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Informations :
Auteur : lyly
: 22/12/2005
Note : 6
Nombre de votes : 1


Histoire :

Stratégies

Dans la salle de briefing, la tension était à son comble. Autour du Général O'Neill, le Colonel Carter, Teal'c et Daniel réfléchissaient. Jamais ils ne s'étaient trouvé à ce point impuissants devant une telle situation.
Teal'c : il faut impérativement organiser une mission de secours O'Neill.
O'Neill : vous vous rendez compte de ce que ça implique ? J'ai déjà 2 équipes SG sur le terrain.
Daniel : comment a-t-on pu en arriver là ?
O'Neill ne répondit rien. Il le savait, il était en grande partie responsable du fiasco de la mission diplomatique de SG-9. Mais comment avait-il pu faire confiance à ce point aux Midaliens ? Comment avait-il pu collaborer avec eux sans se rendre compte à qui il avait à faire ?
Carter : reprenons depuis le début. Peut-être avons-nous laissé passer un détail.
O'Neill (blasé, la tête dans les mains) : si ça vous chante...
Teal'c le regarda avec un haussement de sourcil.
Carter : nous avons SG-7 et SG-9 sur cette planète. Nous savons que les Midaliens les retiennent en otage. Qu'ont-ils de plus que nous ?
Daniel : une technologie plus avancée !
Teal'c : une armée très puissante.
O'Neill : deux équipes SG... Quoi ?
Carter : exact. Mais nous savons aussi qu'une partie du peuple Midalien réprime les agissements de leurs dirigeants qui retiennent SG-7 et 9. SG-7 était rentré en contact avec un village qui semblait réticent à subir le régime en place. Si on pouvait les rallier à notre cause...
O'Neill : Carter je vous l'ai déjà dit : je ne veux pas d'une guerre entre nos deux mondes.
Carter : alors on va laisser nos équipes à leur destin ?
Daniel : je pense que ce que Jack essaye de dire c'est qu'il y a peut-être d'autres moyens qu'un conflit.
Carter : oui mais lesquels ?
Daniel se tourna vers O'Neill qui le regarda un instant avant de se tourner vers Carter. Puis il haussa les sourcils en guise de résignation.
O'Neill : alors quoi ? On envoie une nouvelle équipe SG ?
Carter : je propose que Teal'c, Daniel et moi y allions.
O'Neill : Quoi ??? Carter est-ce que vous plaisantez ? Vous les avez vu ? Ils ne sont absolument pas fiables, je ne tiens absolument pas à avoir une troisième équipe coincée sur cette planète, et qui plus est ma meilleure équipe !
Teal'c : et nous ignorons aussi s'ils possèdent des technologies plus avancées que celles dont ils ont déjà fait la démonstration.
O'Neill : ah vous voyez ?
Carter : je vous rappelle que nous n'avons pas d'autre choix. Il s'agit de la vie de deux équipes SG. Ils n'ont même pas de revendications.
O'Neill le savait parfaitement. Si les Midaliens n'avaient pas de revendications, c'est bien que la capture de SG-7 et 9 n'était rien de plus qu'une déclaration de guerre. Et il en était le responsable.
O'Neill : bon j'autorise cette mission, mais j'ai l'impression de faire la plus grosse erreur de ma carrière.
Daniel (hésitant) : nous aussi...
O'Neill : vous tenterez d'entrer en contact avec le village rebelle sur place et tachez... d'être convaincants.
Carter : bien mon Général.

- Salle d'embarquement -
Sergent Hariman : chevron 7 verrouillé !
La porte s'ouvrit alors.
Sergent Hariman : transmission du code d'ouverture de l'iris Midalien.
O'Neill qui se trouvait à côté du sergent fit une grimace. Il ne supportait pas ce genre de commentaires. En fait, il ne supportait rien qui évoque de près ou de loin la technologie ou les connaissances Midaliennes. C'était à cause de cette technologie que plusieurs de ses hommes étaient maintenant en danger. Ca et aussi son défaut d'appréciation de la situation. " Il est maintenant trop tard pour revenir en arrière " se dit-il, mais quand même... Il avait eu de la chance que les Midaliens ne décident pas d'attaquer directement la Terre. Auraient-ils pu se défendre ? Les Midaliens sont si puissants... Quelles seraient leurs chances en cas de conflit ? La négociation avec les dirigeants Midaliens avait été un échec pour obtenir une part de leur technologie, et une erreur diplomatique du Général avait précipité les choses. Une tentative de compromis n'était pas envisageable. Les Midaliens ne voulaient rien entendre. Le Général O'Neill avait voulu faire trop, trop vite. Il regrettait maintenant d'avoir ordonné à l'équipe scientifique SG-7 de se rendre sur place pour un motif fallacieux. Il regrettait aussi d'avoir demandé à deux des 4 membres de l'équipe de s'infiltrer dans les installations Midaliennes pour évaluer leur technologie, sous prétexte que les Midaliens ne semblaient pas pressés de révéler leurs connaissances. Il regrettait enfin son absence d'explications pour justifier la présence de deux de ses hommes dans ces installations aux Midaliens. Cela avait mis le feu aux poudres, les Midaliens retenaient en otage l'équipe diplomatique et scientifique, et maintenant c'était SG-1 qui se risquait à les affronter. Il fallait à tout prix parvenir à rallier les Midaliens opposés à leurs dirigeants à leur cause, sans quoi il risquait de ne jamais revoir ses équipes.
Sergent Hariman : code d'identification transmis. L'iris Midalien est ouvert mon Général.
O'Neill : bon au moins on sait qu'ils n'ont pas changé les serrures...
En effet, la porte Midalienne est protégée par un iris automatique, une invention très ingénieuse car elle fonctionne sans besoin d'activation par une personne. Lors de leur première visite de courtoisie, des codes d'ouverture ont été transmis à SG-1. Ces codes n'avaient pas changé. De plus, la porte Midalienne du fait de ce système n'était pas protégée. Il faut dire qu'O'Neill avait déjà remarqué que les Midaliens avaient une totale confiance en leur technologie, selon eux inviolable. Cela pourrait peut-être jouer en sa faveur plus tard. " SG7 a quand même réussi à passer 3 mn dans leur bunker, pas si inviolable que ça la technologie... ". D'ailleurs l'ouverture et la fermeture de la porte Midalienne se fait à distance. Les Midaliens ne se trouvaient donc jamais à proximité de la porte. Ce n'était pas une planète d'explorateurs. Toujours est-il que personne ne s'attendait à un retour de SG-1 sur Midala. Ils pourraient donc rejoindre la planète sans se faire repérer. Il ne resterait plus alors qu'à y survivre.
Carter : Mon Général ?
O'Neill : allez y, mais soyez prudents. Je veux un contact radio toutes les heures.
Et SG-1 traversa la porte. Le Général O'Neill eut alors une étrange impression. Celle que pour la première fois il lui faudrait peut-être se résigner à abandonner ses hommes. Il ne pouvait pas risquer une guerre ouverte avec les Midaliens. O'Neill décida de chasser temporairement cette idée de ses pensées.

- Midala -
Arrivés sur la planète, SG-1 se retrouva au milieu d'un champ. La porte se tenait dressée sur un socle de pierres, à peine furent-ils arrivés qu'un iris se repositionna devant elle, fermant derrière les 3 coéquipiers l'accès à la Terre.
Carter : il ne faut surtout pas se faire repérer, coupons à travers champs pour trouver le village.
SG-1 l'arme au poing se mit donc en route. Ils marchèrent plusieurs kilomètres. En y réfléchissant, Carter se dit que c'était une très bonne stratégie de mettre la porte en retrait. Ainsi, pour quiconque, Midala était une planète accueillante, et si des personnes mal intentionnées s'étaient décidées à attaquer, en considérant qu'elles réussissaient à franchir l'iris, Midala aurait bien le temps de se préparer à la riposte. Ainsi, les envahisseurs seraient éliminés avant même d'avoir repéré le premier signe de technologie. Seulement, il y avait une chose qui clochait dans son raisonnement...
Carter : il faut aller plus vite, je pense que les Midaliens ont repéré notre arrivée.
Daniel : comment pouvez-vous le savoir ?
Carter : je ne sais pas comment mais ils ont sûrement mis la porte sous surveillance dans le cas où l'iris ne suffirait pas. Je vous rappelle qu'ils sont très intelligents et prévoyants, c'est d'ailleurs ce côté qu'a sous-estimé le Général O'Neill.
Teal'c : s'ils nous ont repérés alors il nous faut trouver le plus vite possible les Midaliens réfractaires.

- SG-C -
Sergent Hariman : activation extérieure de la porte. Mon Général, je capte une transmission radio. C'est Midala.
O'Neill sentit son cœur s'accélérer. Si Midala le contactait si peu de temps après l'envoi de SG-1, c'était mauvais signe. O'Neill espérait que SG-1 ne se soit pas à son tour fait prendre.
Montag : ici le Président Montag, chef du peuple de Midala, j'appelle la Terre me recevez-vous ?
O'Neill : je vous reçois Montag.
Montag : Général O'Neill, mes hommes m'ont dit que la porte des étoiles a été franchie par 3 individus qui semblent être le Colonel Carter, Daniel et Teal'c le jaffa. Confirmez-vous ? Vous ne nous avez pas informé de ce passage.
O'Neill ne savait que répondre. Il n'aimait pas l'idée de se sentir à la merci d'un peuple extraterrestre qu'il ne connaissait pas et pour lequel il n'avait aucune sympathie. Il était sur le point de faire la 3eme plus grosse erreur de sa carrière, il le sentait. Ne rien répondre, ce serait le pas de trop vers le conflit. Répondre, ce serait mettre en danger SG-1 et aussi risquer le conflit.
Montag : Général me recevez-vous ?
O'Neill : oui je vous reçois... Aucune de mes équipes n'a été envoyée sur votre planète. Il ne s'agit pas de mes hommes.
Montag : vous n'avez eu de cesse de nous mentir et de nous duper O'Neill. Ne nous prenez pas pour des idiots.
La situation était en train de déraper, O'Neill en avait parfaitement conscience. Il n'avait plus le choix. Son honneur de Général reprit le dessus :
O'Neill (impatient) : vous avez raison, j'ai bien envoyé mes hommes, et à l'heure où on parle ils exécutent mes ordres. Laissez partir les otages et nous ne vous attaquerons pas.
Montag (éclatant d'un rire glacial) : votre armée et votre technologie ne font pas le poids O'Neill. Soyez surs cependant que mes hommes captureront SG-1 et les exécuteront. Sauf si vous les rappelez.
O'Neill : Montag vous savez ce que je vous réponds ?
Montag : vous l'aurez voulu O'Neill. La guerre est déclarée entre nos deux mondes, quant au vôtre ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne soit sous notre domination.
O'Neill regarda alors la porte des étoiles les yeux écarquillés. Il croyait comprendre. Il eut à peine le temps de presser le bouton rouge du poste de commande pour mettre la base en état d'alerte maximum que l'iris de la porte s'ouvrait.
Hariman (surpris) : mon Général, ouverture extérieure de l'iris !
Une première boule d'énergie bleue provenant d'une arme Midalienne traversa le vortex et alla rencontrer le mur se trouvant sous la vitre blindée de la salle de contrôle. De chaque côté de la salle d'embarquement, des militaires entrèrent dans la salle d'embarquement pour l'assiéger. Certains disposèrent rapidement des artilleries autour de la porte tandis que d'autres militaires s'accroupirent, visant de leurs armes la porte d'où provenaient toujours des tirs d'armes Midaliennes.
O'Neill : essayez de fermer l'iris Sergent ! (A sa radio) SG-1 ici le SGC me recevez-vous ?
Carter : oui mon Général que se passe-t-il ?
O'Neill : il faut vous dépêcher, votre arrivée a été détectée et nous sommes sur le point d'être assiégés.
Carter : mais nous n'avons même pas encore établis le contact mon Général, comment voulez-vous que...
O'Neill : obéissez Carter, nous n'avons plus beaucoup de temps.
Carter : bien mon Général.
Hariman : plus aucune commande ne répond mon Général, nous avons complètement perdu le contrôle de la porte. Je ne parviens même plus à la fermer manuellement. Elle reçoit de l'énergie de l'autre porte.
O'Neill : fermez toutes les issues de la base.
A la surface, toutes les portes blindées se fermèrent lentement, condamnant toute issue aux hommes qui s'y trouvaient.
Hariman : c'est fait mon Général.
O'Neill : bon alors inutile de rester ici. Venez avec moi.
Dans la salle d'embarquement, toujours plus de soldats affluaient tandis que certains étaient propulsés dans les airs, touchés par un tir Midalien. La stratégie était en soi imparable. L'iris était inutilisable, les Midaliens ouvraient la voie à l'aide de tirs d'armes lourdes. Il était clair que l'invasion de la base était inévitable. O'Neill devait rapidement prendre une décision.
Sur Midala, SG-1 était enfin parvenu au village qui leur avait été indiqué. Il fallait maintenant entrer en contact avec les habitants qui s'étaient dit prêts à se dresser contre le régime des dirigeants Midaliens.
Carter : nous n'avons pas beaucoup de temps pour les convaincre. Nous jouons gros sur cette partie.
Daniel : en somme soit ils sont prêts à prendre les armes tout de suite, soit nous sommes fichus.
Teal'c : nous n'avons pas le temps de mettre les habitants en confiance, il nous faut agir vite si nous voulons avoir une chance d'arrêter Montag et ses hommes.
Daniel : laissez-moi faire voulez-vous ?
Carter : soyez discrets Daniel, nous ne devons pas trop attirer l'attention à l'extérieur du village.
Daniel : voyons Sam vous me connaissez, la discrétion et moi ça fait longtemps qu'on se connaît.

- SG-C - :

O'Neill : il faut absolument que je prévienne le Président que nous avons des ennuis.
Hariman : que voulez-vous que je fasse mon Général ?
O'Neill : filez à l'armurerie et ramenez le maximum de choses que vous pouvez.
Hariman : tout de suite.
O'Neill prit le téléphone rouge posé sur son bureau.
O'Neill : il faut que je parle d'urgence au Président... Non tout de suite !
Dans les couloirs, on entendait les bruits étouffés des armes Midaliennes qui pilonnaient les équipes disposées autour de la porte. O'Neill songea que c'était une chance que les Midaliens n'aient rien tenté de plus pour le moment, cela lui laissait un sursis précieux pour s'organiser.
Hariman revint quelques minutes plus tard de l'armurerie.
Hariman : j'ai pris des P-90, des armes de poing et des zat.
O'Neill : Très bien. Prenez-en un de chaque.
O'Neill et Hariman s'équipèrent de leurs armes dans le bureau du Général. O'Neill ne put s'empêcher de remarquer le curieux de la situation. Lui, dans son bureau, avec une arme, alors qu'il était sensé être Général et protéger sa base. Et le Sergent près de lui, armé aussi.
O'Neill : où sont Siler et les autres ?
Hariman : dans la salle des générateurs mon Général, ils cherchent un moyen de couper le vortex.
O'Neill : très bien.
Hariman : vous entendez ?
O'Neill : il n'y a plus un bruit... C'est mauvais signe. Il ne vaut mieux pas rester là.
En effet, dans la salle d'embarquement, alors que de nombreux corps de soldats blessés, mourants ou morts jonchaient le sol, les tirs avaient cessé et une dizaine de Midaliens armés d'armes avancées avaient franchi la porte. Les quelques soldats encore debout avaient les mains levées, tenus en joue. Le meneur du groupe d'hommes parla dans ce qui se révéla être un émetteur.
Meneur : Général Montag ? Ici Gritz. Nous occupons la salle de la porte et maîtrisons la situation. Vous pouvez envoyer les équipes 2 et 3.
Montag : bon travail, j'envoie le reste des hommes. Fouillez leur base de fond en comble et trouvez le Général O'Neill, je le veux vivant.
Une vingtaine d'autres Midaliens armés franchirent la porte des étoiles. Gritz se dirigea vers l'un des soldats, prit sa carte magnétique qui permettait l'ouverture des portes blindées de part et d'autre de la salle d'embarquement.
Gritz : on forme des groupes de 5, partez dans plusieurs directions, je veux que cette base soit entièrement ratissée. Ordre de tirer si vous rencontrez de la résistance, mais ne tuez pas le Général O'Neill. Attention, il y a sûrement d'autres soldats qui vous attendent dans les couloirs de la base.

- Midala -
Carter : vous aviez dit que vous seriez discrets Daniel.
Daniel : je l'ai été Sam.
Daniel se trouvait avec Carter et Teal'c au milieu d'une place. Il était monté sur une caisse posée au sol pour se faire voir, et autour de lui les villageois réunis par centaines formaient un cercle. Il semblait que tout le village s'était déplacé à l'appel de Daniel.
Daniel : bonjour. Certains d'entre vous nous connaissent déjà. Vous savez sûrement pourquoi nous sommes là. Vos dirigeants menés par le Général Montag détiennent 8 de nos hommes en otage. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'ils ont déclaré la guerre à notre monde et notre base est en ce moment même assiégée.
Un brouhaha se fit entendre dans la foule.
Daniel : si nous sommes là, c'est parce que nous avons besoin de vous. Nous voulons que vous nous aidiez à renverser le pouvoir en place. En faisant cela vous oeuvrerez pour nos deux mondes.
Le brouhaha s'intensifia.
Daniel (à Carter et à Teal'c) : j'ai été comment ?
Teal'c : ils n'ont pas l'air de se décider.
Daniel : merci Teal'c.
Carter : vous êtes sûr qu'ils ont de quoi se battre ? Aucun d'eux ne ressemble à des guerriers ni ne semble posséder d'armes.
Teal'c : suggérez-vous que les renseignements fournis par SG-7 étaient erronés ?
Avant que Carter ne puisse répondre, un villageois s'avança vers le petit groupe. Le brouhaha de la foule s'était dissipé, laissant la place à un silence lourd.
Le villageois : je m'appelle Morsem. Nous pouvons et voulons vous aider.
Carter : en êtes-vous sûrs ? En faisant cela vous prenez des risques.
Un autre villageois prit la parole : il y a trop longtemps que nous subissons le régime de Montag. Nous ne voulons pas de lui, encore moins d'une guerre avec la Terre. Prenons les armes les amis !
Daniel (à Carter et Teal'c) : vous voyez ? Comme sur des roulettes.
Carter : excusez-moi, mais avez-vous des armes ?
La foule s'écarta alors, ouvrant un couloir menant jusqu'à l'endroit où se tenait SG-1. Plusieurs villageois, les visages couverts de leurs toges, amenèrent plusieurs grosses caisses qu'ils déposèrent au centre de la place.
Morsem : voici toutes les armes que nous avons pu obtenir en prévision de ce jour. Il y en aura pour chacun des rebelles qui nous suivront.
Carter : avez-vous une idée de la façon dont nous pourrions venir à bout de Montag ?
Morsem : oui, venez chez moi, je vous exposerai le plan que nous avons déjà préparé il y a longtemps. Pendant que nous discuterons les armes seront réparties.
Daniel : vous ne comprenez pas, la Terre est attaquée en ce moment même.
Morsem : cela ne prendra pas longtemps. Dès que je vous aurai exposé notre plan nous nous mettrons en route.

- SGC -
Hariman : où allons nous ?
O'Neill : je réserve une petite surprise à nos amis. J'espère juste qu'ils aiment les feux d'artifices.
Hariman : vous comptez armer l'autodestruction de la base ?
O'Neill : vous avez tout compris.
Hariman : êtes vous sûr que ce soit la meilleure solution ?
O'Neill : vous en avez une meilleure ?
Hariman : le vortex restera probablement ouvert.
O'Neill : oui mais il sera enfoui sous des milliers de tonnes de roche, c'est tout ce qui compte. D'autres remarques ?
Hariman : cela ne laissera jamais le temps à SG-1 d'agir.
O'Neill s'arrêta dans sa marche et regarda le Sergent. Visiblement il n'avait pas pensé à cela.
O'Neill : j'ai une meilleure idée. Venez.
Hariman ne comprenait pas où voulait en venir O'Neill. Il continua de se diriger vers la salle de mise à feu de l'autodestruction. Ils y pénétrèrent, trouvant la tête nucléaire au centre de la pièce. O'Neill activa le clavier servant d'interface avec l'ordinateur de la base. Il composa le code de mise en activation de l'arme. Il prit les deux clés d'activation et plaça chacune d'entre elles sur les serrures. Mais il ne demanda pas à Hariman de tourner pour lancer le compte à rebours. Au lieu de cela il prit sa radio.
O'Neill (à la radio) : Siler, ici O'Neill me recevez-vous ?
Siler : oui mon Général, qu'y a-t-il ?
O'Neill : je veux que vous suiviez mes ordres à la lettre. Lorsque nous aurons terminé cette conversation, branchez votre radio sur le canal de secours. Lorsque vous entendrez 3 clics, je veux que vous et un de vos hommes alliez sans vous faire repérer dans la salle où se trouve la tête nucléaire. J'ai entré le code de mise à feu et placé les clés, vous n'aurez plus qu'à les tourner simultanément.
Siler : à vos ordres mon Général.
O'Neill : terminé. (Au sergent) Venez nous retournons dans mon bureau.
Une fois qu'ils y furent, O'Neill prit un haut parleur.
O'Neill (dans le haut parleur) : attention, avis à tout le personnel de la base, autodestruction programmée dans 5 minutes. Je répète, autodestruction programmée dans 5 minutes.
Hariman regarda O'Neill comme s'il s'agissait d'un extraterrestre. Celui-ci s'en aperçut alors qu'il tenait toujours le micro dans la main.
O'Neill : ... quoi ?
Un moment de silence s'installa dans la pièce.
O'Neill : je veux juste les occuper un peu. Vous comprendrez.
Dans la salle d'embarquement, Gritz était nerveux. Le message qu'il avait entendu dans le haut parleur l'inquiétait plus qu'autre chose. Il n'était pas prévu qu'O'Neill choisirait de faire sauter la base plutôt que de se rendre. Il reprit son émetteur.
Gritz : Général Montag ? Nous avons un problème ici : il semblerait que le Général O'Neill ait déclenché l'autodestruction de la base.
Montag : combien de temps vous reste-t-il ?
Gritz : moins de 5 minutes.
Montag : ne vous y fiez pas, c'est un leurre.
Gritz : je vous demande pardon ?
Montag : O'Neill veut vous faire peur, il compte trop sur SG-1 pour abandonner si vite.
Gritz : sauf votre respect mon Général je pense que nous ferions mieux...
Montag : cessez de discuter et obéissez à mes ordres !
Gritz : bien monsieur.
Alors que Gritz mettait fin à la communication, ses idées se brouillaient dans sa tête. Il commençait à douter des capacités de Montag à diriger une telle opération. Cela pouvait s'avérer problématique pour lui si Montag se mettait à donner des ordres qui semblaient maintenant n'avoir aucun sens, sans compter que Gritz lui-même ne partageait pas totalement la folie meurtrière de son chef. La situation dégénérait rapidement, il le sentait, et il avait la désagréable impression que Montag n'avait pas mesuré les risques de ses agissements.

- Midala -
SG-1 se tenait sur la place où Daniel avait auparavant fait son discours. Cette fois c'était Carter qui se tenait debout sur la caisse. Les villageois se tenaient autour d'elle.
Carter : nous avons pris connaissance de votre plan de bataille. Il présente de grandes chances de réussite. Mais mes amis et moi pensons qu'il serait plus judicieux de nous concentrer principalement sur les salles de contrôle du bunker de Montag. Une fois que celles-ci seront prises, alors nous pourrons faire le ménage autour.
Morsem : vous suggérez de foncer directement dans les salles de contrôle, mais que ferons nous si nous nous retrouvons encerclés par les hommes de Montag ?
Carter : nous souhaitons que la plupart d'entre vous se concentrent sur eux pendant que nous attaquons simultanément les salles de contrôle. La première qui devra être prise est justement celle d'où Montag dirige ses opérations sur Terre. Mais nous pensons que cette attaque occupera suffisamment Montag pour nous laisser le champ plus libre. De plus, il semblerait que nous ne bénéficierons pas de l'effet de surprise que nous espérions car Montag sait que nous sommes ici. Aussi Daniel, Teal'c et moi pensons ouvrir la marche afin que Montag et ses hommes croient que nous attaquons seuls.
Morsem : c'est un plan qui nous convient Colonel Carter.
Carter : bien. Quand pensez-vous pouvoir commencer les opérations ? Je vous rappelle que nous n'avons pas beaucoup de...
Avant que Carter ait pu finir sa phrase, Morsem avait appuyé sur le bouton d'un dispositif qu'il tenait à la main. Une épaisse lumière avait envahi la place et s'était dissipée. Mais il n'y avait plus de village. Tous se trouvaient dans un parc entourés de nombreux arbres. La caisse sur laquelle se tenait Carter avait disparue, ce qui eut pour effet qu'elle se retrouva allongée au sol.
Carter : hé vous pourriez prévenir !
Morsem : je vous fais mes excuses Colonel.
Daniel : mais où sommes nous ?
Morsem : dans le parc qui entoure le bunker de Montag. Vous voyez le grand bâtiment blanc là bas ? Il se trouve juste au-dessus du bunker. Si vous suivez le plan que nous avons élaboré, nous n'aurons aucun mal à l'infiltrer. Vous ne devriez pas rencontrer beaucoup de gardiens, les hommes de Montag sont très confiants quant à leur système de sécurité.
Déjà, les rebelles s'étaient dispersés et quand Morsem eut fini de parler, il n'était plus entouré que par 4 de ses hommes.
Morsem : je crois me souvenir que vous souhaitiez pénétrer en premier dans le bunker.
Daniel : Carter, je crois savoir que...
Carter : j'ai entendu Daniel.
Morsem : bonne chance. Nous vous observerons et attendrons quelques minutes avant d'entrer à notre tour.
Morsem et ses 4 compagnons disparurent, laissant SG-1 seul.
Daniel : bon et maintenant ?
Carter : on suit le plan. Il devrait y avoir un tunnel d'évacuation pas loin de nous. On y entre, on va jusqu'à la salle de contrôle de Montag en se faisant le moins possible repérer et on le prend d'assaut.
Daniel : ça me va.
Teal'c : ici aussi.
Le petit groupe se mit alors en mouvement, prenant soin de ne pas se faire repérer. Ils atteignirent sans encombres l'entrée du tunnel d'évacuation. Il ressemblait à celui du SG-C, un boyau s'enfonçant sous terre. Carter, Daniel et Teal'c y entrèrent, le descendirent et se retrouvèrent dans un couloir à l'intérieur du bunker.
Daniel : heureusement qu'ils n'ont pas les systèmes de sécurité que l'on a sur terre.
Carter : nous ne serions déjà plus là pour en parler. Il semblerait que Morsem ne nous ait pas menti : les Midaliens ont vraiment confiance en leur technologie.
Un projectile énergétique d'une arme Midalienne passa juste au dessus de l'épaule de Daniel pour s'écraser contre un mur. Derrière eux, des soldats leur tiraient dessus.
Teal'c : il sembleraient aussi qu'ils aient confiance en leurs hommes.
Carter, Teal'c et Daniel se mirent rapidement à couvert, pendant que les tirs s'échangeaient entre eux et les 5 Midaliens.
Carter : il faut en finir rapidement sinon ils vont donner l'alarme.
Teal'c : ils nous bloquent le passage, il n'y a pas d'autre issue pour aller jusqu'à la salle de contrôle.
Dans le couloir, une alarme se mit à retentir, signalant la présence de SG-1 dans le bunker. Ceux-ci continuaient toujours de tirer mais plusieurs soldats Midaliens arrivaient de toute part et SG-1 était de plus en plus menacé par les tirs.
Teal'c : nous sommes encerclés Colonel Carter.
Daniel : bravo très réussie notre infiltration.
Alors qu'il disait ceci, le tir d'une arme Midalienne atteignit Teal'c au ventre. Celui-ci fut alors projeté en arrière, une expression de surprise dans son regard et ne se releva plus !
Carter : Teal'c !
Celle-ci voulut alors se relever pour lui porter assistance. Ce faisant elle se mit à découvert.
Daniel : Sam non !
Mais il était trop tard. Un second tir Midalien atteignit Carter au dos et celle-ci s'effondra à son tour près de Teal'c. Daniel était maintenant tout seul, les soldats arrivaient de toute part et il se trouvait débordé. Pourtant avec son Zat il essayait de les contenir en tirant dans toutes les directions. Il avait alors peur car il savait qu'il n'avait aucune chance. Un tir Midalien l'atteignit à l'épaule, le projetant contre le mur près duquel il se trouvait. Alors qu'il perdait peu à peu conscience, il entendit la voix de Montag de loin qui ordonnait aux hommes de lui amener l'équipe.

- SG-C -
Le Général O'Neill et le sergent Hariman tentaient maintenant de rejoindre la salle d'embarquement. Armés, ils avaient décidé d'aller affronter leur meneur, Gritz, tout en essayant d'éviter les patrouilles Midaliennes qui maintenant quadrillaient la base. Jusque là, ils avaient pu en éviter plusieurs car O'Neill connaissait sa base mieux que quiconque. Ils approchaient de la salle d'embarquement et entendaient déjà au loin de bruit de la porte et des hommes qui se tenaient à côté. Il entendait Gritz communiquer avec Montag. Visiblement, son subterfuge avait fonctionné. Gritz semblait nerveux et décidé à accélérer les choses. O'Neill comptait dessus pour le pousser à faire une erreur stratégique qu'il pourrait exploiter. Il s'adressa à voix basse à Hariman.
O'Neill : dès que je vous en donne l'ordre, vous me rejoignez près de la porte qui donne accès à la salle d'embarquement. Ensuite, j'ouvre la porte et vous balancez un maximum de fumigènes. J'espère que nos hommes pourront en profiter pour reprendre le contrôle.
Hariman : et sinon ?
O'Neill hésita un instant : sinon... je me rendrai.
Hariman : mon Général, si jamais ça se passe mal, je voulais vous dire que ça a été un honneur de servir à vos côtés.
O'Neill regarda le Sergent dans les yeux. Depuis qu'il était Général, ses hommes lui avaient témoigné beaucoup de soutien dans les moments délicats, mais c'était toujours très difficile pour lui d'entendre ses mots qui pourtant lui redonnaient toujours la force d'affronter les problèmes.
O'Neill : c'est pas encore fini Sergent, nous avons une base à récupérer.
Hariman : à vos ordres mon Général.
O'Neill comme prévu courut courbé jusqu'à la porte blindée qui donnait accès à la salle d'embarquement. Derrière il le savait se trouvait Gritz, ses hommes, mais aussi ses soldats survivants qui il l'espérait seraient en état de reprendre les armes. O'Neill sortit sa carte d'accès, se positionna à côté du dispositif d'ouverture de la porte. De la tête, il fit signe à Hariman qu'il pouvait venir. Le Sergent, l'arme à l'épaule et trois fumigènes à la main, se positionna de l'autre côté de la porte, attendant l'ouverture. O'Neill sentait son cœur s'accélérer. Dans quelques secondes il se pouvait que les tirs fusent. Ses muscles étaient tendus et la main qui tenait la carte magnétique ne semblait pas vouloir s'abaisser pour ouvrir la porte. Pourtant il le fallait. C'était le moment...
A l'instant où il se décida à ouvrir la porte, un tir d'arme Midalienne provenant de derrière le Sergent atteignit Hariman au dos. Celui-ci s'écroula, alors qu'O'Neill reprenant sa mitraillette tirait dans le couloir. Certains Midaliens eurent le temps de se mettre à couvert, d'autres touchés s'écroulèrent au sol. Mais alors que les tirs s'échangeaient dans le couloir, la porte blindée s'ouvrit, à la surprise d'O'Neill et derrière, d'autres Midaliens le tinrent en joue. O'Neill s'arrêta de tirer.
Gritz : Général O'Neill, venez donc me rejoindre, nous avons beaucoup de choses à nous dire.
Les soldats Midaliens qui le tenaient en joue s'écartèrent et O'Neill entra dans la salle d'embarquement. Dedans, les soldats du SG-C étaient assis au sol, tenus également en joue par les 4 Midaliens qui entouraient Gritz.
Gritz : vous nous avez donné beaucoup de fil à retordre Général O'Neill. Je suppose que si vous êtes ici, c'est bien que l'autodestruction annoncée de la base était un subterfuge. Bien joué Général, j'avoue avoir bien marché. Mais avant que nous poursuivions, jetez votre arme au sol, vous n'en avez maintenant plus besoin.
O'Neill déposa son arme au sol. Gritz prit son émetteur.
Gritz : Général Montag, nous tenons O'Neill.
Montag : parfait. Est-ce qu'il m'entend ?
Gritz : oui il est devant moi et il vous entend.
Montag : Général O'Neill, vous serez sans doute déçus de savoir que votre équipe n'a pas réussi à me renverser. Ils se sont bien défendus mais ils n'ont pas fait le poids face à nos hommes. Gritz, ordonnez à vos hommes de ne plus faire de prisonniers. Qu'ils prennent entièrement possession de la base et mettent fin à toute forme de résistance.
Alors que Montag venait de dire cela, une voix dans le haut parleur se fit entendre :
Haut parleur : autodestruction activée... Autodestruction de la base dans 5 minutes.
Gritz devint blème.
Montag : qu'est-ce que c'est Gritz ?
Gritz : probablement encore un piège de notre ami.
Mais cette fois, Gritz sentait que quelque chose n'allait pas. Sa voix était incertaine.
Montag : faites cesser tout ceci Gritz. Je veux le Général vivant et la base intacte vous m'entendez ?
Gritz : bien mon Général. (A O'Neill) Vous ne m'aurez pas deux fois.
O'Neill : ce n'est pas une blague cette fois-ci, dans le couloir j'ai donné l'ordre par radio à mes hommes de déclencher l'autodestruction.
Gritz : où se trouve la console de commande ?
O'Neill : pourquoi vous le dirais-je ?
Gritz : parce que sinon nous mourrons tous.
O'Neill : vous pensez bien que je préfère mourir dans la destruction de cette base plutôt que de vous permettre d'en prendre le contrôle.
Derrière Gritz, la porte des étoiles se referma. En effet, la fenêtre de 38 minutes était maintenant écoulée.
Gritz de plus en plus pâle prit sa radio.
Gritz (à la radio) : équipe 2, allez en salle de contrôle et recomposez les coordonnées de Midala.
O'Neill : ils ne pourront pas, nous n'avons pas de DHD.
Gritz : je ne vous crois pas, vous allez coopérer O'Neill.
O'Neill : hors de question !
Gritz devenait de plus en plus nerveux. Les hommes qui tenaient en joue les soldats le regardaient maintenant d'un air inquiet, tandis que les hommes du SG-C qui s'étaient maintenant levés fixaient O'Neill qui lisait de la fierté dans leurs yeux.
Haut parleur : autodestruction de la base dans 4 minutes.
Radio : ici l'équipe 2, nous ne trouvons que des ordinateurs dans la salle de contrôle, aucune trace de DHD.
Gritz : O'Neill, dites moi au moins comment arrêter cette autodestruction !
O'Neill : hé, c'est vous la race technologiquement et émotionnellement avancée, alors trouvez.
Gritz regardait O'Neill avec un regard désespéré.
O'Neill : Eh bien Gritz, vous êtes seul maintenant. Montag n'est plus là pour vous donner d'ordres. Alors voila ce qu'on va faire. Vous dites à vos hommes de revenir et je dis aux miens d'arrêter l'autodestruction.
Gritz : hors de question, dites leur d'ouvrir la porte.
Haut parleur : autodestruction dans 3 minutes.
O'Neill : le temps que mes hommes ouvrent la porte il sera déjà trop tard. Alors vous feriez mieux de faire ce que je dis.
Gritz n'en croyait pas ses yeux. Il y a deux minutes, il tenait O'Neill à sa merci, il tenait la base entre ses mains, mais maintenant tout lui semblait compromis. Il prit la parole d'une voix éteinte, s'adressant aux 4 hommes derrière lui.
Gritz : déposez les armes messieurs. (A la radio) Ordre à toutes les équipes de cesser le feu et de converger vers la salle de la porte.
Haut parleur : autodestruction dans deux minutes.
Dans la salle d'embarquement, les soldats d'O'Neill avaient repris leurs armes et c'était maintenant Gritz et ses hommes qui étaient tenus en joue.
O'Neill (à la radio) : Siler, composez le code d'annulation de l'autodestruction.
Siler : à vos ordres mon Général.
Haut parleur : autodestruction annulée.
Gritz reprit peu à peu des couleurs. A la droite d'O'Neill, des soldats Midaliens entrèrent dans la salle d'embarquement. En voyant la scène, une partie se mit à tenir en joue les soldats du SG-C tandis qu'une autre partie visait O'Neill.
Gritz : nous sommes dans une situation quelque peu délicate O'Neill.
O'Neill : je vous rappelle que la porte est toujours fermée et que seuls mes hommes sont capables de l'ouvrir.
Les quelques couleurs que le visage de Gritz avait récupéré disparurent aussi rapidement qu'elles étaient revenues.
Gritz (à ses hommes) : bien messieurs, déposez tous vos armes.
O'Neill (à la radio) : que tous les hommes disponibles convergent vers la salle d'embarquement.
Quelques minutes plus tard, les hommes d'O'Neill tenaient en respect ceux de Gritz. O'Neill ordonna à Siler d'aller ouvrir un vortex en direction de Midala. Lorsque ce fut fait, il prit la parole à la radio.
O'Neill : Montag vous me recevez ?
Montag : que se passe-t-il ?
O'Neill : vos hommes ont lamentablement échoué, en fait il se trouve que je les ai ridiculisés, surtout Gritz, le pauvre si vous l'aviez vu il était...
Siler : mon Général...
O'Neill (se reprenait) : oui bon. Rendez vous Montag, libérez tous nos hommes et nous laisserons les vôtres repartir.
Montag : c'est hors de question O'Neill, la partie n'est pas encore terminée, nous détenons toujours SG-1.

- Midala -
Montag parlait à la radio dans la salle de contrôle du Bunker tandis que l'équipe SG-1 reprenait peu à peu ses esprits. Ils avaient eu de la chance que Montag les ait réclamés vivants pour pouvoir faire pression sur O'Neill. Les décharges paralysantes qui les avait atteints ne les avaient laissés inconscients que quelques dizaines de minutes. Maintenant, il semblait que Montag parlait à la Terre dans la radio. Carter regarda autour d'elle. De nombreux Midaliens les tenaient en joue. Ils se trouvaient contre l'un des murs du bunker, aux côtés de SG-7 et 9 au complet. A première vue, ceux-ci n'avaient pas l'air d'avoir été trop malmenés.
Carter : mes Colonels, vous allez bien ?
Un soldat Midalien : Silence !
Montag parlait toujours à la radio. Carter pouvait entendre dans le haut parleur la voix de O'Neill répondre. Le ton avait changé. O'Neill semblait plus serein et Montag lui semblait furieux.
Montag : O'Neill, si vous ne libérez pas mes hommes, j'envisage d'exécuter chacun des vôtres, à commencer par SG-1. Et ensuite j'enverrai des armées entières à travers la porte pour vous anéantir.
O'Neill : essayez donc Montag !
Alors que Montag s'apprêtait à répondre, rouge de colère, des tirs retentirent dans les couloirs du bunker, très proches de la salle de contrôle.
Montag : qu'est-ce que c'est ?
Carter : vous ne pensiez tout de même pas qu'on viendrait seuls...
Montag fit signe à plusieurs soldats de se rendre dans les couloirs du bunker. Mais déjà, les portes s'ouvraient. Les Midaliens, Morsem en tête, entrèrent en grand nombre dans la salle de contrôle et mirent en joue Montag et ses hommes.
Morsem (à SG-1) : il nous est apparu que vous aviez besoin d'un peu d'aide.
Carter regarda Daniel et Teal'c gênée. Morsem quand a lui avait les mains en l'air, le regard rageur.
Morsem : c'est fini pour vous Montag. Vous avez perdu la partie.

- Salle de briefing -
Carter : eh bien nous avons eu très chaud cette fois.
O'Neill : vous trouvez ? Ici on a parfaitement bien maîtrisé la situation jusqu'au bout. Remarquez Hariman s'est plutôt bien comporté mais sans moi, il n'aurait rien...
Daniel (interrompant O'Neill) : des nouvelles de Morsem ?
Alors qu'O'Neill semblait ahuri, Carter répondit.
Carter : oui, ils ont pris le contrôle sur leur monde. Montag et Gritz ont été arrêtés dans l'attente d'une condamnation pour déclenchement de guerre sans l'assentiment de la population. Ils sont prêts à ouvrir des pourparlers dans le but de définir les termes d'une alliance avec nous.
O'Neill : bien. Très bien ça. Donc je disais que Hariman...
Teal'c (interrompant O'Neill) : en tout cas ça prouvera que la technologie n'est rien sans la stratégie.
O'Neill (impatient) : dites je peux parler ?
Carter : oui il parait que sans Siler et les autres vous seriez entre les mains de Montag c'est bien ça ? Vous étiez réellement prêt à vous rendre ?
O'Neill : hé pas du tout. J'effectuais une manœuvre stratégiquement élaborée.
Teal'c : ce n'était pas très prudent O'Neill.
O'Neill : oui mais ça a marché. Bon j'ai compris je préfère aller manger !
Et O'Neill se leva pour disparaître en regardant une dernière fois SG-1 d'un air atterré.

FIN.
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