "
John :" Oui, mais ça c'est moins intéressant ! Donc, par quoi on commence ? "
Elisabeth répondit du tac o tac :" Par le colonel ! "
John rigola, puis s'assit sur son lit :
John : " Vous devriez vous asseoir, ça va être long ! "
A défaut de fauteuils, Elisabeth s'assit, elle aussi, sur le lit.
John : " Bon, je trouve le colonel antipathique et aigri ; il profite de son statut pour assouvir sa soif d'autorité. Je ne voudrais pas être à la place de son chien ! Quoi dire encore ? Ah oui, le treillis ne lui va pas du tout ! En plus, je crois qu'il en pince pour vous et je ne supporte pas qu'il vous approche : je suis malade à l'idée que vous lui accordiez plus de crédits et d'attention qu'a moi. "
Liz : " Mais ce n'est absolument pas vrai ! "
John : " Laissez-moi finir ! Je suis maladivement jaloux des hommes qui pourraient vous approcher. Je n'y peux rien, je vous trouve attirante... Non, en fait, si je veux vraiment me débarrasser de ce collier je dois avouer que je vous ai tout de suite trouver belle : dès l'instant ou je vous ai vu en Antarctique, je vous ai aimé. Voilà, je l'ai dit ! Je vous aime, et je sais que je ne pourrais jamais vous aimer comme je le voudrais. "
Elisabeth resta complètement abasourdie par ces révélations, et au fond d'elle, elle était touchée et émue ; elle se rendit compte qu'elle aussi éprouvait la même chose :
Liz : " Pourquoi ? "
John : " Pourquoi quoi ? "
Liz : " Pourquoi ne pas pouvoir m'aimer comme vous le souhaiteriez ? "
John resta muet et immobile quand il vit approcher Elisabeth de lui. Elle s'approcha et entoura le visage de John avec ses mains ; ces pouces caressaient ses pommettes, puis elle l'embrassa doucement : Elle était morte de peur. Elle regarda John dans les yeux puis l'embrassa à nouveau. Il se rapprocha d'elle : il mit sa main droite sur la taille d'Elisabeth, et sa main gauche dans son cou ; Cette main se glissa lentement dans le dos le la jeune femme, jusqu'à arriver en bas de son dos ; il mit ses doigts sous le T shirt d'Elisabeth, qui le repoussa légèrement et regarda son cou d'un air soucieux :
John : " Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? "
Liz : " Le collier n'est toujours pas parti ! "
Sheppard fit une moue boudeuse.
John : " C'est bizarre, parce que j'ai dis tout ce que j'avais à dire! Mais... "
Liz : " Mais quoi ? "
John : " Je crois que ce n'est pas assez ! Laissez-moi faire, faites-moi confiance. "
John la fit basculer sur le lit, et se coucha près d'elle ; avant qu'elle ne puisse protester, John l'embrassa en tenant ses poignets avec ses mains. Il pouvait sentir son cœur battre de plus en plus vite !
Elisabeth se laissa faire. Il l'embrassa dans le cou, puis sur l'épaule ; il se releva et enleva son T shirt sous le regard presque gêné d'Elisabeth qui rougissait. John était sous le charme : il se pencha vers elle, Elisabeth lui caressa tout d'abord les épaules puis elle descendit le long de son torse. John l'embrassa encore une fois et le collier se détacha.
Liz : " Comment... "
John : " Le but de ce collier est de révéler le fond des sentiments des gens, non ? Et bien, je crois que mon but était de passer une nuit avec vous... Ne croyez pas que je vous pousse à faire quoi que ce soit, c'est juste que je croyais que c'était bien parti pour et donc le collier s'est détaché ! "
Elisabeth se redressa et s'assit à coté de Sheppard :
Liz : " Vous pensiez réellement que nous passerions cette nuit ensemble ?"
John : " Et bien, en tout cas, c'est ce que je voulais ! "
Elle l'embrassa, puis jeta le collier au sol. John lui enleva son haut: elle avait la peau diaphane et douce ; elle sentait bon !
Elisabeth se recoucha doucement sur le lit, John sur elle. Il l'embrassa sur le cou, puis les épaules, la poitrine, le ventre, le nombril...
Le moment était venu et Elisabeth tremblait de tout son corps : qu'était-elle en train de faire ? elle n'envisageait pas d'arrêter John, elle n'en avait aucune envie !
Ils passèrent toute la nuit ensemble, et au petit matin, Elisabeth se réveilla seule dans le lit de John, le soleil éclairant la pièce. Elle sentait le parfum de John qui embaumait la chambre, elle esquissa un sourire et se leva, en entourant son corps des draps : Elle se mit à la fenêtre et regarda la vue : La mer à perte de vue.
John entra dans la chambre et vit Elisabeth lui tournant le dos ; il s'approcha d'elle par derrière et l'entoura de ses bras, elle sursauta puis mit ses mains sur les siennes.
John : " Bien dormis? "
Liz : " Je n'avais pas aussi bien dormi depuis longtemps. "
Elle se retourna et l'embrassa délicatement : quand il vit son regard et son sourire, John la pris dans ses bras et la serra si fort qu'elle faillit étouffer, mais elle ne le repoussa pas !
Liz : " je vais prendre une douche... "
John : " Je peux venir avec toi ? "
Elisabeth souleva un sourcil en guise de refus et ferma la porte au nez de John, frustré ! Mais la porte se rouvrit laissant apparaître le visage d'Elisabeth qui lui envoya les draps qui avaient servi à la couvrir. John entra dans la salle de bain et rejoignit Elisabeth sous la douche...
Liz : " Tu sais, je suis grande maintenant, je peux me laver toute seule ! "
John : " Vraiment ? "
Il fit mine de partir mais Elisabeth prit les mains de John et les posa sur ses hanches.
Liz : " En fait, je pense que j'aurais besoin d'aide!..."
Elle fit couler le gel douche sur le torse de John et l'appliqua doucement, quand John la serra contre lui.
Il la plaqua contre la douche, puis il l'embrassa dans le cou langoureusement. Elisabeth ne l'arrêta même pas : Elle avait envi de lui, et lui d'elle !

Quelques heures et galipettes plus tard, ils daignèrent enfin sortir de la chambre :
Jamais, Liz n'avait été aussi contente et libre depuis son arrivée sur Atlantis.
Liz : " Pourvu que tu n'ais plus besoin d'un collier pour me dire ce que tu ressens ! "
John : " Ne t'inquiète pas ... "
Il l'embrassa tendrement ... sur leur balcon.

fin

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Voilà, encore une ! dites moi ce que vous en pensez !
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