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Accueil/Fanfics/NOUVEL AN Partie 2
Informations :
Auteur : Rily
: 01/01/2006
Note : 9
Nombre de votes : 1


Histoire :
McKay, à force d'effort, parvint à se remonter un peu sur son perchoir. Depuis qu'il avait catégoriquement refusé d'abandonner, il tentait tant bien que mal de se remonter. A présent, la moitié de son torse avait franchit l'autre côté du rebord, cependant, bien qu'il restait toujours à moitié suspendu dans le vide, il regarda avec effroi la scène qui se déroulait sous ses yeux.

Le Wraith attaqua le premier, désirant plus que tout absorber l'énergie vitale du Colonel. Néanmoins ce dernier en avait pris l'habitude et, par réflexe, il planta la lame de son poignard dans la paume de l'attaquant. Puis repliant les genoux sur lui-même pour avoir plus d'élan, John propulsa la créature dans les airs en le frappant en pleine poitrine à l'aide de ses deux pieds. Le Wraith recula de plusieurs mètres avant de perdre l'équilibre et de tomber sur le dos.
John profita de cet instant de répit pour défaire ses liens qui craquaient au fur et mesure qu'il s'acharnait dessus.
Le Wraith revint, plus enragé, respirant avec force et déclarant d'une voix soudaine :
- Vous êtes pitoyable !
- Beaucoup de votre espèce m'ont signalé la même chose ! répondit Sheppard d'un ton moqueur. Pourtant, ajouta-t-il sur le même air, ce sont eux qui on fini par être pitoyable... Vous voulez les suivre ?
- Vous croyez me faire peur ?
- Oh non, je n'oserais pas ! s'exclama John sur le timbre de l'innocent. Mais peut-être les connaissez-vous : Bob, Steve... et vous c'est comment déjà ? Mike ?
- Vous n'êtes pas digne de prononcer mon nom ! s'emporta l'autre en assenant à Sheppard un violent coup de genou dans les côtes, ce qui eut pour effet de lui couper la respiration.
Tout en souriant, le Wraith retira le couteau dont était transpercée sa main et le leva dans les airs visant avec soin le Colonel toujours à terre. John regrettait que son P-90 ait été éjecté durant sa chute. L'arme était à demi enterrée dans le sable à sept mètres sur sa droite. Si le Colonel parvenait à l'attraper, l'autre rirait certainement moins longtemps...
Mike plongea la lame vers Sheppard qui fit un mouvement de côté avant de se relever précipitamment derrière son adversaire dont l'arme avait pénétré dans la terre. Mais constatant qu'elle n'avait pas atteint sa cible, la créature se retourna et dans un geste vif, perfora le pantalon du Colonel avant d'entailler profondément sa cuisse.

McKay se hissa un peu plus encore sur la plate-forme de laquelle il était tombée. Ses abdominaux lui brûlaient le bas du ventre et ses bras lui semblaient être de plomb, néanmoins, il continua sa lente ascension tout en jetant un œil au duel qui se déroulait en bas. Il avait remarqué lui aussi le P-90 et priait pour que Sheppard l'atteigne avant qu'il ne soit trop tard.

Le Wraith était sans pitié et découpait au fur et à mesure Sheppard dont le sang s'écoulait en de minces filets réguliers sur le sol. John grimaçait et perdait de sa rapidité. Il faiblissait face à son adversaire qui se régénérait à la moindre égratignure. Lui en revanche avait l'arcade sourcilière ouverte, les lèvres en sang, probablement une ou deux dents cassées, certainement toute une collection d'hématomes ainsi qu'une série de plaies profondes qui parcouraient l'ensemble de ses membres, le rendant moins habile et plus lent.
Pourtant, John recouvra un moment la force de vaincre et lui envoya une droite puis un revers de gauche. Il pivota sur lui-même, prenant ainsi de l'élan, et tenta de lui assener un coup de pied au visage, comme le lui avait enseigné Teyla.
Mais le Wraith para le coup, encore et encore, tout en blessant Sheppard qui ne tiendrait plus longtemps.

McKay parvint à hisser une première jambe. Il souffla pendant une minute environ, satisfait de lui-même, mais les cris incessants de John le rappelèrent à l'ordre et, dans un effort " surhumain ", il souleva tout son poids en gémissant pour atterrir de nouveau sur terre. Il profita pleinement du plaisir de se reposer sur un support solide, lui qui avait vécu le dernier quart d'heure dans le vide. Allongé sur le dos, reprenant ses forces tout en se remémorant son " exploit ", il aurait presque put s'endormir, s'il ne l'avait pas entendu :
- McKay ! marmonna la voix de John complètement affaiblie. Un coup de main ne serait pas de refus.
Un coup de main ? Contre qui ? Le Wraith ? Tout seul ? Le Docteur aurait préféré être sourd...
Rodney rampa jusqu'au rebord par dessus lequel il était remonté et observa de ses yeux apeurés le militaire anéanti. Mike le soulevait d'un bras, tout en le tenant fermement par la gorge et resserrait progressivement l'étreinte de ses doigts. Sheppard ne tiendrait pas éternellement ainsi. Soit il étoufferait, soit le Wraith lui casserait la nuque mais dans un cas comme dans l'autre, si personne n'intervenait, le Lieutenant Colonel mourrait.
Bien qu'anxieux, le scientifique prit à deux main le peu de courage qu'il possédait au plus profond de lui-même et descendit en vitesse les escaliers qu'il avait mis tant de temps à gravir. Personne ne le remarqua. Il s'avança lentement vers le P-90 oublié et le ramassa. Il s'écoula un certain temps avant qu'il ne comprenne comment enlever la sécurité, puis, tout en maintenant l'engin comme il le pouvait, il déchargea quelques balles vers le ciel, ce qui eut pour effet d'attirer l'attention du Wraith.
Celui-ci relâcha négligemment le Colonel qui croula au sol, et se dirigea vers l'astrophysicien d'un pas lent mais sûr. McKay vida son chargeur comme il l'avait appris aux côtés du Lieutenant Colonel, et la créature tomba. Il souffla puis se dirigea en courant vers John qui fut prit d'une violente toux due à l'étranglement. Il l'aida à se relever, mais le militaire n'en n'avait pas fini. Soutenu par McKay il s'approcha de l'ennemi à terre et, récupérant son couteau dans la poussière, il le planta profondément dans la gorge pour ensuite tourner la lame dans le sang noir, sous le regard dégoûté de Rodney, histoire d'être vraiment certain qu'il ne se relèverait pas.
Puis les deux hommes s'éloignèrent de la ville, en boitillant et en gémissant l'un comme l'autre, mais dont l'unique pensée était de rentrer chez eux, à Atlantis.
Seulement, comme toujours, il y eut un hic.
Ils contactèrent la base pour ordonner la baisse du bouclier, mais malheureusement, aucune réponse ne leur parvint. Il se regardèrent un instant.
Ils avaient tous les deux vécu assez d'épreuves difficiles aujourd'hui pour ne pas s'écraser sur une paroi transparente, à l'entrée d'Atlantis. En clair ils restaient coincés sur cette planète hostile qu'était M4X 481.
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Deuxième jour. Comme Beckett l'avait prédit, ils subissaient tous une " sévère " déshydratation, mais le supplice ne s'arrêtait pas là. Leur peau brûlée se craquelait en de divers endroits, notamment au niveau des articulations, et s'irritait formant ainsi d'énormes cloques, en particulier sous leurs vêtements imbibés de sueur et au niveau du cuir chevelu.
Ils suffoquaient dans l'atmosphère cuisante. L'aridité de l'air les avait rendus presque inaptes à la parole, tant leur bouche était sèche et pâteuse et aucune larme ne s'échappaient de leur yeux taris de toute humidité, lorsqu'ils voulaient pleurer sur leurs sort.
Cette planète les consumait, à petit feu, et leur donnait un vague aperçu de la vie en Enfer.
La veille, l'éclat des deux soleils leur avait infligé une migraine atroce, aujourd'hui elle avait prit de l'ampleur et les prisonniers ne parvenaient plus à penser sensément. Chacun vivait dans son monde, plus ou moins cauchemardesque. On entendait Beckett, lors d'une opération chirurgicale :
- Passez moins la pince. Faites-lui une injection de morphine, cinquante milligrammes. Apportez-moi des compresses...
Gironde était de loin celle qui souffrait le plus de son insolation : elle comptait et parlait dans diverses langues :
- El senor quiere un café ! Porque no le da una tequila ? Qui a garé ma Peugeot dans mon réfrigérateur ? My name is Bond, Hélène Bond and I'm going to kill you. Il ne peut en rester qu'un ! Ein und zwanzig, zwei und zwanzig, drei und zwanzig, vier und zwanzig... Pourquoi le cuisinier a-t-il oublié de ranger le cimetière dans mon lit ? Il faut toujours faire tout soi-même...
Elisabeth, quand à elle, rêvait d'une seule et même personne, qui lui apparaissait dès qu'elle fermait les yeux :
Combattant un Wraith, mourrant dans d'atroces souffrances... Se perdant sur une planète hostile et peuplée par d' individus immoraux... Le jumper en panne, au milieu de la Galaxie...Aspiré dans un trou noir... Son sourire charmeur remplacé par la colère et la haine qu'il éprouvait envers sa supérieure...
Ronon livrait un combat éternel contre un ennemi redoutable et poussait de temps à autre des cris de rage. Mais Teyla restait la plus silencieuse et probablement la moins atteinte. Elle regardait dans le vide et personne n'était en mesure d'imaginer ce à quoi elle songeait.
La nuit tomba et la température invivable baissa soudainement, frigorifiant les cinq détenus. Néanmoins, cette vague de froid réveilla la plupart des membres de l'équipe et les sortis de leur délires, sauf peut-être la Française qui continuait à marmonner d'une voix faible et balbutiante des phrases insensées telles que " les flics ont fouillé mon frigo...ils m'ont collé deux cent euros d'amende... ".
Elisabeth cligna des paupières, tentant de faire disparaître le visage de l'autre... Puis elle observa avec attention le ciel étoilé, magnifique et clair, qui changeait de planète en planète. Carson se réveilla subitement et cria, victorieux " Il est sauvé ! " puis, il se ressaisit lorsque la réalité, plus difficile, lui revint à l'esprit. Il soupira. Ronon s'était calmé et regardait de droite à gauche avant de baisser la tête, impassible. La voix gémissante de Gironde se fit soudainement entendre :
- Docteur Weir...Avant que j'y passe, il faut que je vous dise quelque chose...
- Ne vous inquiétez pas Professeur, nous allons nous en sortir.
Beckett ne répliqua pas et baissa les yeux, convaincu du contraire.
- Vous mentez bien Elisabeth, c'est dommage..., railla Gironde dans un murmure.
- Vous recommencez à déraisonner... Calmez vous, tout ira pour le mieux ! assura Weir.
- Non attendez... c'est à propos du Colonel Sheppard, s'emporta faiblement Hélène.
Elisabeth se figea, et garda le silence, mesurant le pour et le contre. Puis, elle regarda attentivement Teyla. La jeune femme avait relevé la tête et dévisageait le Docteur Weir de ses yeux sombres et pénétrant. Quant à Carson, qui s'apitoyait depuis quelques temps dans son coin, se tût subitement, attendant la suite. Même Ronon avait cessé de dessiner dans le sable. Elisabeth, bien qu'embarrassée de cette situation gênante mais curieuse comme ses collègues des informations que détenait Hélène, se risqua à dire :
- Je vous écoute.
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- Atlantis, ici le Lieutenant Colonel Sheppard ! Me recevez-vous ?
Les deux hommes restèrent silencieux un moment, écoutant attentivement les parasites qui résonnaient dans la nuit glaciale mais ne perçurent aucune voix leur signalant que l'accès à la salle d'embarquement était libre et qu'ils pouvaient enfin rentrer à la base.
John, exaspéré par tout les évènements qui avaient tournés à la catastrophe depuis le début de la journée, demanda d'une voix plaintive :
- Qu'est-ce qui se passe ?
Le Docteur McKay observa la Porte, sans rien dire pendant un long moment, analysant avec attention toutes les hypothèses possibles et impossibles. Cela dura plus de deux minutes, deux minutes qui parurent bien longues au Lieutenant Colonel. Puis, finalement, l'astrophysicien déclara d'un ton faussement joyeux :
- C'est simple ! Il n'y a personne !
- Quoi ? s'écria le Colonel.
- Oui, il n'y a personne à Atlantis ! Il faut encore que je vous le répète ? Personne ! s'emporta Rodney.
- Vous vous moquez de moi ? s'interloqua Sheppard. Réfléchissez un peu à ce que vous dîtes ! Ce n'est pas possible !
- C'est la seule explication logique ! s'irrita l'astrophysicien. Si nous ne recevons aucune réponse, c'est que personne n'est là-bas pour nous répondre ! Même vous, vous devriez comprendre ça !
John, bien qu'il souffrait d'une migraine digne du livre des records, passa outre le caractère exécrable de McKay et supposa, un peu égaré :
- On a déjà remarqué que la communication était très mauvaise ! Peut-être que nous ne recevons tout simplement pas leur accord pour franchir la Porte ?
- Non ! soupira Rodney, visiblement agacé. Même s'ils nous répondaient, on obtiendrait malgré tout un signal, brouillé je vous l'accorde, mais on aurait quelque chose. Or, comme vous pouvez le constatez, la fréquence est libre ! Donc j'ai raison : il n'y a personne, ils n'enverront pas d'équipe de secours, et nous restons bloqués dans cet enfer ! s'énerva le scientifique, tourmenté par l'obscurité de la nuit.
Il hurla de panique, poussa plusieurs jurons tout en tapant des pieds sur la terre sèche et granuleuse de M4X 481, comme un gamin à qui on ne donne pas sa glace. Il avait peur. Le camping ne lui avait jamais réussi et l'idée de passer la nuit dans cette forêt remplie d'ombres terrifiantes l'angoissait. De plus, les cris perçant du vent qui sifflait dans les branchages, ne lui inspirait aucun réconfort. Paralysé de peur, Rodney s'adossa à un arbre et s'assit, serrant ses genoux contre lui et cachant son visage empli de terreur. Le Canadien s'apitoyait d'une voix souffrante et désespérée sur son sort qui lui semblait des plus dramatique.
John fit la moue. La forêt c'est la forêt ! C'est normal qu'il y ait du bruit et du mouvement ! Même les astrophysicien savaient ça !
Sheppard soupira, exaspéré par le comportement excentrique de l'astrophysicien qui respirait à présent de manière exagérée. Le Colonel se força à rester impassible et calme pour conseiller à ce dernier :
- Vous devriez garder votre sang froid McKay !
- Que... Que je garde mon sang froid ? s'étrangla l'autre en relevant subitement les yeux vers le soldat. Mais est-ce que vous avez la moindre idée de ce qui nous arrive ?
- J'aimerais bien comprendre en effet ! répondit John d'une voix glaciale qu'il tentait de maîtriser tout en foudroyant Rodney du regard.
Celui ne se calma pas pour autant et plongea à nouveau dans la folie :
- Nous sommes tous seuls ! Personne ne viendra nous chercher parce que personne n'est à la base. Et pourquoi personne n'est à la base ? Tout simplement parce que nous avons été la proie des Wraith, encore ! Et que Zelenka à enclencher le système d'autodestruction ! Non ! Qu'est-ce que je raconte ? C'est juste un virus toxique qui s'est propagé à travers Atlantis, tuant tout les membres présents sur la base ! Ou il s'agirait d'une arme atomique des Genii qui aurait explosé, détruisant ainsi la moitié de la base et irradiant l'autre partie !
Il réfléchit un instant à un autre problème qui se posait dans cette équation complexe :
- La Porte ! Le seul accès à la Terre est détruit ! Tous mes projets sont à l'eau ! Mon chat, ma voisine, mon congélateur, Sam...
Sheppard ne le laissa pas finir et le gifla violemment au visage. Rodney le dévisagea un moment, silencieux, bouche bée, la main plaquée à l'endroit douloureux, respirant avec peine, surpris que John soit capable de lever la main sur lui sans prévenir. Un peu embarrassé d'avoir frappé son ami, le Colonel ajouta d'une voix gênée :
- J'ai bien saisi que nous étions seuls... Mais ce que je veux comprendre, c'est pourquoi ?
Le Docteur McKay, qui se massait la joue droite encore brûlante du contact violent et dur de la main du Colonel, réfléchit un long moment, cherchant à saisir ce qui se tramait. Afin de l'aider, John l'informa que :
- J'avais retrouvé votre sac, dans une grotte, à quelques kilomètres d'ici !
- Quoi ? Je...J'ai faim... très faim... Il faut qu'on y retourne ! il y a plein de... nourriture dedans, s'agita Rodney dont le ventre criait famine depuis un certain temps.
- Oui, mais il y a problème Docteur.
- Quoi ? demanda l'autre subitement inquiet. Vous avez tout mangé ?
- Non, mais votre sac s'est volatilisé.
- Je vous demande pardon ?
- Oui... répondit John embarrassé d'avoir attiser la faim de son compagnon.
Le Colonel lui résuma ses aventures : de la poursuite à la grotte, du sac à l'appareil Ancien ainsi que de la disparition des pierres et du reste du matériel. McKay fronça les sourcils puis, nettement plus calme, il demanda :
- Quel était chiffre de la numérotation des Ancien inscrit ?
- Cent. Ni plus, ni moins, assura Sheppard.
- C'est donc ça ! s'écria soudainement l'astrophysicien.
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- Je vous écoute !
- Voilà, expliqua Hélène, les habitants de cette planète parlaient tout à l'heure des " enfants des dieux " mais je crois vous l'avoir déjà dit. En revanche j'ai omis un détail : il se trouve que ces " gosses " évolués répondaient au nombre de deux.
- Je ne vois pas... Quel est le rapport avec le Colonel Sheppard ? demanda Elisabeth un peu perplexe.
- J'ai oublié de préciser que cela concernait aussi McKay, ajouta Hélène.
Elisabeth entendit Carson pousser un soupir de déception mais elle ne put voir dans la pénombre son regard éteint de toute curiosité. Ronon signala aussi son mécontentement sous forme de grognement et Teyla leva les yeux au ciel. Weir, secoua la tête, ne sachant que ressentir. Chacun s'était attendu à apprendre autre chose. Le Docteur reprit le fil de ses idées et encouragea Gironde à continuer son raisonnement complexe :
- Voilà, ces " gamins " ne sont autres que Sheppard et McKay !
- Quoi ? s'écria Elisabeth qui commençait à croire que Gironde délirait toujours. Vous plaisantez ?
- Non, c'est très clair. Observez attentivement les murs de la ville. Il sont recouverts d'impacts et je suis sûre que si l'on regarde bien, on constaterait que le calibre des balles qui ont perforées la roche correspond à celui d'un P-90. De plus il y a d'autres détails que j'ai remarqué en arrivant comme des statues dont les visages m'étaient familiers, quelques fresques et ...
- Mais vous avez dit tout à l'heure que cette histoire remontait à plus de cent ans ! objecta Teyla.
- Cent ans et deux jour maintenant ! confirma Hélène. Et je le soutiens ! Nos disparus sont bel et bien sur cette planète, mais on aura beau chercher aussi longtemps que l'on voudra... on ne les trouvera pas ici, où peut-être sous forme de fossile ! ajouta-t-elle dans un rictus.
Beckett lorsqu'il entendit avec quelle peine l'historienne articulait ses mots, hachant chaque syllabes, s'inquiéta sérieusement pour Gironde dont la voix se faisait de plus en plus lointaine. Le médecin tourmenté par l'état mental et physique de cette dernière lui demanda :
- Etes-vous capables de me dire quel jours nous sommes Professeur ?
Silence de la part d'Hélène.
- Professeur ?
Hélène était inconsciente, et ne réveillerait probablement plus. La panique s'empara des autres qui étaient dans l'incapacité d'aider la jeune Française.
Une explosion retentit dans la nuit claire. Des coups de feu se discernèrent dans le silence. Des cris d'homme parvinrent jusqu'à leurs oreilles et ils saisirent les ordres américain des militaires venus les sauver.
Les hommes du Colonel Cadwell arrivèrent près des prisonniers et les détachèrent de leurs liens. Teyla et Ronon furent les premiers sur pieds. Weir et Beckett se levèrent difficilement. Gironde, quand à elle, resta allongée sur le sol, inconsciente. On apporta de l'eau à chacun. De l'eau ! Ce fut le bonheur pour l'équipe du Docteur Weir. Chacun étancha sa soif en peu de temps. Elisabeth but sa gourde de deux litres en l'espace de quelques secondes. On installa Hélène sur une civière. Elisabeth posa sa main sur le front brûlant de la jeune femme. Elle dégagea les mèches blondes qui recouvraient son visage avant de demander à Carson :
- Elle va s'en sortir ?
Le médecin ne préféra pas s'avancer sur des hypothèses inexactes et haussa les épaules : tout dépendrait de la Française. On la transporta sans perdre de temps à la Porte.
Teyla constata que cinq équipes d'Atlantis étaient présentes et les nombreux hommes armés s'occupaient d'éloigner le peuple de M4X 481, le temps que Weir et son groupe rejoignent le Stargate.
Cependant, alors qu'ils gravissaient un chemin escarpé, Elisabeth, encore faible, trébucha et chuta sur la pente abrupte qui longeait le sentier, tournant frénétiquement sur elle-même durant une trentaine de mètres et finit sa course en heurtant un rocher. Etourdie, elle ne se releva pas immédiatement. Teyla la rejoignit en courant et l'aida. Le Docteur Weir se redressa et analysa moment l'endroit qui baignait dans la pénombre. Puis ses yeux s'arrêtèrent sur une pierre blanche gravée, à quelques mètres sur sa droite. Elle s'approcha et dépoussiéra le tout afin de mieux discerner chaque lettres tracées de manières irrégulières et hésitante. Elle parcourut les quelques lignes avec effroi :
Ici repose le Docteur Rodney McKay, mort de faim le 31 décembre 1905.
- Mon Dieu, souffla Elisabeth terrifié.
Teyla qui s'était un peu éloignée de Weir, l'interpella d'une vois troublée. Le Docteur s'approcha de celle-ci et baissa les yeux sur ce que l'Athosienne fixait sans cligner des paupières. Elisabeth eut la nausée lorsqu'elle découvrit le squelette à demi enfoui dans le sable, et dont les os scintillaient dans l'obscurité. Néanmoins, un détail attira son attention. Elle ignora le dégoût que lui inspirait cette découverte et s'approcha du crâne de l'individu afin de glisser sa main tremblante derrière la colonne vertébrale. Lorsqu'elle la retira, Teyla aperçut qu'elle tenait deux objets qui de balançaient au bout d'une chaîne : les plaques d'indentité du Lieutenant Colonel John Sheppard.
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