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Accueil/Fanfics/Affaire Personnelle ( Fin )
Informations :
Auteur : Johnelizabeth
: 01/04/2007
Note : 10
Nombre de votes : 1


Histoire :

Elizabeth était maintenant en train de dormir sur une chaise de l'infirmerie quand Carson s'installa à côté d'elle, deux tasses de café dans les mains. La jeune femme se réveilla doucement, sentant la présence du médecin à côté d'elle, il lui tendit une tasse en souriant.
- Merci, Carson.
- Ne vous inquiétez pas, je suis sûre qu'il va bien.
- Oui, je sais Carson, il n'a qu'une légère commotion cérébrale, vous l'avez dit.
- Je parlais du Colonel Sheppard.
- Ohh...oui.
- Il a réussi à se tirer de situations bien pires que celle-là.
- Oui, vous avez raison.
- C'était la bonne décision, Elizabeth.
- Vous en êtes sûr ? Parce que je commence sérieusement à douter. Rodney ne se réveille toujours pas et Sheppard est on se sait où sur une planète remplie de wraiths, ça n'a rien de rassurant.
- Si vous ne savez pas combien ils sont, ni dans quelles circonstances le Colonel Sheppard a disparu vous enverriez vos hommes dans un guet-apens. Il a peut-être été emmené ailleurs, vous ne pouvez pas risquer la vie de quelqu'un sur une simple hypothèse et vous le savez, autrement vous n'auriez pas pris cette décision.
- Alors, pourquoi je me sens si mal ?
- Parce que la femme que vous êtes a terriblement envie de l'aider, c'est toujours dur de perdre ou de voir disparaître quelqu'un qui est sous notre commandement, dont on a la responsabilité, on se sent coupable. Que croyez-vous que ça me fasse dès que je dois annoncer le décès d'un patient ?
Beckett baissa la tête et plongea ses yeux bleus dans son café. La diplomate réfléchit un instant et lui dit le plus sincèrement du monde :
- Ce n'est pas votre faute si les gens meurent Carson, vous êtes le meilleur médecin des deux galaxies réunies mais ça ne dépend pas de vous, il y a des gens que vous ne pouvez pas sauver.
- C'est valable aussi pour vous Elizabeth, vous prenez les bonnes décisions mais ce qu'il se passe après, ça ne dépend pas de vous, vous n'y pouvez rien. Tout ce qu'on peut à l'heure actuelle c'est attendre.
- Vous avez probablement raison. Merci, Carson.
- De rien, les amis sont là pour ça.
Carson, lui aussi, était inquiet. Cependant, il ne montrait rien pour ne pas accentuer le sentiment de culpabilité de la dirigeante.
Elizabeth se tut, il avait raison, elle ne pouvait rien faire même si elle en mourait d'envie, ce serait irresponsable. Le médecin devait vraiment bien la connaître vraiment bien pour arriver à la percer à jour aussi facilement.
Elle se releva alors sur sa chaise et dans une tentative d'humour désespéré demanda :
- Vous avez fait des études de psychologie ?
Carson sourit. Après tout, les amis étaient bien fait pour s'entraider mutuellement quand ça n'allait pas et elle avait réussit à le faire sourire malgré son angoisse pour ses deux amis. Carson se rapprocha un peu d'elle et lui murmura à l'oreille, comme un secret :
- Je dois trop fréquenter Kate.
- Heightmeyer ? s'étonna Elizabeth.
Carson et prit un air dégagé et dit d'une nonchalance qu'elle ne lui connaissait pas :
- Vous savez les amours, ca va, ca vient.
Sur quoi, Elizabeth éclata de rire, cela lui faisait un bien fou de plaisanter avec le médecin dans un moment comme celui là. Il la regarda en souriant, tant qu'ils resteraient tous soudés, tout irait bien...

Cela faisait plus d'une heure qu'il marchait à l'aveuglette dans cette forêt quand Ford posa son bras sur le torse du colonel afin de l'arrêter.
- Quoi ?
- Vous avez entendu ?
- Non.
- Ils se rapprochent, dépêchez-vous.
Le lieutenant se mit à courir, Sheppard le suivit. Il devait avoir l'habitude de se faire traquer maintenant, tout comme Ronon, les wraiths étaient devenus son gibier et il était le leur.
Ils trouvèrent refuge dans une grotte non loin de là.
- Je me suis caché plusieurs fois ici, ils ne connaissent pas l'existence de cet endroit, on y sera en sécurité pour la nuit, il faut que vous repreniez des forces.
- Je prends le premier tour de garde.
- Bien.
Ford roula en boule sa veste pour s'en servir d'oreiller et s'allongea sur le sol pendant que John cherchait des branches pour faire un feu.
- J'ai fait une réserve de bois là-bas, lui dit Ford en indiquant du doigt un recoin de la grotte.
Sheppard se dirigea dans la direction indiquée et prit le bois nécessaire. Une fois le feu allumé, il resta devant à regarder les flammes danser tandis que Ford fixait le plafond. Il n'était absolument pas fatigué et pensait encore aux paroles du colonel, tous ces mois de torture l'avaient affaibli, mentalement. Ses grands-parents lui manquaient, sa cousine lui manquait, sa maison lui manquait. Cela faisait trop longtemps qu'il était là, il ne désirait plus qu'une chose : les revoir. Mais il ne pouvait pas, s'il rentrait avec le colonel, il essayerait de le changer, il serait encore un rat de laboratoire, et ça il ne voulait plus, il n'en pouvait plus, les tortures incessantes, l'espoir, ce maudit espoir de pouvoir s'en aller, passer la porte et les rejoindre, ce saleté d'espoir qui s'évaporait à chaque fois qu'il le retrouvait.
- Après que vous soyez parti couvrir nos arrières, que vous est-il arrivé ?
Sheppard ne comptait même plus les fois où il essayait de rouvrir le dialogue avec lui et que tout partait en vrille néanmoins il devait quand même essayer de comprendre ce qu'il s'était passé.
- J'ai réussi à tuer quelques wraiths qui vous courraient après et je me suis dirigé vers le hangar du vaisseau, de là j'ai pris un dart et je suis parti mais une fois dans le vaisseau j'ai eu quelques problèmes pour le piloter, tout était écrit en langage wraith et je n'y voyais rien.
- Hum, cette saleté de vision opaque qu'ont les darts, je m'en souviens.
- Je ne savais pas pourquoi mais je perdais de l'altitude et de la vitesse, j'ai fini par me cracher ici.
- Près de ces grottes ?
- Non, j'étais plus vers leur base, le dart s'est craché à un kilomètre à peine. Au début, je ne savais pas ce qu'il se passait ici, j'ai commencé à déambuler sur la planète à la recherche d'aide. Je suis tombé sur un wraith, je lui ai pris son enzyme et j'ai continué à avancer mais il n'était pas seul, je me suis fait attaquer et au lieu de me faire tuer, ils m'ont emmené là-bas.
- Pour leurs expériences.
- Oui, ils se sont plus intéressés à moi qu'a tous les autres, au début parce que j'étais arrivé en dart puis quand ils ont découvert que je venais de la cité des Anciens, ils ont fait de moi une espèce de modèle pour leurs recherches, je suis exactement ce qu'ils voulaient, un sujet vivant faisant partit de l'expédition Atlantis.
- Vous voulez dire que si vous vous faîtes torturez avec plus d'insistance que tous les autres c'est parce qu'à un moment donné vous avez fait partie de notre équipe ?
- Exactement, les wraiths se fichent de savoir si je suis encore avec vous ou non, ils savent depuis longtemps que je ne vis plus sur Atlantis mais comme je viens de la Terre...
- Vous êtes comme nous, vous fonctionnez comme nous alors vous êtes le sujet idéal pour leurs expériences.
- C'est moi qu'ils veulent mais ils savent très bien qui vous êtes, quand ils vous ont confisqué votre équipement, ils vous ont forcément reconnu, si jamais ils mettent la main sur nous, vous comprendrez quel enfer j'ai vécu durant ces derniers mois.

Il fallait absolument trouvé un moyen de s'en sortir : quitter cette planète, sans alerter les wraiths de préférence.
- Vous avez un plan pour nous sortir de là ? demanda le colonel.
- On ne peut pas traverser la porte, des gardes y sont probablement déjà et je les connais, ils ont dû enlever les cristaux du DHD.
- On peut les attaquer par surprise.
- Ils sont plusieurs à monter la garde et nous n'avons pas d'armes. C'est se jeter dans la gueule du loup.
- Ils doivent bien avoir des Darts dans le coin ?
- Oui, sur leur base.
- Autrement dit : hors de notre portée.
- On ne peut pas retourner là-bas c'est trop dangereux, on risquerait de se faire capturer.
- Alors quoi, on est censés attendre ici qu'ils nous retrouvent ?
- Non, on se cache, on change constamment de position pour brouiller les pistes et on passe de temps en temps devant la porte, à un moment où a un autre, ils vont baisser leur vigilance.
- Le seul problème c'est que si on est si important que ça à leur yeux, ils vont mettre toutes leurs forces armées pour nous capturer et là on ne pourra plus rien faire.
- Non, c'est là que vous vous trompez. Ils ne veulent pas nous capturer juste pour nous avoir sous leur contrôle. Ça les amuse, c'est un jeu pour eux. La chasse à l'homme, ils adorent ça. Ce n'est qu'une expérience de plus ! Ce sera le premier d'entre eux qui nous capturera qui gagnera. Ça fait partie de leur entraînement. Ils laissent les Runner se balader de planète en planète, mais nous, nous n'avons pas de détecteur intégré, alors ils ont délimité un périmètre que leurs cobayes ne peuvent pas dépasser. Nous ne sommes que des pions dont ils peuvent faire tout ce qu'ils veulent et ils en sont conscients. Mais on a un avantage.
Le colonel était sceptique, le petit discours du lieutenant avait fini d'achever son moral.
- Ah bon ? Parce que présenté comme ça, on dirait pas.
- Ils nous voient comme des êtres inférieurs à eux parce que nous sommes leur nourriture. Ils nous sous-estiment. C'est là qu'est notre force, ils n'ont pas pensé à tout, on peut s'en sortir.
- Sauf qu'au passage, il ne faudra pas oublier les gens de cette planète y compris Teyla, Ronon et McKay, insista Sheppard, encore une fois.
Le lieutenant serra les poings, il ne comprenait jamais rien !
- On n'a pas le temps pour eux, il faut d'abord sauver nos peaux.
- Ce sont les membres de mon équipe !
- On a des priorités ! Vous feriez échouer le plan.
- Mais on n'a pas de plan, juste se cacher et attendre que ça passe, ce n'est pas un plan, Aiden ! On doit trouver comment s'en sortir, retourner à leur base, récupérer mon équipe, trouver un dart et s'enfuir le plus loin possible, ÇA c'est un plan !
Ford commençait lui aussi à perdre patience, le ton du colonel et son entêtement à vouloir sauver son équipe n'aidaient pas à le calmer, loin de là.
- Parce que vous croyez vraiment qu'on pourrait entrer là-bas sans se faire repérer ?
- Vous l'avez dit vous-même ils nous sous-estiment, ils ne penseront jamais qu'on veuille retourner là-bas alors leur surveillance doit être quasi nulle, ce qui nous laissera tout le temps d'agir à notre guise.
- C'est trop risqué, il faut s'en tenir à ce qu'on a dit !
- Vous comptez vous cacher le plus longtemps possible jusqu'à ce qu'ils vous retrouvent où vous aller enfin essayez de vous échapper ? Je vous ai connu plus courageux que cela.
- Vous n'étiez pas là, vous ne savez ce que j'ai subi là-bas ! Vous ne savez ce qu'ils m'ont fait alors ne vous avisez surtout pas de me juger !
Le regard du lieutenant était devenu plus noir que jamais, ce qui motiva encore plus John à le faire changer d'avis. Jamais plus, personne ne devait encore devenir comme son jeune ami par sa faute.
- J'imagine très bien ce qu'ils ont pu vous faire subir mais si vous vous cachez ils vous retrouveront, vous l'avez dit, ils ont tout leur temps, et à force de chercher ils finiront bien par vous retrouver, sauf si vous n'êtes plus là.
Le lieutenant sembla hésiter, devait-il le suivre et risquer de se faire capturer ? Ou fuir le plus longtemps possible ? Mais Sheppard avait fait renaître en lui cet espoir, ce maudit espoir, de s'en aller, à jamais.
Le colonel se radoucit et continua de défendre son idée, espérant l'attendrir un peu.
- Je vous avais dit que j'avais vu votre cousine lorsque j'étais sur Terre, elle m'a avoué qu'un jour vous lui aviez dit que vous placeriez votre vie entre mes mains.
Il avait fallu qu'il parle de sa cousine, qu'il évoque sa famille...
- Faites-moi confiance, murmura-t-il en encrant son regard dans le sien.
- Il faut agir une fois la nuit tombée, j'ai remarqué que les wraiths voyaient très mal la nuit par rapport à nous, ils sont obligés de porter des espèces de lunettes mais ils ne les mettent que quand ils explorent où qu'ils chassent, pas quand ils gardent leur base.
Sheppard sourit, il avait réussi à le convaincre, enfin une bonne chose de faite.
- Il commence à faire jour, les journées sont courtes ici, il faudra agir demain soir, c'est moi qui piloterai.
- Quoi ? s'interloqua Sheppard.
- Si je vous laisse faire vous allez me ramener sur Atlantis.
- La dernière fois que vous avez piloté un de ces engins vous vous êtes craché sur cette planète.
- Et vous, vous avez rematérialisé la moitié de mon équipe dans le vide.
John plissa les yeux à la recherche d'une réplique intelligente. Que voulait-il faire ? La course de celui qui faisait le plus d'erreurs ?
- Depuis je me suis nettement amélioré, on a réussi à rentrer sur Atlantis sans problème.
- Justement, je piloterai et vous laisserai sur une planète sans danger de là vous pourrez composer l'adresse d'Atlantis et retourner là-bas.
- Le problème reste le même, vous ne savez pas piloter ce truc, moi je sais comment faire.
- Je ne veux pas y retourner.
Il disait cela comme s'il parlait de la base wraith où il était torturé. Lui avaient-ils fait tant de mal que cela ?
- Alors, c'est moi qui vous déposerai sur une planète sans danger avant de retourner sur la cité, proposa John, plein d'espoir.
- Je vous connais vous ne me laisserez pas m'en aller.
- Pour l'instant, la chose la plus importante à mes yeux est de tirer mon équipe de cet endroit et ne pas lui faire vivre ce que vous avez vécu. Vous ne voulez pas repartir avec nous ? Très bien, je respecterai votre choix, vous êtes assez grand pour prendre vos responsabilités tout seul.
Le lieutenant le jaugea du regard, essayant de savoir s'il était sincère. S'il restait là, il se ferait torturer mais resterait le même, s'il venait avec lui il prenait le risque de subir encore des épreuves douloureuses pour redevenir ce qu'il était avant : un gentil lieutenant qui obéit aux ordres aveuglement. Il ne voulait plus être une personne insignifiante que personne ne remarquait. Mais, la perspective de retourner là-bas, encore...
Bien que le colonel n'en pensait absolument pas un mot, il essayait d'être le plus crédible possible, évidemment que s'il retournait sur Atlantis, ils essayeraient de le sauver.
- Je pense toujours pouvoir mettre ma vie entre vos mains, mon colonel, je sais que vous n'abandonnez pas vos hommes et je vous fais confiance pour tenir vos promesses.
Sheppard hocha la tête afin de lui signifier qu'il disait vrai. Il pouvait croire en lui, il ferait tout pour le sauver, même s'il n'approuvait pas ses méthodes, même s'il ne voulait pas "changer", même si Carson disait qu'il était trop tard pour lui, il trouverait un moyen, il y avait forcément une solution, il y arriverait, peu importait le temps que ça prendrait, il y arriverait.

- On devrait se reposer encore un peu, on reprendra la marche dès qu'il fera un peu plus jour où les wraiths finiront par nous retrouver.
Sheppard approuva le plan, il s'allongea alors sur le sol de la grotte pendant que Ford montait la garde.
- McKay est toujours aussi arrogant ? demanda le jeune homme en souriant.
John releva la tête vers son interlocuteur qui lui tournait le dos.
- Il ne s'est pas tellement arrangé mais il fait des efforts.
- Et Teyla ? Elle a appris à contrôler son pouvoir psychique avec les wraiths ?
- Elle aussi a fait de grands progrès, maintenant elle sait comment se connecter à eux sans danger.
Le jeune homme sembla hésiter à continuer son interrogatoire sur les membres de son ancienne vie.
- Et...le Docteur Weir ? Elle va bien ?
- Oui, elle va bien, on va tous bien.
- Et le nouveau ? Ronon, il a réussi à se faire une place ?
- Oui, il s'est très vite intégré.
- Tant mieux alors, tant mieux.
Ford resta un moment ainsi, le regard dans le vague, à penser à sa vie d'avant.
Le colonel se posait de plus en plus de questions au sujet de son ami : se pourrait-il que...
- Vous voulez rentrer chez nous ?
Le jeune homme se retourna alors lentement vers son supérieur.
- J'y pense parfois.
- Vous n'avez qu'un mot à dire et on rentre sur Atlantis, vous savez qu'on vous y accueillera et...
- Je parlais de la Terre.
Il avait presque oublié que pour le lieutenant "la maison" était toujours la Terre alors que pour lui cela faisait bien longtemps que plus rien ne le retenait là-bas, sa famille, sa vie était sur Atlantis, c'était son chez lui.
- Je veux rentrer à la maison, cela fait trop longtemps que mes grands-parents n'ont pas vu leur petit-fils.
- Alors, on vous ramènera sur Terre, une fois arrivé sur la Cité vous traverserez la porte et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire vous serez auprès de vos grands-parents.
- Ne vous fatiguez pas, je sais très bien que l'état major ne le tolérera jamais. Et puis, où est-ce que je me procurerais mon enzyme ?
Il avait du mal à dire ces mots, être loin de tout, de tout ce qu'il avait connu depuis sa naissance. Mais, il prit son courage a deux mains pour énoncer ce qu'il savait déjà, comme si le dire à voix haute allait le rendre plus réel.
- Je n'ai plus ma place là-bas, je ne reverrai peut-être jamais ma famille mais il y a des sacrifices qui sont nécessaires.
- Priver vos grands-parents de votre présence, les laisser dans l'ignorance, c'est nécessaire ? Vous êtes déclaré comme ayant disparu au combat, ils espèrent toujours vous voir passer leur porte d'entrée d'un instant à l'autre mais vous êtes bien loin d'eux aujourd'hui.
- S'ils savaient, ils comprendraient.
Le colonel était bien placé pour savoir que personne ne pouvait comprendre son comportement.
- Non, non. Comment comprendraient-ils que leur petit-fils vive loin de tout, tout seul dans une galaxie inconnue alors qu'il est entouré de gens qui veulent l'aider ? Comment pourraient-ils comprendre que vous refusiez de vous soignez ? Que vous refusiez de les revoir simplement pour avoir votre drogue et vous sentir nettement supérieur aux autres ?
Ford commença quelque peu à perdre patience.
- Je suis supérieur à vous, tout à l'heure vous n'arriviez pas à me suivre dans la forêt.
Et voilà qu'il recommençait à faire le concours de celui qui serait le plus fort !
- Ce n'est pas la question, le problème c'est que vous êtes accro, vous êtes un drogué ! Combien de temps reste-t-il encore avant que vous ne soyez en manque ?
- Ce sacrifice était nécessaire !
- Il n'est jamais nécessaire de sacrifier son humanité ou alors c'est que le sacrifice n'en vaut pas la peine. Vous n'êtes pas supérieur à nous, vous n'êtes pas mieux qu'avant, loin de là.
- Si, je me suis amélioré, maintenant je suis enfin quelqu'un.
- Quoi ? Vous avez des problèmes d'infériorité ?
- On ne me respectait pas. Je faisais ce que personne ne voulait faire, je n'étais qu'un petit lieutenant sans envergure.
- Pourtant, moi je vous respectais, moi je vous appréciais, vous comptiez pour moi autrement je ne vous aurez pas pris dans mon équipe. Autrement je ne ferais pas tout ce qui est en mon pouvoir pour vous sortir de là.
- Parce que maintenant je vaux quelque chose, maintenant je vaux la peine que vous vous battiez, maintenant je suis plus fort que jamais.
- Vous n'êtes pas invincible, Aiden.
- Je suis resté des mois ici et je suis toujours en vie, vous m'avez tiré dessus et j'ai cicatrisé, je me suis écrasé sur cette planète et mes blessures ont disparu, si je suis pas invincible, je suis très proche de l'être.
Sheppard secoua la tête, il ne pouvait pas croire ce qu'il entendait, il se croyait tellement fort, les wraiths lui avait sûrement refilé leur sentiment de supériorité en même temps que la dépendance à leur foutu enzyme !
- Non, non, un jour ou l'autre ils vous auront, je ne sais pas qui mais ils vous auront. À force de vous croire au-dessus de tout, vous finirez par tomber.
- Je suis trop fort pour ça.
- Vous n'avez pas l'esprit assez clair pour savoir ce dont vous êtes capable.
- Je suis mieux que vous et vous ne le supportez pas.
- Je ne suis pas jaloux de vous, il suffit de vous regarder, personne n'a rien à vous envier.
- Je suis libre et quasi invincible.
- Vous n'êtes pas dieu !
Cette dernière réplique laissa un froid entre les deux amis. Le lieutenant Ford se retourna pour continuer de surveiller les environs. Sheppard s'en voulut immédiatement de ces paroles. Il n'avait pas tout à fait tort mais le pousser à bout n'était pas une solution. Il ne fallait pas y aller de front avec lui, plutôt amener les éléments tout en douceur, essayer de lui faire comprendre la situation, crier et le provoquer ne servait à rien. Mais comment lui parler de son état sans s'emporter ? Comment lui faire simplement entendre raison ? Comment faire intervenir l'infime petite part d'humanité qu'il restait en lui ?
Lorsque le soleil se leva enfin totalement sur la planète, ils reprirent leur route, cette fois, direction la base à laquelle il avait tout fait pour échapper.

Elizabeth s'était accoudée près de la fenêtre de l'infirmerie et regardait le calme océan du petit matin lorsqu'un grognement la fit sortir de ses pensées, elle se retourna immédiatement vers Rodney pour se rendre compte qu'il était toujours dans la même position. L'imperturbable scientifique ne se réveillait toujours pas et le grognement qu'elle croyait libérateur avait été émis par un médecin écossais qui se remettait péniblement d'une nuit sur chaise.
- Ah, Elizabeth, déjà debout ? demanda le médecin, les yeux et la voix ensommeillés mais avec un petit sourire au coin des lèvres.
- Oui, depuis trois heures.
- Ohh, je vois, on ne fera pas du dodo sur chaise un sport olympique alors.
- Je ne voudrais pas vous privez de ça, vous êtes très doué, j'ai même cru que Rodney se réveillerait avant vous.
- C'est ça moquez vous, mais je passe mes journées debout moi, alors c'est normal que je sois fatigué.
- Je plaisantais Carson, je sais que vous êtes épuisé.
Beckett lui envoya un sourire de remerciement. Sur une base située dans une autre galaxie, peuplée de scientifiques et de militaires arrogants, son travail n'était pas souvent reconnu comme extraordinaire. Pourtant, il avait toujours cru que le plus dur était le quotidien et lui quotidienne on lui amenait de nouveaux patients avec de nouveaux troubles imaginaires ou bien réels.
Carson fut tiré de ses pensées par le regard plus que comateux de Rodney.
- Rodney, vous êtes réveillé ?
À l'entente de ces mots la dirigeante se retourna instinctivement vers le lit de son scientifique préféré.
- Non, Carson, je parle en dormant, fit ironiquement le canadien.
Elizabeth se précipita au chevet de celui-ci et le bombarda de questions.
- Doucement, doucement, j'ai mal à la tête.
- S'il vous plaît, Rodney, c'est extrêmement important, que s'est-il passé lorsque vous étiez sur cette base avec le Colonel Sheppard ?
McKay se redressa, sa douleur au crâne ne l'atteignant plus.
- On s'est faits attaquer par un wraith, on avait à peine avancé dans les couloirs qu'il nous est tombé dessus il m'a frappé et je suis tombé, j'ai dû perdre connaissance, je me souviens avoir vu le wraith emmener John et après c'est le trou noir jusqu'à maintenant.
- Vous ne savez pas où il l'emmenait ?
- Non, répondit-il, sa voix trahissant son inquiétude.
Elizabeth était intérieurement morte de peur, - que lui avaient-ils fait pendant tout ce temps ? - mais elle n'en laissait rien paraître. Juste à côté d'elle, on voyait à la tête de Carson qu'il était en pleine réflexion :
- Je ne comprends pas. Pourquoi ne vous a-t-il pas emmené aussi ?
- Deux hommes à porter d'un coup, ça fait beaucoup.
- Dites aussi que je suis gros ! s'indigna Rodney.
- C'est ça ou alors ce wraith était feignant, tenta Carson en appuyant son regard, l'heure n'était pas aux jérémiades.
- Et le temps qu'il vienne vous chercher, Teyla et Ronon vous avaient déjà ramené.
Elizabeth activa sa radio, qu'elle avait gardée très soigneusement à côté d'elle en cas d'urgence.
- Teyla, Ronon, vous me recevez ?
- Oui, Elizabeth.
- Rodney s'est réveillé, Sheppard est sûrement toujours là-bas, allez-y mais faites très attention.
- C'est compris.
- On est déjà parti, annonça Ronon, armes à la main.
- Attendez Elizabeth.
La jeune femme se retourna alors vers le canadien avec un regard d'incompréhension, il ne fallait pas perdre une seconde.
- Je veux venir avec eux.
- Il va bien, je n'y vois pas d'inconvénient, annonça Carson.
- Rodney, vous êtes...
- S'il vous plaît, Elizabeth. J'étais avec lui lorsqu'on s'est faits attaquer, le wraith aurait très bien pu choisir de me prendre en premier, c'est moi qui me serait retrouvé à sa place et...il serait venu me sauver.
Ahhh...la culpabilité !
- Dépêchez-vous avant qu'ils partent sans vous.
Rodney la remercia du regard et courut vers les vestiaires se préparer, en moins de cinq minutes, il était devant la porte des étoiles avec tous les autres. Ils franchirent la porte tous ensemble, vers un même but : sauver un ami.

Le Colonel Sheppard en avait plein le dos, il avait mal aux pieds et la désagréable impression de tourner en rond depuis l'instant où ils étaient sortis de la grotte.
- Attendez, Ford, vous êtes sûr que c'est par là qu'il faut aller.
Le lieutenant se retourna vers lui légèrement agacé.
- Oui, j'en suis sûr.
- Non parce que là on a un peu l'air d'être perdu.
- Mais moi je vous dis que non, je sais très bien où je vais.
- C'est marrant parce que moi j'ai plutôt l'impression que vous essayez de donner le change parce que vous êtes tout simplement paumé !
- Je connais cette planète mieux que vous !
Mais pourquoi avait-il toujours le besoin de se mesurer à lui ?
- Je vous crois, seulement pour l'instant on a l'air perdu.
- Chut !
- Quoi ?
Le Colonel tendit l'oreille à la recherche d'un bruit suspect mais seul le chant des oiseaux lui parvint.
- Venez, c'est par là.
Ford se mit à courir dans la forêt, Sheppard le suivit de près, ils s'arrêtèrent quelques secondes plus tard lorsqu'ils aperçurent le fameux entrepôt.
- Vous voyez qu'on n'était pas perdus.
Le lieutenant lui envoya un sourire satisfait avant de recommencer à avancer prudemment et silencieusement, ils se cachèrent derrière des buissons à côté de l'entrée de la base.
- Il n'y a que deux gardes, je m'occupe de celui qui est le plus baraqué, vous, vous chargez de l'autre, murmura Ford à l'intention du Colonel.
- Facile à dire, vous, vous avez des supers pouvoirs et un canif, moi j'ai que mon talent naturel pour le corps à corps, ironisa Sheppard tout aussi doucement que son ami.
Le jeune lieutenant lui tendit son canif et sortit de sa cachette pour attaquer son garde, Sheppard empoigna le couteau et s'avança vers le wraith restant. Après avoir débarrasser de son arme la gentille créature qui lui faisait face, il le poignarda à plusieurs reprises. Décidément, les wraiths étaient encore moins doués que lui au combat au corps à corps. Ford qui avait fini avec le sien et qui s'était rassasié en enzyme s'empara de leurs armes et en donna une à Sheppard avant de s'engouffrer dans le bâtiment.
Le jeune homme était devant lui, connaissant par coeur tous ces couloirs, c'est lui qui savait le mieux où trouver le hangar à Darts. D'après lui, il n'était pas loin des cellules de prisonniers, de là ils retrouveraient son équipe. Les wraiths ne s'attendant pas à voir débarquer des humains dans leurs installations, la surveillance était plutôt minimale, vu qu'ils étaient toujours dans la nature, la plupart d'entre eux devait être à leur recherche dans la forêt.
Un bruit de P-90 se fit entendre et un sourire illumina le visage de Sheppard, il se dirigea vers la source de tout ce boucan et trouva un Rodney heureux comme un enfant qui a attrapé son premier poisson.
- Rodney !
- Regardez, c'est moi qui l'ai tué, dit-il tout sourire son P-90 à la main en montrant un wraith mort sur le sol.
- Je suis très fier de vous.
Deux secondes plus tard, il vit débarquer Teyla et Ronon en courant.
- Je suis content de vous revoir, vous allez bien ?
- C'est plutôt à vous qu'on devrait demander ça.
- Moi, ça va, où est-ce que vous avez retrouvé nos armes ?
- On est venu avec, répondit Ronon, sans comprendre.
- Comment ça ?
- On est venu avec, ainsi qu'avec plusieurs hommes, pour vous sauver, expliqua Teyla, désireuse de sortir de là au plus vite.
- Vous voulez dire que vous n'avez jamais été capturé ici ?
- Non, ça, c'était vous, répliqua McKay.
- Ah...bah, d'accord et moi qui voulait vous sauver.
- Tant pis, ce sera pour une prochaine fois.
- On devrait partir d'ici, suggéra Ronon.
- Oui, on prend Ford et...Ford ?
Il se retourna et le chercha partout pour se rendre compte qu'il avait disparu.
- Ils lui ont peut-être fait des trucs qui lui ont faire perdre la boule, dit McKay à l'oreille de Teyla espérant que le Colonel ne l'entende pas.
- Je vous jure, il était là il y a une minute.
- Non, il y a une minute vous étiez avec nous.
- Il est ici, sur cette planète ? demanda Teyla.
- Oui, on s'est enfuis ensemble.
- Alors, pourquoi être retourné ici ?
- Pour vous chercher et s'enfuir avec l'aide d'un Dart, étant donné que les wraiths ont pris les cristaux du DHD pour éviter qu'on s'enfuie. D'ailleurs, on devrait partir maintenant.
- On ne peut pas partir en Dart, on est allé dans leur hangar, ils en avaient très peu et ils sont tous de sortie, ils ont probablement été alertés par notre présence, expliqua le Runner.
- D'accord, alors on retourne à la porte des étoiles, McKay arrivera bien à trafiquer le DHD.
- Vous ai-je déjà dit que je n'étais pas McGyver ?
- Oui, mais entre ça et Superman...j'avoue que j'ai du mal à vous imaginer en collant.
- Ah, ah, très drôle, répondit le scientifique ironiquement.
Sheppard lui envoya un sourire auquel il répondit avec joie. De toute évidence, cette façon de le taquiner était un moyen de faire la paix entre eux. Après tout, il était venu le sauver alors même s'il pouvait être exaspérant à certains moments, il était toujours là lorsqu'on avait besoin de lui.
Teyla appela le reste de l'unité toujours en train de chercher Sheppard et lui ordonna de rejoindre la porte en même temps qu'eux. Toute l'équipe se remit en route vers la forêt, échappant aux faisceaux lumineux des Darts qui passaient et repassaient sur la planète.
Une fois arrivés à la porte des étoiles, ils découvrirent plusieurs wraiths morts, ceux qui étaient chargés de surveiller la porte, plusieurs d'entre eux n'avaient plus leur enzyme. Lorsque McKay ouvrit le panneau de contrôle du DHD, tous les cristaux étaient à leur place.
- Ford.
- Il est passé avant nous.
- Rodney composez le code, plusieurs Darts foncent droit sur nous, cria Teyla.
Ils relevèrent tous la tête pour apercevoir une douzaine de Darts voler dans leur direction.
Rodney composa l'adresse d'Atlantis, pendant que Teyla envoyait son code d'identification, une fois la porte activée, ils se jetèrent tous à travers la porte échappant de peu au faisceau lumineux d'un Dart.
- Baissez le bouclier, cria Sheppard à peine arrivé dans la salle d'embarquement.
Le technicien s'exécuta immédiatement, et on entendit plusieurs "boum" qui firent trembler la porte. Elizabeth dévala les marches à toute vitesse et fit un sourire de soulagement à toute l'équipe, sourire qu'ils lui rendirent.
- Désolé pour le retard, on était coincé dans les embouteillages, plaisanta Sheppard.
- Bon boulot, allez tous à l'infirmerie, vous avez bien mérité un peu de repos.
L'équipe la remercia du regard pour sa compassion, surtout envers Rodney qui avait vécu beaucoup trop d'émotions pour la journée.
Alors qu'ils s'engouffraient déjà tous dans les couloirs de la cité, la diplomate interpella Sheppard.
- Et, la prochaine fois John, allez-y en Jumper.
Le militaire lui sourit avant de partir rejoindre ses amis dans l'antre du Docteur Beckett. Elizabeth poussa un soupir de soulagement avec de s'affaler lourdement sur une des marches de la salle de contrôle. Ce qu'elle pouvait détester tout ce stress à chaque fois qu'ils passaient la porte !

John était sur le balcon de la salle de contrôle lorsqu'il entendit le sas de la porte s'ouvrir, il ne se retourna pas sachant pertinemment qui venait d'entrer. Elizabeth se plaça à côté de lui et après quelques secondes à admirer l'océan, elle se décida à engager la conversation :
- Besoin d'air frais ?
- Oui.
- J'ai pris contact avec les Geniis, ils nient. Selon eux, ils ne savaient pas ce que les wraiths fabriquaient sur cette planète et ils pensaient que partager l'information avec nous serait un moyen de consolider notre récente paix.
- Et vous les croyez ?
- Je ne sais pas, pour l'instant disons que nous n'avons pas la preuve qu'ils aient voulu nous tendre un piège alors à la prochaine information intéressante qu'ils voudront partager avec nous on leur dira "merci mais non merci".
Sheppard se tut, il ne semblait pas vraiment avoir envie de poursuivre la conversation, le regard perdu quelque part au milieu de l'océan.
- Ce n'est pas votre faute, John. Vous ne pouviez pas sauver le lieutenant Ford.
- Je l'ai perdu de vue une seconde et...
Le Colonel ne finit pas sa phrase, visiblement trop en colère contre lui-même pour cela.
- John, vous avez fait tout ce que vous avez pu, vous avez fait exactement ce qu'il fallait faire mais cela ne dépendait pas de vous.
- Bien sûr que si, si seulement j'étais resté avec lui, on serait peut-être tombés sur le reste de l'unité un peu plus loin, il n'aurait pas pu s'enfuir et on serait rentrés.
- Avec des "peut-être" et des "si" on referait le monde, peut-être que ça ne se serait pas passé comme ca, peut-être qu'à l'heure qu'il est vous ne seriez pas tous les deux vivants.
- Vivant ? Ce qu'il vit Elizabeth...ce qu'il a vécu là-bas, et son état actuel, est-ce qu'on peut seulement appeler cela être en vie ?
- Tant qu'il respirera, il y aura un espoir, si infime soit-il, mais il restera un espoir, ce n'est pas encore tout à fait fini.
Il y avait encore de l'espoir ? Il ne savait trop s'il devait la croire, Carson avait déjà rendu son verdict sur la santé du lieutenant il y avait bien longtemps mais malgré cela, il ne pouvait s'empêcher d'y croire. Qu'un jour, il reviendrait parmi eux, parce que lui aussi faisait partie de la famille.
Devant le silence de John, Elizabeth ne put s'empêcher d'essayer de le réconforter encore un peu, d'essayer de lui faire réaliser qu'il n'était pas seul, qu'ils espéraient tous revoir le Ford qu'ils connaissaient.
- C'était sa décision, il ne voulait pas rentrer et vous ne pouviez pas l'y forcer. Cela ne dépend pas de nous, nous ne pouvons rien y faire. Il se pourrait qu'un jour, on arrive à le ramener su Atlantis, il se pourrait que ce jour n'arrive jamais, il se pourrait aussi qu'il soit infiniment trop tard quand ça arrivera mais ce ne sera pas notre faute.
- Pourtant, si j'avais...peut-être que j'aurais pu...
- Durant tout le temps que vous avez passé avec lui, coupa Elizabeth, vous n'avez pas cessé d'essayer de lui faire entendre raison. Ce n'est pas votre faute.
Elizabeth murmura ces derniers mots comme pour leur donner plus d'importance.
Sheppard quitta sa contemplation de l'océan pour regarder la dirigeante dans les yeux, elle était si sincère, elle était vraiment persuadé qu'il avait été à la hauteur et pourtant...
Et pourtant, le lieutenant Ford était toujours quelque part dans la nature drogué à l'enzyme wraith. Et pourtant, maintenant quand il le reverrait il serait probablement définitivement trop tard pour le sauver. Et pourtant, cette foutu culpabilité ne le lâchait pas...


THE END
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